Article sélectionné par La poupée russe lors de sa semaine de rédaction en chef
En feuilletant l’un de mes magazines préférés ce week-end, je suis tombée sur un article traitant de l’avortement. J’ai été assez surprise d’apprendre qu’il était par exemple encore interdit (sauf en cas de viol) au Brésil. Je m’étais toujours imaginée qu’un pays où l’on pouvait se refaire faire les seins ou les fesses aussi facilement (je caricature une peu, je sais) était un pays “ouvert d’esprit” de manière générale. C’est peut-être la conséquence de la forte présence de la religion chrétienne dans ce pays. N’ayant toutefois pas les connaissances nécessaires pour discuter des éventuelles raisons de cette situation, je me suis posée la question suivante : les femmes de ce pays ont-elles au moins facilement accès à une contraception ? Et cette interrogation ne se limite pas aux Brésiliennes.
Depuis que j’ai 12 ou 13 ans, je prends la pilule. A l’époque ça n’était évidemment pas pour son effet contraceptif, mais lorsque je suis devenue active sexuellement, je n’ai eu aucun souci à ce niveau. La contraception m’a posé bien des problèmes, mais uniquement en terme d’effets secondaires (cholestérol par exemple). Je suis toujours tombée sur des médecins et des gynécologues qui ont tout fait pour m’aider, qui ne m’ont jamais jugée et pour qui la contraception aller de soi.
Mais je me rends compte que je suis une “privilégiée”. Tout comme le droit à l’avortement, l’accès à une bonne contraception n’est surement pas le même dans tous les pays, et vivre en France m’a surement facilité les choses. Mais au sein même de la France, des disparités existent. En lisant les anciens articles d’Ipomee sur ses déboires avec certains médecins généralistes à ce sujet, je prends conscience que mon généraliste à moi est vraiment une crème ! Ensuite, même si l’on trouve LE médecin idéal pour nous accompagner dans ce processus, le prix de certaines méthodes de contraception (comme certaines pilules non-remboursées par exemple) peut en freiner plus d’une. Comme l’a également mis en avant IPOMEE dans ses dessins, la contraception a un coût.
Je me suis donc renseignée rapidement à ce sujet et je suis tombée sur un article (enfin un résumé d’article vu que ce dernier est payant) récapitulant assez bien les choses :
Les inégalités sociales en matière de contraception en France se sont déplacées de décennie en décennie. Au début des années 1980, l’accès à la pilule et au stérilet était marqué par de fortes disparités. Ces disparités se sont par la suite fortement réduites, pour la pilule dans les années 1990, puis pour le stérilet à la fin des années 1990. Pour la première fois, les données de l’enquête Cocon montrent qu’elles concernent désormais l’accès aux pilules de troisième génération. Ces inégalités d’accès à des produits non remboursés par la Sécurité sociale semblent résulter, outre du frein financier que représente leur prix élevé, d’attentes différentes des femmes, liées à leur appartenance sociale, ainsi que des comportements des prescripteurs qui varient aussi selon l’appartenance sociale des femmes.*
L’accès à la contraception et à l’IVG est quelque chose dont toutes les femmes devraient pouvoir disposer et je suis sidérée d’apprendre qu’au lieu de s’améliorer, la situation dans ce domaine ne fait qu’empirer, notamment en France, avec par exemple la fermeture de plusieurs centres d’IVG à Paris. Comme l’a dit notre nouvelle rédactrice en chef, cela reste un combat de première importance !
* Source de l’article précité
(cc) StreetFly JZ
posté le 08/11/2010 | 1022 vues | 2 commentaires | tags: droits de la femme contraception IVG plipli râleuse
* Entourage familial (et non familial), désolée pour cette faute.
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