Ladies Room - Le quotidien des filles a la page

26. mai 2012

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CecileG

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope. On sait que c’est nécessaire pour préserver notre santé, mais c’est tellement bon que l’on n’arrive pas à s’y résoudre.

smoking-hand.jpgArrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope. C’est dur.

Arrêter Mr Big, ce n’est pas comme arrêter la clope. Il n’y a pas de patch pour pallier le manque. Et merde.

Mr Big, c’est comme la clope, on s’est faites avoir. Souvenez-vous, depuis toujours, on nous a répété à quel point la cigarette c’était mal et nocif. Pour la clope, on savait, mais on l’a fait quand même. Pour Mr Big, en revanche, on ne nous a pas prévenues ! Toutes nos aînées savaient, mais elles n’ont rien dit. Du coup, on s’est laissées piéger.

Mr Big, c’est comme la clope, c’est tellement bon !

Mr Big, c’est comme la clope, c’est addictif. On essaye une fois, puis deux, on se met à aimer ça, alors on recommence. Et plus vite qu’on le croit, sans qu’on s’en rende compte, on devient accro.

Mr Big, c’est comme la clope, ça fait mal après. Le cÅ“ur, les poumons, le foie. Tous les organes vitaux sont touchés. Mais on ne s’en rend compte qu’après. Le lendemain matin quand le lit est vide et le cendrier plein.

Mr Big, c’est comme la clope, c’est un plaisir coupable. On a souvent promis d’arrêter. On a parfois réussi quelques jours, quelques semaines. Et puis on a replongé, avec bonheur, mais aussi un peu coupable. Au final, on cache notre petit vice, “C’est bon la honte”, comme dirait l’autre.

Mr Big, c’est comme la clope, c’est totalement ambivalent. Et c’est bien le problème. C’est pour ça que c’est si dur de s’en défaire.

Mr Big, c’est comme la clope. La clope, c’est comme Mr Big. Les deux vont ensemble. Les meilleures clopes sont celles partagées au lit avec Mr Big.

Mr Big, c’est comme la clope, il arrive un jour où l’on sait que c’est le dernier. On se réveille un matin avec la certitude et l’intime conviction que tout cela a trop duré. Nos copines nous le répétaient depuis des mois, il fallait qu’on arrête, ou on allait “mourir”. Mais avant ce matin, on n’en était pas capable. Et soudain, tout s’éclaire. Ce matin tout est limpide. Tout cela a trop duré. On souffre trop.

C’est ce qui m’est arrivé. Pour Mr Big, j’entends. La clope, pour le moment, je la garde.

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope. C’est un combat de tous les jours. Contre l’envie, contre les habitudes, contre les automatismes.

Mr Big, c’est comme la clope, quand on arrête on y pense tout le temps. On le voit partout. On est attirées par un parfum sur un inconnu dans le métro. On le cherche partout.

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope, c’est pour mon bien.

Quand on arrête Mr Big, c’est comme quand on arrête la clope, on ne se rappelle que des bons moments. On oublie les bronchites, la solitude, l’argent dépensé, l’énergie gaspillée. Et ces bons souvenirs nous hantent et provoquent le manque. On se dit que ce serait si facile de reprendre. Si facile et si bon… Mais on résiste, finalement.

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope, ce n’est pas une envie, c’est une nécessité. Parce que la limite est presque franchie, parce que les dégâts seront bientôt irrémédiables. Parce que, arrivée à un stade, il n’y a plus que ça à faire. C’est l’instinct de survie qui parle.

Mr Big, c’est comme la clope, celles qui ne connaissent pas ne peuvent pas comprendre.

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope, c’était la bonne décision. C’est pour mon bien. Pour le moment, je ne peux plus respirer, j’étouffe. Mais, une fois libérée de tout ce qui reste de lui en moi je devrais retrouver mon souffle, respirer à pleins poumons… J’espère. J’essaie de me convaincre de tout ça, tous les jours.

(cc) kirtaph

 

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Derniers commentaires

 

Si t’as pas eu un Mr Big à 30 ans, tu as râté ta vie.


 

C’est vrai que nos aînées auraient pu nous prévenir pour Mr Big… au lieu de juste nous bassiner pour la clope… franchement… parce qu’à bien y réfléchir… mon Mr Big à moi, même si évidemment après on en garde que les bons moments… il était plus nocif que ne le sera jamais la clope…

Après, peut-être malheureusement, je n’sais pas encore, mais…

Arrêter Mr Big, c’est comme arrêter la clope, un jour tu réveilles… même après des années d’abstinence… et… tu sais pas pourquoi, tu sais pas comment mais voilà, c’est comme ça, tu recommences?

Eventuellement avec une autre marque, et c’est reparti, “La vie étant un éternel recommencement, seule l’acceptation de la défaite signifie la fin de tout. Tant et aussi longtemps que l’on sait recommencer, rien n’est totalement perdu.” non?


 

je comprends pas comment j’ai pu passer à côté de cet article… il est tellement juste et colle parfaitement avec ma vie en ce moment. ça fait 2 jours que j’ai arrêté et c’est duuuur. mais j’y crois… en tout cas jusqu’à demain, après… on verra !

qu’en est-il pour toi ? ;)


 

Merci Enaid ! De mon côté, ça fait maintenant un mois et une semaine.. Et c’est toujours aussi dur. D’autant plus que le manque commence vraiment à se faire sentir, et avec, l’envie de craquer se fait plus pressante. Mais je résiste…

Le plus dur pour moi, c’est de rester convaincue que j’ai pris la bonne décision.


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