(Suite de “Sexe et Nostalgie 1/2“)
Après cette fameuse nuit, j’ai continué à le voir. Il faisait partie de mon quotidien lorsque la nuit tombait, et il était impensable pour moi de l’éviter. Je n’avais d’ailleurs pas de raison de le faire. On avait commencé en tant qu’amis, on était maintenant amants.
Je n’ai compris qu’après que, si je n’avais pas pu y retourner tout de suite, ce n’était pas à cause de lui. Mais d’elle.
Mais ceci est une autre histoire.
A l’époque, ma meilleure amie, qui étudiait loin de Paris, était revenue nous voir pour trois semaines. Comme elle n’était plus souvent là , on en profitait au maximum en sortant s’enivrer un soir sur deux. Quelques-unes de ces soirées nous ont permis de nous croiser. L’une d’elle, je l’ai terminée chez lui.
On a d’abord discuté et bu une bonne partie de la nuit, comme à l’accoutumée. (Ma meilleure amie était partie chez un autre homme, de sorte que nous étions seuls cette fois-ci). Mais c’est toujours lorsqu’on “part se coucher” que les choses dérivent (même si c’est à une heure très tardive). Cette fois-ci n’a pas fait exception. J’ai senti ses mains me parcourir dés qu’il a su que le sommeil tentait de me conquérir. Et évidement, je n’ai pas dormi (je n’en avais plus vraiment envie à partir de ce moment-là ).
Ce n’est qu’à 7h20 que je l’ai légèrement maudit. ” Je me lève dans 20 minutes… je te hais !” Un léger reproche, plus pour la forme qu’autre chose, admettons-le. Un petit accroc avait cependant entaché cette nuit-là . Parce que j’avais eu droit à quelques révélations. “Je suis amoureux de toi.” Et de mon côté, incapable de répliquer, mais avec une seule réponse possible en tête. “Aïe. Je ne suis pas la fille à qui tu devrais dire ça, tu vois. Je te l’ai déjà dit que moi et les relations, ça fait deux…” J’adorais coucher avec lui. Mais l’idée qu’il attende autre chose de moi me refroidissait et me poussait à m’éloigner de lui. Je lui avais plus ou moins fait comprendre ce soir là .
Quelques jours plus tard, on m’annonçait qu’il avait tenté de s’empoisonner. Je suis encore retournée chez lui à sa sortie de l’hôpital. J’ai couché avec lui encore une fois, passant de nouveau une des fameuses nuits blanches que je finis par ne plus compter. C’était peut être ma manière de lui remonter le moral. Ou je n’arrivais pas à le repousser.
Quoiqu’il en soit, c’est un autre soir que tout s’est terminé. Il allait mieux, et il était venu au bar dans l’unique but de me voir. Mais voilà , le vase avait fini par déborder. Ce soir là , il m’avait sortie de mes gonds, poussée hors de mes limites. J’étais furieuse après lui. Alors, lorsqu’il a voulu m’emmener chez lui comme d’habitude, je ne l’ai pas suivi. Au lieu de ça, je l’ai envoyé se faire foutre et je suis retournée boire avec mes amis. Je ne l’ai revu que deux mois après, à l’anniversaire du barman. Il avait empêché ce dernier de danser avec moi, avait envie de m’embrasser, j’ai refusé de l’encourager. Les fois suivantes, on s’est parlés, promis vaguement de refaire une soirée comme avant, mais ce n’était plus pareil. Pour moi, ça appartenait au passé.
Avec le recul, j’aurais surement du le suivre chez lui cette nuit là , pour qu’on s’envoie en l’air une dernière fois.
On se seraient engueulés, et puis on aurait baisé. Une dernière fois…
(cc) jcoterhals
posté le 06/09/2010 | 506 vues | aucun commentaire | tags: shin nostalgie back room sexe
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