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What’s going on Storia’s ears #3 : American bitches

Madonna a ouvert une boîte de Pandore il y a presque trente ans, en commençant sa carrière : elle a décomplexé la garce matérialiste, la cagole, la pouffiasse, la blonde californienne à gros nichons, bref la bitch. Malheureusement, cette influence a modifié la face du monde, jusqu’à se retrouver en France avec des filles comme Ève Angéli.

What’s going on Storia’s ears #3 : American bitchesIl y a différentes sortes d’American bitches (Ab). On en croise surtout dans les séries B, mais je vous parlerai surtout de celles que l’on croise dans le Billboard et qui se réclament directement de l’ancêtre Ciccone. Puisque la musique mainstream, pop et standardisée (Uh, I’m loving it ! ^^) est devenue une norme, j’ai décidé de m’intéresser au phénomène pour cette journée bitchy, à défaut d’apprécier pleinement les sonorités qui en découlent.

Je traiterai donc les Ab dans la musique selon trois avatars :

I – L’école Disney

Beaucoup d’Ab ont commencé sous l’égide de Mickey & cie, symbole ô combien surpuissant de l’Amérique victorieuse. Jolies (enfin, selon les critères américains) et républicaines pour la plupart, elles prônent toutes l’abstinence avant le mariage, jusqu’à ce qu’on découvre leurs premiers scandales. Bien évidemment, ils ont du mal à se défaire de papa-maman, drogués/alcooliques/avides de gloire par procuration.

Exemples :

- Britney Spears 

http://www.youtube.com/watch?v=TKo4fFVymqk

Le premier avatar de Disney Star qui a construit la mythologie est passé par tous les états : virginale avec Justin Timberlake, puis sexuelle, droguée, alcoolique (comme maman – qui se permet de faire un livre d’éducation pour les enfants stars ^^), instable tant sentimentalement que psychologiquement, Brit-Brit est l’Ab des années 2000. Un véritable phénomène.

- Christina Aguilera

L’avantage de l’éternelle rivale de la précédente dans les années 2000 est qu’au moins, Madame a du talent, et ce dès sa petite enfance (j’ai mis une vidéo sur LR où la demoiselle chante à 7 ans. C’est une tuerie). Certes, elle est aussi passée par la case trashouille, mais son salut est venu d’un producteur qui l’a épousée et qui a compris l’intérêt de se mettre en retrait pour glorifier la Reine Christina. Bien que son retour après bébé soit quelque peu une plantade, je compte sur elle pour se reprendre…

- Miley Cyrus

Oh la petite garce ! La fille d’une gloire du country, elle-même passée à la postérité avec le personne d’Hanna Montana, est pas loin de se crasher en plein vol : lèvres siliconées à 16 ans, changements courants de petit ami après avoir loué l’abstinence, flagrant délit d’épilation brésilienne alors qu’elle est encore mineure (si on s’en aperçoit, vous voyez l’étendue du scandale…)… Et je pense à ma petite cousine, qui a quasiment son âge. Résultat, je n’ai guère confiance dans la jeunesse…

II – Les STF (sans-talent-fixe)

Sous prétexte qu’elles ont un sourire Ultra-Brite pour compenser leur absence de neurones, les Ab STF inspirent les producteurs sur leurs physiques. En ce qui concerne la promo de leurs disques, étant donné que leurs discours correspond exactement aux paroles de leurs chansons (en gros, quelque chose de vaguement vacuit), le travail d’image n’en est que plus aisé. À défaut d’un projet artistique, autant vendre du fun.

Exemples :

- Paris Hilton

http://www.youtube.com/watch?v=tTZVuEWxEnk&feature=fvw

L’héritière la plus oisive et la plus inutile de la planète people veut tellement servir à quelque chose qu’elle a même sorti un disque. Et j’ai eu grand-honte de voir ce même disque dans la discothèque de la mère de ma meilleure amie (je préfère quand même lui emprunter l’intégrale de Stevie Wonder). Preuve que, malheureusement, le talent et l’intellect n’est pas forcément gage de production d’un disque.

- Jessica Simpson

http://www.youtube.com/watch?v=8O1stpPkC8g&feature=channel

Star aux États-Unis, connue chez nous à travers les magazines people, un coup chanteuse, un coup actrice, on se demande réellement à quoi elle sert.

III – Les talentueuses

Attention, danger ! Car ce sont elles les vraies Ab. Cumulant un sacré culot et, quand même, un minimum de talent (même si la musique qu’elles font est merdique), elles ne se contentent pas de s’afficher en corset Gauthier ou en string à la Une de Rolling Stone. Elles poussent le vice jusqu’à avoir un avis sur tous les sujets de la société contemporaine, aussi farfelu qu’il soit, afin d’étendre leur influence sur vous, sur moi, sur les caniches nains…

Exemples :

- Madonna

S’il y a autant d’Ab aujourd’hui, c’est, comme je le disais en préambule, à cause d’elle. Ambitieuse, plus glamour que Marilyn dès ses débuts, elle a rejoint aujourd’hui le club des Ab revêches avec Sharon Stone, Liz Taylor et Joan Collins. Preuve s’il en est qu’une Ab vieillit mal : courant après sa gloire passée, elle est prête à n’importe quoi pour faire oublier qu’elle a quand même quelques heures, voire quelques journées de vol.

- Lady Gaga

Bien des morues et des garces sont passées après la Madone pour essayer de la supplanter dans sa suprématie, mais au final, il n’en reste qu’une, et c’est Stefani Germanotta de son état-civil. Ancienne gogo danseuse, ses débuts sont aussi troubles que sa carrière est fulgurante. De quoi écrire une hagiographie sur elle alors qu’elle n’a pas 25 ans. Gaga, c’est plus fort que toi. La preuve, on la copie déjà (en témoigne le désastreux retour de X-tina).

Bref, les Ab n’ont pas fini de se tirer la bourre pour s’offrir une part du gâteau sur la bande FM et en Une des magazines. Après cette analyse, je vous laisse méditer sur l’état dans lequel elles ont laissé la création musicale et je m’en vais écouter le dernier Gossip.

(cc)  somaholiday

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