Lui. Oui lui. Mais si, tu le connais. Le pseudo-mystérieux, le pseudo-dragueur, le pseudo-charmeur. Mais oui, lui ! Le pseudo-intellectuel que tu gardes sous le coude pour la fois où, trop déprimée pour finir la saison de 24h chrono toute seule chez toi, tu l’appelleras, pour une étreinte sexuelle.
Et oui, parce que le « pseudo » est un parleur, pas toujours beau d’ailleurs. Le « pseudo » est là pour te faire croire qu’il est ouvert à toi, à tes travers… à ton décolleté. Il rit de ton état d’ébriété, jure par tous les ‘seins’ (et les vrais de surcroit) qu’il aime les filles assumées, voire délurées. Le « pseudo » ne s’offusque pas quand tu lui demandes d’être ton « ascenseur » de secours. Parce que oui, aussi canon que tu puisses être, parfois dans ton lit, tu ne montes pas très haut. D’autres fois, tu as Monsieur Rabbit qui se ramollit - Ô misère de la technologie - car en fin de vie. Tout près, trop près du but, tu serais frustrée. Et c’est là que le « pseudo » intervient.
Mais voila le hic. Le « pseudo » ma foi… n’est qu’un « pseudo ». Tu l’apprendras aux dépens de tes folies chez Chantal Thomas. Quand arrive le moment C, il déglutit. Perd ses moyens. Te parle de la famine en Afrique, de la mort tragique de Michel Germaneau, de la jeunesse de Bettencourt… parce que « quand même, on pourrait parler avant. »
Et là patatras. L’espace d’une avance loin d’être subtile, le « pseudo » t’assène un coup au moral, au sex-appeal. Fini le pouvoir de tes jambes d’« Adriana ». Fini l’attraction de ton regard de Bambi. Tu n’es plus séduisante. Tu n’es plus la lionne sûre de son assurance. Tu n’es que toi, pauvre gazelle apeurée, à qui l’on vient de retirer, le peu d’herbe qu’il lui restait à ruminer.
Mais heureusement, Dieu créa la bonne amie. Mais oui, elle aussi tu la connais. Celle qui te rassure, qui t’explique avec une dose d’humour et de sagesse, que oui tu es canon. Et qu’avec le « pseudo » c’était couru d’avance.
Parce que oui, encore une fois « le pseudo » est une contrefaçon du mec qui assure : il a l’air vrai, il a l’air bon à l’extérieur. Mais quand tu essaies de regarder « sous » toutes les coutures, il a un défaut. Alors, pour entretenir le mythe, le « pseudo » ne pousse pas l’acte sexuel plus loin que le regard de braise, que les citations d’Ovide, que les compliments à vide…
Le « pseudo » est un « fake ». Ne vous y trompez plus. Vous perdrez un temps immense à le rendre saignant. Il ne se déguste pas. Le « pseudo » est tout au plus un hétéro aussi inoffensif que Bastien, votre alter-égo masculin… et homo !
(cc) Pensiero
posté le 27/07/2010 | 281 vues | aucun commentaire | tags: fake pseudo amie déception mec sexe amour | 2 ont aimé
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