Un soir, après eau salée, la Pomme maquillée comme camion volé.
« Apple » Juke-box introduit dans conduit auditif, Reggiani, Vian, Gréco ou « Gainsbar » bercée, sereine elle était, la Pomme. Trop.
Les abbesses sous Zénith puaient le « B », passants souriants, Dionysos présent est fier comme un cœur, alcoolisé à tout va Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs chromosomes de branchitude en plein parisianisme aiguë.
Les vapeurs émanent du sol pavé, ambiance Montmartroise réchauffée, « caliente » des sens, des cœurs, des corps. Les langues se délient, les poitrines des femmes féminisent les cotonnades légères.
Les jambes nues se galbent perchées sous les robes liberty. Tétons aux balcons des bars parisiens. Paris sexuel.
Le paquet blanc et gold avec additif goudronné trônait sur table ferrailleuse, hublots Vintage évitaient rides d’expressions et tsunamis de make-up, les ongles manucurés, colorés, tapotaient en rythme sur mélodie textuelle de la Karina, « Jamais je ne t’ai dit que je t’aimerai toujours », scène dans espace immaculé refaisait surface.
« Pierrot le fou ». Duras à côté, était posé avec le dialogue « l’Amour ». Posé depuis longtemps. Elle accompagnait la Pomme depuis quelques mois déjà , la première page elle l’avait parcourue une bonne centaine de fois, se crispant toujours à la seconde, Pomme stoppait alors feuillet.
Dialogue effrayant à chaque tentative de lecture. La trotteuse avançait. Il. Il. Assis face Pomme.
Perdu entre consonnes, voyelles, phrases déconstruites, ponctuation absente, sonorités stridentes, morse, langage codé, suspensions, respiration.
La Pomme ne comprenait pas ses mots, ses souffles, ses interrogations… Help. Muette et silencieuse elle restait assise. Carpe. Poids, thorax gauche. Le vin diminuait.
L’idylle était flan ? Clafoutis cerise, prune, pomme ? Amertume après cuisson.
« Game-Over ». Incident de parcours elle pensait. Jamais « il » affirmera. Il ne croisa pas son regard une seule fois. La Pomme évitait elle aussi, l’iris noir du sexe opposé. La trotteuse ralentissait, les sens éveillés.
Peau, odeur, esquisse sourire, ride, expressions, son, respiration, rythme, tremblement, trémolos, un tout. La touche « Pause » vénérée pendant seconde d’éternité face « il ». A chaque fin de cigarettes, elle dégainait avec hâte l’accessoire de contenance idéal.
A chaque inspiration, la tachycardie laissait place aux derniers instants de plénitude face « Il ». Idylle 1461 heures 17 minutes 46 secondes terminé.
Vide, blanc, blâme, silence. Plus rien. Néant. La trotteuse file toujours sans « il ».
« Je me souviens d’instants passés en votre compagnie, Monsieur… Pomme se retrouve alors ridicule à esquisser sourire (Blanc/Soupir). N’arrive point à comprendre soudain arrêt et enchainement des derniers événements. Excusez Monsieur, ces questionnements futiles et pardonnez ma stupidité… »
Trônera joli paquet blanc devant pas de porte 15ème arrondissement parisien. Dernier trajet vert à rose buvard. Idylle flan regrettée.
Pommettes salées.
(cc) Cuauhtémoc Suà rez
posté le 03/07/2010 | 833 vues | 2 commentaires | tags: pomme rupture paris | une personne a aimé
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