Ivre de plaisir, coulante de sueur, transfigurĂ©e par l’excitation, je me redresse sur les coudes alors qu’il reprend son souffle. J’attrape nos deux coupettes abandonnĂ©es sur la table non loin de lĂ et lui tend l’une d’entre elles. Je termine la mienne d’une seule traite et je rĂ©alise soudain qu’il est lĂ , tout près de moi, le nez dans les effluves de mon intimitĂ©.
Je me lève du canapĂ©, d’un seul bond, et me place debout face Ă lui. Surpris, il se redresse Ă son tour, se replace face Ă moi et me regarde de son petit air inquisiteur. Je ne bouge pas. Il plonge son regard dans le mien, l’Ĺ“il toujours aussi malicieux, sa coupe de champagne Ă la main, ses yeux parcourent ma silhouette en long, en large, en travers.
“Je crois que je rĂŞve. Dis-moi que je rĂŞve.”
Je lui pose un doigt sur la bouche, prend sa main et l’invite Ă se relever. Debout devant moi, droit comme un i, j’entreprends un effeuillage de l’acteur de tant de convoitise. A peine plus grand que moi, je retire lentement, mais surement, son T-Shirt. Je contemple son torse nu, imberbe, la ligne de ses pectoraux, ses abdominaux Ă©lĂ©gamment tracĂ©s, et refuse qu’il me prenne dans ses bras. Continuant de le fixer, je retire la sangle de sa ceinture, dĂ©boutonne son jean et le fait glisser le long de ses jambes jusqu’Ă me retrouver Ă ses pieds. DĂ©barrassĂ© de son pantalon, il me demande de me redresser Ă sa hauteur pour une nouvelle tentative de rapprochement. Je refuse une deuxième fois.
“Je veux te voir nu. Entièrement nu.”
GĂŞnĂ©, il ne bouge plus. Je me redresse Ă nouveau, glisse ma main dans son caleçon et n’ose plus lâcher son sexe tendu de dĂ©sir. J’enserre mes doigts autour de son pĂ©nis, malaxe ses bourses avec parcimonie, dĂ©licatesse ; mes yeux ne quittent plus les siens, nos visages sont excessivement concentrĂ©s. J’ai tant envie de lui que je me sens couler intĂ©rieurement.
Alors, je le pousse sur le canapĂ© et m’installe Ă califourchon. Dès lors, nous nous laissons emporter par l’instant, nous embrassant Ă pleine bouche. Il me soulève presque, masse mes fesses avec fermetĂ©, tandis que je continue de le masturber avec vĂ©hĂ©mence.
“Merde, qu’est-ce que j’ai envie de toi…”
Il me susurre ces quelques mots Ă l’oreille, ces mots que j’ai en tĂŞte depuis que je l’ai rencontrĂ© Ă cette soirĂ©e, depuis qu’il a passĂ© le seuil de ma porte il y a une heure, depuis qu’il a portĂ© ses doigts Ă ma bouche…
Tout à coup il me retourne, retire son caleçon à la hâte et se tient là , devant moi, au garde-à -vous. Mon regard se pose tour à tour sur son visage, sur son sexe, puis sur les victuailles déposées négligemment sur la table basse. Je tends la main vers le bol de fromage blanc, y trempe mes doigts, et chuchote :
“Je sais que c’est interdit, mais j’ai comme une farouche envie de jouer avec la nourriture…”
(cc) Roberto Condado
posté le 19/07/2010 | 1008 vues | 4 commentaires | tags: amor canapé nourriture sexe | une personne a aimé
J’ai jamais Ă©crit la fin de cette histoire, d’ailleurs. Un jour, maybe…
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mouhahahaha quel beaut rĂ©cit MG ^^ j’adore merci pour la crĂ©ation de celui ci ^^ on visualise totalement ! C’est qui qui a dit que le filles ne savaient pas Ă©crire ^^