Je crois que je m’étonnerai toujours de l’étroitesse d’esprit de la plupart des gens qui ont pu lire mes articles. Enfin surtout les articles de cul. Érotiques. A caractère sexuel. Complètement bandants. J’ai toute votre attention lĂ ? Bien.
Non, je n’ai jamais eu honte de ma sexualité. Je n’ai jamais eu honte de dire que j’aimais le sexe, que j’ai déjà eu des plans cul, et qu’une bonne pipe vaut toutes les psychothérapies du monde. Mais je pense que ce n’est pas tout. Je pense que le sexe ne doit ni être sacralisé ni complètement dissocié des sentiments, et ce, même si j’y arrive très bien. Je pense qu’aimer, qu’apprécier, que se délecter d’une bonne partie de jambes en l’air ça ne veut pas nécessairement dire que l’on est une nymphomane qui saute sur tout ce qui bouge et qui est dépourvue de sentiments quels qu’ils soient. Je pense qu’on peut aimer le sexe, certes, mais qu’on peut aussi aimer aimer.
Et j’ai horreur de tomber dans la mièvrerie et les leçons de morale mais j’ai l’impression qu’il est l’heure de mettre les choses au clair. Une fille qui aime le sexe peut aussi rechercher une relation sérieuse avec un homme. Une fille épanouie sexuellement peut aussi tomber amoureuse et vivre une vie sexuelle épanouie avec quelqu’un qui l’aimera. Une fille qui aime le sexe n’est pas juste une nymphomane qui ne veut que du sexe. Et ouais. On peut avoir un vagin mais aussi un cœur. Sisi, j’vous jure. C’est mon livre d’anatomie qui me l’a dit.
Je vais couper court à cette ignominie moraliste que je viens de pondre et en revenir au vrai sujet, qui est mais pourquoi une fille qui assume sa sexualité est-elle de suite considérée comme quelqu’un qui ne pourrait pas avoir de vie amoureuse ? Pourquoi une fille qui assume sa sexualité est-elle considérée comme une nymphomane sans cœur qui mange les enfants et aussi la tête de ses partenaires après l’orgasme ? Et surtout, pourquoi diable est-ce que je me sens obligée d’écrire tout un article là -dessus pour justifier quelque chose qui me paraît une évidence ?
A cette dernière question, je peux y répondre facilement : parce que les filles qui assument leur sexualité et qui ne s’en cachent pas sont jugées. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, elles sont beaucoup plus jugées par les mecs que par les filles. Oui, les filles coincées jalouses des femmes à la vie sexuelle épanouie existent, mais elles sont beaucoup moins nombreuses qu’on ne le croit. Et là je vous expose le phénomène social de façon totalement empirique et pas du tout scientifique, hein. Ce que je veux vous dire, là , c’est qu’une fille aura beaucoup plus tendance à dire à une femme, disons libérée, quelque chose du genre « c’est bien ma fille, assume, sois fière et fais avancer les mentalités », plutôt que « va chier, salope ».
Alors que les mecs, bizarrement, oui, je vous parle de ces mecs qui se plaignent sans arrêt que les filles n’ont pas assez de désir pour eux, ces hommes qui veulent des filles qui aiment la sodomie, qui avalent du sperme à gogo, qui gémissent, jouissent, prennent du plaisir à en faire peur une actrice porno, et bien ces mecs-là prennent peur face à une fille qui sait simplement tailler une pipe sans qu’on lui demande. Ces mecs veulent une fille qui aime le sexe, mais ne se sentent pas capables de l’aimer pour cette même raison. C’est comme si le bon sexe, le sexe qui donne du plaisir, le sexe différent du maman dans papa, et bien c’est comme s’il empêchait les hommes d’avoir tout sentiment. C’est comme si le sexe était tellement intimidant qu’il était une barrière à l’amour. Que la vie était comme un film porno, mais sans les dialogues à la con.
C’est comme si le fait qu’une fille se permette de dire qu’elle aime le sexe revenait à ce qu’elle dise « saute moi, là , de suite, et après, je t’en supplie, casse-toi. ». Alors, quoi, aimer le sexe est un repoussoir pour un mec qui voudrait se caser ? Le schéma de l’amie, la pute et la maman était donc faux ? On m’aurait menti ? Allez, les mecs, grandissez un peu. Y’en a marre de vos conneries.
(cc)Â sicoactiva
posté le 02/11/2010 | 364 vues | 15 commentaires | tags: relation homme femme liberté tevouille desir Psychologie plaisir sexualité râleuse sexe | 4 ont aimé
IntĂ©ressant, quoiqu’après rĂ©flexion, je n’ai pas l’impression qu’il y ait dans mon entourage une quelconque discrimination envers les femmes sur ce point; ni du cĂ´tĂ© de mes amis que ça ne gĂŞne pas, ni de celui de mes amies (notamment celles qui revendiquent aimer le sexe), qui n’ont pas ce type de problème.
Je ne pense pas que le problème vienne du fait d’aimer le sexe; j’ai plutĂ´t l’impression que les hommes se mĂ©fient davantage du “zapping affectif” que les femmes.
Se “mefient”? Les mecs de mon age ne se mefient pas du zapping affectif, ils le recherchent activement!!!!
Je parle des mecs qui veulent se caser. Évidemment que les zappeurs aiment les zappeuses, mais c’est pas le sujet.
Ce que j’explique en fait, c’est que si jamais, dans une première conversation avec un mec que j’ai envie de draguer, le fait que j’assume ma sexualitĂ© se sent, il y a disons 85% de chances que le mec me prenne pour une croqueuse d’hommes et fasse en sorte que je devienne son plan cul. Et ce, pas parce qu’il en recherche un, mais parce que soudainement, j’aurai la gueule de l’emploi.
@tevouille : En mĂŞme temps, je peux comprendre qu’il y ait amalgame. C’est une chose d’assumer ta sexualitĂ©, c’en est une autre de faire comprendre Ă un mec qu’il te plaĂ®t au-delĂ de l’usage qu’il a de son sexe dans le mĂŞme temps. Ou de l’usage que tu en as, toi, de son sexe, au demeurant.
je trouve ça assez juste en fait, sauf que perso, j’entends plutĂ´t les femmes juger que les hommes.
J’ai parlĂ© Ă certaines de mes amies de ma relation platonico Ă©rotique avec un
Désolée !
Je disais donc, j’ai parlĂ© Ă certaines de mes amies de mes relations platonico Ă©rotique avec un autre homme. Et j’ai parlĂ© aussi de l’attitude de mon mari que ça ne gène pas plus que ça, qui dit mĂŞme que si nous craquons et couchons ensemble, ça ne remettra pas en cause notre relation.
Eh bien,, ce qui choque c’est “quoi, tu en parles Ă ton mari ?” ce Ă quoi j’ai envie de rĂ©pondre “et si je taisais cette histoire, ce serait moins grave ?”
J’ai entendu des choses inimaginables sur cette histoire. “ton mari est vraiment l’homme de ta vie ?” Heu….le rapport svp ? j’ai envie de baiser avec ce type, pas de faire ma vie avec !
“tu vas briser ton couple !” mĂŞme commentaire, j’ai pas l’intention de partir avec lui !
Bref, autre sĂ©grĂ©gation venant aussi bien des hommes que des femmes. Ils n’arrivent pas Ă imaginer qu’on puisse avoir des dĂ©sirs physiques sans sentiment rĂ©el et sans dĂ©sir d’aller plus loin qu’une relation sexuelle (peut-ĂŞtre) sans lendemain.
Je suis tout Ă fait d’accord avec toi. Et je pense surtout que si tu veux vivre ta vie, tu dois la vivre comme tu l’entends sans faire souffrir personne. Et Ă ce que je sache (peut ĂŞtre que tu ne me dis pas tout…) personne ne souffre. Donc fais ce que tu as Ă faire pour que ta vie soit belle!
Oh, tevouille… Je crois que je suis dĂ©finitivement amoureuse de tes textes.
Parce que quand ils ne m’Ă©moustillent pas, ils me touchent. Et ce texte lĂ est de la seconde catĂ©gorie.
Et bien Shin, merci beaucoup. Je vais continuer du mieux que je peux pour toucher le maximum de gens, et ainsi regner sur le monde.
Je vais vous donner mon sentiment, eu Ă©gard Ă ce que vous venez d’Ă©crire.
LĂ oĂą je vous donne totalement raison c’est lorsque vous parlez de l’importance de l’Ă©panouissement sexuel de la femme. En effet, vous prenez du plaisir Ă faire l’amour, du moins c’est ce que vous annoncez publiquement, et c’est une très bonne chose pour vous.
LĂ oĂą je m’interroge c’est lorsque vous semblez surprise de constater que l’homme a des rĂ©ticences face une femme “mordue” de sexe (j’emploie ce terme de manière consciente et volontaire).
Alors, oui Ă l’Ă©vidence la femme n’est pas un homme et ne fonctionne pas comme lui. L’homme peut faire l’amour de manière dĂ©sintĂ©ressĂ©e, comprenez uniquement pour le sexe. La femme ne fonctionne pas comme cela, pour avoir envie de faire l’amour la femme doit se sentir dĂ©sirer et j’irais mĂŞme plus loin : la femme se sent femme parce que l’homme la dĂ©sir.
En effet, il est rare qu’une femme mouille sa culotte en voyant un homme torse nu, l’inverse n’est pas vrai.
Le fondement de cette rĂ©alitĂ© sociale : l’homme peut coucher Ă droite Ă gauche sans sentiment, la femme, elle a besoin de plus d’enrobage… N’est pas le fruit d’une sociĂ©tĂ© puritaine, elle tire son essence dans la rĂ©alitĂ© mĂŞme de ce qu’est une femme : un contenant (le vagin) pĂ©nĂ©trĂ© par un contenu (le pĂ©nis et son sperme).
C’est une dĂ©marche bien plus intrusive, que l’enfant se reprĂ©sente d’ailleurs, comme une agression. En effet, chez l’enfant toute violence s’apparente Ă l’acte sexuel.
Il est donc une rĂ©alitĂ© Ă laquelle vous souhaitez Ă©chapper et en cela ce n’est qu’hystĂ©rie que de vouloir prĂ©tendre “ĂŞtre comme un homme”.
Est-il donc étonnant que cela rebute les hommes ?
Je ne trouve pas.
Les hommes se satisferont de vous pour un coup du soir (espoir) mais Ă l’Ă©vidence ne pourront rien construire avec une femme refusant de façon explicite le fait d’ĂŞtre châtrĂ©e et de ne pas avoir de pĂ©nis.
Accepter votre sort, vous n’aurez jamais rien entre les jambes et vous verrez que vous adopterez une attitude de femme et que vous sĂ©duirez bien plus d’hommes.
La femme s’inscrit dans une dĂ©marche de passivitĂ©, en ce sens qu’elle reçois le pĂ©nis et vous vous comportez Ă l’inverse de ce principe.
Par ailleurs, votre volontĂ© Ă partager votre vie intime me surprend… Et par ailleurs, votre volontĂ© Ă vouloir convaincre que votre vie sexuelle rĂ©pond Ă un schĂ©ma moderne et donc mĂ©ritant que l’on s’y attarde… J’irais mĂŞme jusqu’Ă dire que vous souhaitez que l’on valide votre façon de fonctionner… Mais pourquoi donc ?
Votre vie sexuelle ne regarde que vous.
Peut ĂŞtre que les hommes ont tout simplement peur des filles qui aiment le sexe parce qu’il pensent que c’est leur rĂ´le Ă eux, d’aimer le sexe. Peut ĂŞtre que le commun des mortels pensent encore que la fille n’a pas forcĂ©ment envie parce que d’habitude c’est le mec qui est constamment dans la demande ? Ou peut ĂŞtre que, simplement, si un homme croise une fille qui aime le sexe plus que lui, il va se sentir sous pression parce qu’il va devoir la satisfaire, ce qui, avouons le, c’est plus compliquĂ© de satisfaire un mec qu’une fille… L’homme est figĂ© dans son rĂ´le de demandeur et la fille de receveuse mais il est peut-ĂŞtre temps d’inverser les rĂ´les ?
A moins que ce ne soit inscrit dans nos gènes…
Tout ceci pourrait se rĂ©sumer un une seule phrase: Si tu couches, tu es une putain, si tu ne couches pas, tu es une frustrĂ©e, une frigide. toujours le vieux mythe de la madonne et de la putain. Et c’est toujours la femme la fautive!
Si on veut une relation qui dure, le tout c’est de se cramponner assez longtemps Ă son rĂ´le de Sainte-Nitouche, le temps qu’il soit bien accro, et après de faire durer la dĂ©couverte… ne pas tout donner tout de suite…
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