Hier, Lundi 1er Novembre 2010, je me suis rendue Porte de Versailles pour aller au Salon du Chocolat 2010. Le thème de cette année était « Ethic et choc ». Cela m’a d’autant plus interpellée que depuis, que l’on pense et parle partout de « bio, éthique, durable », je me pose beaucoup de questions sur tout cela. La plus égoïste m’étant venue après avoir regardé à la télévision une émission où l’on voyait un locavore ! Une personne qui s’efforce au maximum de se nourrir d’aliments produits à moins de 50 kilomètres de son domicile. J’ose avouer que ma première pensée après avoir vu ce reportage a été de me dire : « Très bonne initiative. Mais, pour le chocolat, quelle est la solution ? Je ne peux pas vivre sans chocolat. Peut-on faire pousser des cacaoyers en France ? ». J’espérais donc que ce salon dédié à l’aliment indispensable à ma vie m’apporte sinon une réponse précise, au moins quelques pistes de réflexion.
La deuxième raison qui m’a poussée à visiter ce salon est qu’à part goûter du chocolat, du chocolat et encore du chocolat, je me demandais ce que l’on pouvait bien faire, voir et apprendre. En fait, la réponse est proche de « rien du tout, sauf acheter ». Me voilà donc arrivée à 10h00 tapantes devant l’entrée du pavillon 5, papilles en alertes, prête à découvrir, humer, goûter. Parmi les stands de marques connues telles Cémoi, Nestlé, Lindt, Jeff de Bruges et autres, beaucoup de chocolatiers Français, dont la plupart ont un magasin sur Paris. (Quelle chance j’ai d’habiter en Île-de France !). Il y avait aussi quelques étrangers : Suédois, Suisses, Belges. Et pas mal de stands de pays d’Amérique Latine étaient là puisque beaucoup de cacaoyers poussent dans ces pays.
J’ai gouté pas mal de petites choses très bonnes dans l’ensemble, comme chocolat au safran & chocolat aux baies roses (quel joli clin d’œil à la parfumerie !), chocolat à la gelée de coquelicot ou encore liqueur au chocolat (à boire à la fin d’un repas, puisque c’est un digestif, et non pas à 11h30 comme je l’ai fait !). A priori, quand on aime le chocolat, aucune raison d’être déçue par un tel évènement. Et pourtant, c’est mon cas.
En effet, la plupart des stands étaient là pour vendre. Et c’est tout. Peu prenaient le temps d’expliquer le pourquoi du comment de leurs créations originales. La plupart des contacts étaient similaires à ceux que l’on a lorsque l’on rentre dans une boutique pour faire ses achats.  Il me semblait pourtant que c’était le lieu pour cela. Le créateur sortant de son laboratoire pouvant avoir l’avis du public, l’occasion de partager son savoir, son art, sa passion. Je trouve cela dommage. On a beau dire que nous sommes dans une société de communication, apparemment cela fonctionne très bien pour tout ce qui est virtuel, mais pas pour le contact en réel.
Ma déception ne s’arrête pas là  ! D’où le titre de cet article « choc’amer ». Car, pour ce qui est « bio, éthique et durable », il n’y avait pas grand-chose. Bien sûr, plusieurs se présentaient comme utilisant pour leur fabrication du chocolat, des ingrédients bios. Mais qu’en est-il de l’éthique et du durable ? Quasi aucune réponse à ce sujet dans ce salon, à moins d’assister aux conférences. J’aurais pensé que les premiers concernés étaient les fabricants de chocolat, et qu’ils faisaient partis des meilleurs dispensateurs de cette nouvelle façon de vivre. Mais, peut-être aurais-je dû poser plus de questions à ceux qui étaient disposés à parler ?
(cc) ThaRainbow.
posté le 02/11/2010 | 558 vues | aucun commentaire | tags: durable safran coquelicot liqueur salon éthique Chocolat paris
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