musique

What’s going on Storia’s ears #5 : Carlos Nunez

Le samedi 7 et le dimanche 8 août 2010, j’ai fait partie des 600 bénévoles qui participaient à la 34e Fête du Blé et des vieux métiers de Pleudihen/Rance dont je vous ai déjà parlé  l’an dernier. Cette année, pour le concert désormais inaugural de la fête, nous recevions en tête d’affiche un joueur de gaita galicienne très réputé : Carlos Nunez.

What’s going on Storia’s ears #5 : Carlos Nunez La musique populaire bretonne s’inscrit, depuis son renouveau dans les années 1970 (grâce au Festival Interceltique de Lorient, entre autres), dans une grande dynamique de la musique et de la culture celtes (en gros, un territoire qui englobe la Bretagne, les îles britanniques, la Bulgarie, la Galice et l’Acadie). Même si l’apport des instruments traditionnels (biniou, gaita, uileann pipe, accordéon…) reste quand même majoritaire, on remarque depuis une vingtaine d’années une volonté de croiser musicalement d’autres territoires – l’Afrique, le Moyen Orient ou l’Amérique du Sud en priorité.

Carlos Nunez s’inscrit lui-même dans cette réflexion, notamment avec son dernier album, Alborada do Brasil (2009). Durant trois ans, avec son frère Xurxo, lui-même percussionniste, il a délaissé les airs traditionnels de sa Galice natale pour aller à la recherche de ses ancêtres portugais au Brésil. Il en ramène un projet très rafraîchissant, des collaborations fructueuses, notamment avec Carlinos Brown et une batucada de fusiliers marins.

Mais ce n’est pas le premier voyage musical que nous propose Carlos Nunez. D’une famille de musiciens, il étudie la musique classique au conservatoire avant de commencer à collaborer dès 1992 avec des groupes locaux, puis issus des diverses nations celtes comme The Chieftains ou l’Héritage des Celtes de Dan Ar Braz. D’ailleurs, certains de ses albums explorent ainsi une partie du répertoire d’un pays celte, comme son projet Un Galicien en Bretagne (2003).

Sa musique métissée a ainsi inspiré certains réalisateurs. C’est lui qui compose notamment les bandes originales de Mar adentro (Alejandro Amenabar, 2004) et des Contes de Terremer (Goro Miyazaki, 2006). Il enregistre enfin un album de reprises de bandes originales, Cinema do Mar (2005).

En ce qui me concerne, j’écoute son dernier album en boucle en ce moment. Peut-être parce qu’il croise deux territoires musicaux qui me tiennent particulièrement à cœur. À ce titre, Carlos Nunez fait partie de mes artistes de référence : par sa capacité à représenter son territoire et à le partager aux autres, il incarne une certaine idée de la mondialisation de la musique.

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