Article sélectionné par Mimi lors de sa semaine de rédaction en chefÂ
Ndlr : Chronique réalisée par AudreyA, notre chef de rubrique Bouquins.
C’est en jetant un coup d’œil à mon vernis orange un poil écaillé que ça me revient : je suis censée rendre mon article sur ma rencontre avec Élise Costa dans 4 jours, avant mon départ outre-Atlantique. J’avais totalement zappé. Non qu’Élise n’ait pas été une rencontre intéressante et foutrement drôle mais j’ai justement plus l’impression d’avoir passé la soirée avec une copine qu’avec une auteure dont je dois faire un article. Remarquez les deux ne sont pas incompatibles puisque j’aurai finalement écrit cet article. Délicieuse impression de retour dans le futur au moment où je vous écris, mais je digresse, je vais me reprendre.
Je pensais être un peu en avance ce soir-là mais Loou et Cilule étaient déjà assises, même si pas encore devant des mojitos. Le temps de se dire deux bêtises, de comparer nos ballerines et Élise nous rejoint, cheveux au vent, bientôt suivie par Cécile-n.
Élise Costa est Toulousaine d’adoption, n’a aucun accent mais un grand sourire un peu fatigué. Elle nous avoue être pas mal sortie cette semaine (Ndlr : Élise est venue passer 2 semaines à Paris pour diverses signatures, interviews, rencontres et autres soirées entre amis).
Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears, le premier roman d’Élise, est sorti le 19 mai aux Éditions Rue Fromentin. Elle qui écrit depuis longtemps mais plutôt en format court a voulu cette fois-ci s’essayer au format long et a donc, pour ce faire, cherché un sujet qui lui tenait vraiment à cœur et qui ne risquait pas de la lasser. Britney Spears, son statut d’icône et son parcours, voici ce qui est venu rapidement en tête de cette fana de culture pop de 28 ans, mais pas à la sauce biographie ni à la sauce guimauve, non, Élise Costa avait d’autres perspectives pour son angle d’écriture. C’est en mixant son sujet avec des inspirations et modèles tels que Kerouac, Chuck Klosterman ou Hunter S. Thompson qu’Élise s’est décidée. Son roman serait un road-trip sur les traces de Britney, moins pour raconter sa vie que pour comprendre son statut d’icône pop inégalée.
Élise va donc partir sur les routes des États-Unis pendant 4 mois, en tout, rencontrant des gens, découvrant des anecdotes, bouffant de la poussière, assistant à un concert de Britney, le tout en prenant des notes au jour le jour sur ce qui sera son futur roman. Bon alors dans le livre forcément on a l’impression qu’elle est toute seule tout le temps mais Élise nous a rassuré en prenant une gorgée de mojito, elle n’était quasiment jamais seule, son petit ami barbu l’ayant accompagnée sur une partie et ayant rencontré plein de gens en permanence. L’écriture concrète du roman s’est faite, elle, plus tard. En novembre 2009, Élise part 1 mois à Portland, petite ville d’Oregon qu’elle rêvait de découvrir, avec un autre auteur qui avait une BD à terminer. C’est là bas que verra le jour Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears, à partir des notes prises durant le road trip.
Comme dit précédemment, il n’est pas nécessaire d’être un ultra-fan de Britney pour apprécier le livre d’Élise Costa. Comme celle-ci nous l’explique, Britney a accompagné toutes une frange de gens, pas forcément de la même génération, mais elle fait partie du paysage pop de la majorité d’entre nous et si tous n’aiment pas sa musique, tous vont avoir une opinion sur son parcours car tous l’ont toujours vue exposée dans les médias. Élise a rencontré beaucoup de gens aux États-Unis à qui elle a parlé de son projet de roman et n’est jamais tombée sur ce genre de fans extrêmes qui écrivent « Die Britney, Die » sur les forums qui pullulent sur la Toile. Elle n’a certes pas rencontré que des fans mais elle a surtout rencontré des personnes qui avaient un avis sur la question, sur le parcours de Britney, sur la place qu’elle occupe aujourd’hui dans le paysage culturel et musical mondial. D’ailleurs Élise, après une autre gorgée de mojito, nous confirme que tous les personnages et rencontres cités dans son roman sont bel et bien réels et qu’elle est même toujours en contact avec l’un d’entre eux, Rober, le motard de Kentwood.
Si Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears est une autofiction dans le sens où Élise a fait ses 4 mois de road trip en plusieurs fois et qu’elle a construit la première trame du roman plus tard à Portland, peu de choses ont été inventées ou exagérées. Par exemple, oui, l’épisode du GPS est de la fiction. Dommage j’avais une image assez sympa d’Élise pleine de poussière collante en train de demander son chemin à un pompiste hagard sur une route déserte de Californie ;)
C’est marrant comme Élise vit encore son récit, elle nous parle des États-Unis, de sa voiture et des gens qu’elle a croisés avec des étoiles dans les yeux, et non, ça n’est pas encore à cause des mojitos. Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears est son bébé et quand je lui pose la question du titre elle m’explique d’ailleurs qu’il n’a pas été facile à accoucher. Élise était plutôt partie sur un titre aux référence plus confidentielles (« Faster Britney Kill Kill » en hommage à Tarantino et au fait que Britney est totalement une héroïne tarantinesque) ou même sur d’autres pistes n’incluant même pas le nom de Brit-Brit… et finalement, le titre fut celui qu’on connaît.
Ce qui est génial avec Élise, c’est cette facilité, cette impression de tailler le bout de gras avec une copine de 10 ans aux mêmes références et tics de langage et je ne dis pas ça par rapport à Toulouse.
J’ai aimé son livre, vous le savez mais j’en aime encore plus l’auteur et lui souhaite tout le bonheur du monde (aïe, pas taper) et surtout de nous pondre de nouveau d’ici quelques temps un autre roman avec cette même écriture si vive et si agréable.
posté le 15/06/2010 | 1157 vues | 1 commentaire | tags: birtney spears elise costa roman critique livre bouquin
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.
Some kind of unreal music #18 L'année 2012 en musique, du moins le début : Storia nous en fait un rapide tour d'horizon !
Les chroniques menstruelles d'Ovary #4 Des lunettes sinon rien : c'est la nouvelle lubie d'Ovary en plein dérèglement hormonal !
Aux douze coups de minuit ! 2011 était cool, Ladies (plus ou moins) mais 2012 le sera davantage encore !
N’empêche que ce matin, j’étais super fière de moi : j’ai réussi à conduire ma fille à l’école ! Alors merci, je sais, c’est loin d’être un exploit. Entre parenthèses, je suis heureuse de votre intervention...
La mécanique était parfaite, le discours bien huilé. Comme un symbole, l’annonce que l’on attendait depuis des semaines avait été faite un vendredi 13 et elle résonnait encore comme un coup de tonnerre. La note du pays avait...
Je passe une nuit agitée. Réveillée vers trois heures du matin par un cauchemar angoissant. Je tourne et retourne dans mon lit dans l'espoir de retrouver le sommeil. J'essaie d'avoir des pensées apaisantes. Songer à ce que...
C’est l’histoire d’Aurélien, un petit con de 26 ans à l’époque qui balançait l’histoire d’un mec qui surprend sa petite amie avec un autre et qui débite dans un rap plein de fiel tout le malheur qu’il lui souhaite...
Le 11 janvier 2012, les « lego friends » envahiront les magasins de jouets français. Ils ont déjà inondé le marché anglais et américain. Cette nouvelle gamme serait plus girly...
Pour tous ceux qui aiment la littérature ! Il s'agit d'une saga dont on ne peut pas décrocher, dans un monde où la magie, la guerre et la diplomatie s'entremêlent, où la haine côtoie l'amour...
Pouffiasse. Tu as rencontré LA fille qui m’a donné envie d’écrire sur LR. Je te maudis, bitch !