Article sélectionné par La poupée russe lors de sa semaine de rédaction en chef
Il ne me prĂ©vient qu’au dernier moment. On dirait que notre jeu est de se faire languir pendant des jours entiers, puis de consumer notre dĂ©sir le plus vite possible. Je me dois d’ĂŞtre disponible pour lui lorsqu’il arrive Ă sortir de son bureau, ne serait-ce qu’une demi-heure. Un vrai coup de vent.
Je pourrais le dĂ©tester, Ă me faire poireauter dans mon boudoir pendant des heures, tout cela pour 5 minutes de pur bonheur. Mais voyez-vous, avec lui, le bonheur se mĂ©rite. Il s’arracherait mĂŞme de cette course contre le temps. Des amants, j’en ai dĂ©sormais beaucoup, mais lui, c’est particulier.
Je l’ai rencontrĂ© Ă l’OpĂ©ra Garnier. J’assistais Ă une soirĂ©e de gala en tant que mĂ©cènes avec mon mari, et lui Ă©tait tout simplement l’un des employĂ©s au service mĂ©cĂ©nat. Il n’Ă©tait pas spĂ©cialement beau, ni forcĂ©ment très stylĂ©. Seulement, il se distinguait par son allure dĂ©sinvolte, totalement en dĂ©calage avec la faune qui peuplait ce pince-fesses un peu barbant.
Il s’approcha de moi et glissa Ă l’oreille :
- Il est manifeste que vous vous ennuyez Ă cette soirĂ©e, Madame. Dommage, vous m’avez l’air charmante. Laissez-moi vous faire visiter l’OpĂ©ra…
Mes yeux plongèrent dans les siens. ÉlectrisĂ©e, je le vis s’Ă©loigner, puis me regarder. PrĂ©textant Ă Alexandre l’envie d’aller aux toilettes, je suivis celui qui me fit cette dĂ©licate invitation. Je quittai donc cette salle en suivant discrètement cet homme. Je m’enfonçai dans les couloirs, toujours guidĂ©e dans la pĂ©nombre par l’employĂ©.
Nous atterrĂ®mes dans la salle de l’OpĂ©ra, dans une des loges du balcon. La salle, après la reprĂ©sentation, Ă©tait dĂ©serte. Il me fit donc admirer les dorures, le plafond de Chagall… tout en me serrant contre lui. Je sentis alors son Ă©rection contre ma robe, ce qui me fit me retourner.
C’est alors qu’il m’embrassa avec fougue. Et je ne le repoussai pas. Il fit alors glisser mon fourreau en soie, en dessous duquel je ne portais que mes bas. Il me dĂ©tailla, puis m’assit sur un fauteuil. C’est alors qu’il me cajola les seins avec douceur. Je voulus dès lors le dĂ©shabiller, mais il refusa, me disant qu’il voulait simplement que moi seule prenne du plaisir. Il continua Ă parcourir mon corps de baisers, jusqu’Ă mon entrejambe et mes lèvres qu’il titilla de sa langue avide. Au bord de l’orgasme, il dĂ©posa un baiser sur mes lèvres et m’invita Ă m’allonger sur le ventre sur la moquette.
C’est alors que lui-mĂŞme se dĂ©shabilla. Il vint s’allonger sur moi et caler sa hampe entre la raie de mes fesses. Il alla et vint, sans pour autant vouloir me pĂ©nĂ©trer. Pour autant, il ne voulut pas ĂŞtre dominateur, juste exploiter l’excitante cambrure que me donnait cette position. Tout en m’embrassant dans le cou, il me donna des coups de rein et je sentis grossir sa hampe entre mes fesses.
Il me retourna enfin et nous fĂ®mes l’amour tendrement. Lorsqu’il atteignit l’orgasme, il se retira doucement et continua de me caresser doucement jusqu’Ă ce que je le rejoigne dans la petite mort. Haletant, nous nous mimes sur le cĂ´tĂ© et nous nous serrâmes dans les bras en se cajolant.
C’est ainsi que je fis la connaissance de mon coup de vent, mon amant le plus rapide, mais le plus intense.Â
(cc) pmorgan
posté le 07/11/2010 | 746 vues | 3 commentaires | tags: vanilledecibrune opéra fantasme back room | une personne a aimé
bonjour
bon tu aime la passivitĂ©, why not ?te rattrappe tu sur d’autre plans ? le laisse tu lui en plan quelque fois ?ce serait bon pour que son ego n’explose pas !
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