Article sĂ©lectionnĂ© par Mimi lors de sa semaine de rĂ©daction en chefÂ
J’ai six mois…
J’ai six mois, et mon petit polichinelle gigote et galipette dans mon ventre arrondi. Balle ballotée dans les rondes de mes rondeurs. Grosse, je me sens remplie. Je devine ce qui m’attend, dans ma tête, dans ma chair, je n’en suis pas à mon coup d’essai. Oui. Mais, tout me semble différent, nouveau… J’apprends.
“Moi”? J’ai six mois… Je peux dire “Moi”? Je joue avec le lien… Je flotte lĂ©ger dans ma caverne douce et tiède ; je prends, curieux, j’écoute et goĂ»te : sons, voix, musiques Ă©touffĂ©es, lĂ©gèretĂ© et transparence d’aquarium, je me construis lentement, un jour ressemble Ă toujours. Le temps ? Qu’est-ce que c’est ? J’apprends.
J’ai un soleil Ă l’intĂ©rieur, un petit soleil que je porte tant bien que mal, temps bien que mâle, en dedans. Je renais Ă de nouvelles sensations, Ă des sentiments en dents de scie, Ă des « Et si… ». Je renais Ă l’espoir, au dĂ©sespoir, j’ai six mois, six mois de quoi… attendre, j’attends…
J’ai six mois, je vis sans avoir commencĂ© ma vie… Je ne suis pas encore sorti de l’eau, du trou noir. Autour, tout baigne dans une rassurante obscuritĂ©. Parfois, des lucioles dansent autour de moi. Parfois, une lumière vive me brĂ»le le cerveau, j’ai des impressions colorĂ©es. Je virevolte, je ne sais pas que je pense, je ne suis pas nĂ©, encore, mais je vis, je viens, je virevolte ; j’attends, mais quoi ? J’attends !
J’ai six mois… Je suis une femme pleine. Énorme, plus de normes dans mes seins, dans mes sens. Pleine d’espoirs, de gros espoirs, de dĂ©sespoirs parfois, de peurs… C’est Ă dĂ©sespĂ©rer. Pleine de peines dans la caverne cervicale. Pleine d’un espoir, petit et immense. J’espère, j’ai peur, je me rĂ©sonne, dĂ©raisonne, je raisonne. Ça rĂ©sonne dans ma caverne.
Ça rĂ©sonne dans ma caverne. J’ai peur, je suis bien… J’ai hâte… Mais je veux du temps encore, attendre encore, pour me construire mon espoir. Prends ton temps mon petit, savoure le temps qui passe. Mois qui passent, mois, et moi, et toi ; Ă©mois. Deux “moi”. Six moi, et plus encore… Nous serons deux bientĂ´t.
(cc)Â Lucia. . .
posté le 09/08/2010 | 837 vues | 3 commentaires | tags: naissance enfance mere maternité bébé grossesse
Bonjour lili mai
oh oui elle est belle la vie. Tu as connu pas mal de moments difficiles mais la roue a fini par vaciller et je croise les doigts pour quelle se grippe sur la case bonheur Ă©ternelle. Je t’aime mon amie. Et la distance qui nous sĂ©pare n’y change rien. Vous ĂŞtes les bienvenus Ă la maison. Biz aux ptits bouts.
Merci les filles pour votre soutien, on le sait bien, va, que la vie, c’est les montagnes russes… Idem, Lhuitre, et tu es la bienvenue dans mon antre de sauvageonne ;)… ça me manque, nos moments, suis en ce moment mi bernarde l’ermite et mi poule couveuse.
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Travaillant depuis peu dans le domaine du droit, une collègue m'a conseillé de lire le roman d'Autres vies que la mienne d'Emmanuel Carrère afin de mieux appréhender le monde de la jurisprudence...
A un mois tu ne savais pas encore que j’existais
Ă deux moi, me voici me voilĂ
si tu avais des doutes, les mois d’après t’ont confirmĂ© ma prĂ©sence…. : nausĂ©e, insomnie, position allongĂ©e (les seuls lieux permis ont Ă©tĂ© le lit ou le canapĂ©) , envies, Ă©cho, gynĂ©co, hopito, clinique, pleurs, rires, peur, douleur: autant de peripĂ©ties pour te faire comprendre que j’arrivais…
et Ă 9 mois j’ai pointĂ© le bout de mon nez; depuis nous ne nous quittons plus; grace Ă toi, je me nourris, je m’Ă©panouis, je souris, je fais du bruit, je crie aussi, je commence mĂŞme Ă faire mes nuits et tout ceci n’est que le dĂ©but de ma vie: et cela je le dois Ă ton MOI et Ă celui de papa!!!!
elle est belle la vie LILI!