Escarpins, robe noire, cheveux bouclĂ©s et regard sombre. Je me suis maquillĂ©e pour que mes yeux paraissent plus grands. Parait-il que ça plaĂ®t. Les jambes croisĂ©es sur le tabouret de bar, mes cheveux cascadent sur mon dos, j’adore la sensation des mèches caressant ma peau. Je ne suis pas seule au comptoir, deux de mes collègues attendent sur d’autres tabourets un peu plus loin. J’attends. J’attends le client. J’attends l’argent. Le flouze. Le blĂ©. La thune Le fric. Fric fric fric.
Dans ma chambre, un tiroir rempli de sextoys : un godemichĂ©, un gode ceinture, des chaĂ®nes, des cordes, des plugs anaux, etc, etc. J’ai aussi des films pornos, c’est avec ça que je me suis instruite. Des Ă©jaculations masculines en guise de masque facial, des Ă©jaculations fĂ©minines en guise de douche, des cris, des gĂ©missements, et toutes sortes de perversions. Ils attendent tous le client eux aussi.
Des perversions j’en ai vu. Plein. Des hommes qui veulent me voir jouir dans l’eau, d’autres qui veulent me voir aux toilettes, que je leur frappe les testicules, que je m’amuse avec leur salive, que j’arrĂŞte de me raser, que je les voie quand j’ai mes règles. J’ai portĂ© des perruques pour ĂŞtre blonde, rousse, j’ai enfilĂ© des robes de latex, portĂ© des culottes fendues, prĂ©tendu me faire violer, fumĂ© pendant l’acte sexuel. J’ai avalĂ© des litres de sperme, j’ai mis des kilomètres de capotes, j’ai gobĂ© des tonnes de pilules. Je suis allĂ©e dans toutes sortes d’hĂ´tels : des chambres avec de la moquette sur les murs jusqu’Ă des hĂ´tels somptueux dans le 16e. J’ai vu toutes sortes de pĂ©nis : des grands, des petits, des gros, des fins. Poilus et imberbes.
Alors j’attends lĂ au bar avant que tout commence, parce que quand un client arrive c’est lĂ que tout arrive aussi. Tout peut se passer, du gang bang a la sodomie sans lubrifiant, des cris aux pleurs en passant par des râles de toutes les tonalitĂ©s, et mĂŞme si je ne me suis jamais fait de castrats j’peux vous dire que j’en ai fait monter des voix dans les aigus. Je suis une pro dans mon mĂ©tier, et ça se sait.
Enfin on se fait passer l’information sous le caleçon depuis ce jour de juin oĂą j’Ă©tais tellement dans le rouge que mĂŞme mon banquier n’osait plus m’appeler et que je me suis dit qu’il me fallait du flouze, et vite, et que j’en ai parlĂ© Ă cette copine de fac qui faisait des passes dans des hĂ´tels de luxe pour jeunes bourgeois dont la philosophie est de s’acheter tout, oui tout, et mĂŞme du sexe, enfin surtout du sexe. Alors un soir elle m’a passĂ© un numĂ©ro et tout a commencĂ©, dans un cafĂ© branchĂ© Ă Saint Michel avec un jeune con Ă polo bleu et chemise blanche qui dĂ©passe, qui portait des Ray Ban et un jean Diesel, et qui m’a demandĂ© combien c’Ă©tait la sodomie avant mĂŞme qu’on nous apporte le cafĂ©. Ma copine m’avait donnĂ© les prix qu’elle pratiquait et je les ai rĂ©pĂ©tĂ©s, de toute façon le mec Ă©tait d’accord pour enfoncer sa bite dans n’importe quel cul du moment qu’il pouvait se le payer. Je n’ai pas demandĂ© pourquoi il voulait faire ça Ă l’Ă©poque. Pas le temps pour de la psychologie Ă deux balles ou alors de faire connaissance alors qu’on est Ă 1000€ dans le rouge et qu’on sait qu’après une nuit ou deux on pourra tout contrebalancer.
Alors on a tous les deux convenu que je viendrais chez lui le lendemain soir dans un quartier chic de Paris, il m’a mĂŞme proposĂ© des rails de coke pour faire passer la pilule (certainement celle qu’il voulait enfoncer dans mon cul) mais j’ai refusĂ© parce que je sais qu’une fois qu’on a commencĂ© avec la farine dans le nez on en finit jamais. J’Ă©tais venue belle comme jamais, parce que j’avais entendu quelque part que l’habit fait la pute et que les porte-jarretelles c’Ă©tait le must have de la fille qui a prĂ©vu de se faire baiser, je m’Ă©tais maquillĂ©e, je portais des talons dorĂ©s et une mini robe noire qui laissait très peu de place Ă l’imagination. Il m’a ouvert la porte complètement dĂ©foncĂ© Ă la coke dans son luxueux appartement qui puait la caricature de sale riche avec un salon Ă Ă©cran plat, une Ă©norme photo de New York la nuit, une statue de femme sans tĂŞte ni bras ni jambes dont on ne voyait que les seins et le pubis, une table basse blanche façon cube et Ă´ surprise une bouteille de champagne Ă moitiĂ© entamĂ©e avec deux coupes. Évidemment, le champagne ça passe mieux avec de la poudre.
Je lui ai demandĂ© ce qu’il voulait que je fasse, j’Ă©tais du genre a ne pas prendre d’initiative et puis de toute façon Ă l’Ă©poque je voulais surtout qu’il me donne mon fric, me baise et que je me casse vite et loin. Il Ă©tait complètement perchĂ© et me regardait sans rien dire avec un regard vitreux. Alors je me suis de suite rappelĂ©e les trois règles que ma copine m’avait enseignĂ©:
Règle N°1 : Toujours demander à se faire payer avant.
Règle N°2 : Toujours mettre une capote.
Règle N°3 : Toujours prendre contact un jour avant de passer une nuit avec un homme.
Le fric. Il me l’a donnĂ© en liquide, comme ça il ne connaĂ®t pas mon nom et je ne connais pas le sien et tout le monde est content. Il s’est Ă©croulĂ© sur son sofa noir en fourrure juste après en lâchant un rot Ă©norme, tu parles la jet set elle est aussi crade que la population smicarde, et je me suis dit que je pouvais partir lĂ de suite maintenant en prenant mon fric et mĂŞme un peu plus tellement il Ă©tait dans les vapes. J’ai longuement Ă©valuĂ© la situation en me disant que peut-ĂŞtre je pouvais choper des trucs simples Ă voler comme son tĂ©lĂ©phone portable et son mac. Et puis je l’ai regardĂ© et je me suis dit que j’Ă©tais curieuse de savoir ce que ça fait de sauter un riche et puis en moins de temps qu’il fallait pour le dire sa queue Ă©tait dans ma bouche et mon mascara dĂ©goulinait de mes yeux.
Je crois que je n’ai jamais mis autant d’application Ă faire jouir quelqu’un, j’Ă©tais lĂ sur son sofa complètement saine d’esprit Ă lui sucer la queue, l’avaler complètement en lui malaxant les boules et en me demandant en mĂŞme temps ce que j’Ă©tais en train de faire, lĂ , Ă part la meilleure pipe que j’ai faite de ma vie. J’ai lĂ©chĂ© son gourdin avec autant d’application qu’une Ă©lève de CP faisant ses devoirs, et j’ai malaxĂ© ses boules en lui titillant le bout du gland pour l’Ă©nerver et le garder Ă©veillĂ© parce que je sentais bien que dĂ©foncĂ© comme il Ă©tait il allait s’endormir d’un moment Ă l’autre. Et lĂ il m’a pris la tĂŞte d’une main et les cheveux de l’autre et il a enfoncĂ© sa bite dans ma bouche pour gicler dans ma gorge.
Et dire qu’il ma fallu un dĂ©couvert de mille euros pour connaĂ®tre ça, c’Ă©tait bon c’Ă©tait chaud, c’Ă©tait moi avalant de pleines gorgĂ©es du foutre d’un mec que je ne connaissais pas et le bonheur de l’entendre gĂ©mir sur son canapĂ©, une main attrapant mes cheveux et les tirant Ă me les arracher. Il ne le savait pas mais moi aussi j’ai pris mon pied. J’ai eu envie de l’avoir dans ma bouche depuis qu’il m’a parlĂ© de sodomie dans ce cafĂ© de Saint Michel, depuis que je l’ai eu au tĂ©lĂ©phone, et peut ĂŞtre bien aussi depuis que j’ai pris son numĂ©ro de la main de ma copine.
Je me suis levĂ©e du sofa les jambes tremblantes et la bouche pâteuse, collante de sueur et les sous vĂŞtements trempĂ©s, j’avais pris mon pied Ă le sucer et il Ă©tait temps de partir. Lui m’avait dĂ©jĂ donnĂ© mon fric et s’Ă©tait endormi, inerte sur le sofa, alors j’ai pris son tĂ©lĂ©phone pour commander un taxi mĂŞme si j’aurais bien voulu qu’il me prenne par derrière comme nous l’avions prĂ©vu et je suis rentrĂ©e chez moi, j’ai pris une douche et je me suis couchĂ©e.
Le lendemain je me levais et prenais des tĂ©lĂ©phones d’autres clients. Et puis j’allumais la radio aussi. Un jeune riche mort dans son appartement Ă Paris. Overdose. Mort d’une pipe oui, preuve que mon mĂ©tier je le fais bien, et ce depuis le dĂ©but, mais le plaisir que je procure on le vit intensĂ©ment ou on en crève.
(cc) carolt.
posté le 10/06/2010 | 1140 vues | 15 commentaires | tags: pute argent sexe | 2 ont aimé
Huuuuum…..alors on peux mourir d’une pipe,bon si elle est bien faite ca reste une mort ,comment dire,voluptueuse :)
Ps:Par contre avaler ne procure pas trop de plaisir,d’après ce que vous les filles me racontaient..
The L world, saison 1 Ă©pisode 1: un couple de lesbiennes dans une voiture, celle qui conduit tient un flacon contenant du sperme et dit “God. I can’t believe I used to swallow that”. Les goĂ»ts et les couleurs ;)
se faire sucer tue, ça ne m’Ă©tonne pas les hommes sont faibles…
text so exciting!
Mmh si, quand mĂŞme, les hommes sont tous assez faibles devant une paire de nichons.
Hum,ca depend de leur taille…:)
Plus sérieusement,il en existe capable de se contrôler :)
Hum,je note la pointe d’ironie,mais bon je le prend bien :)
Je te jure que je ne fanfaronne pas,ce se trouve,faut juste bien gratter…..
Oui, faut juste gratter à la scie à métaux. Pendant trois heures. Sans pause pipi.
moi je dis, c’est une belle mort, quel mec ne reverai pas de ça !
le principal c’est d’avoir pris ton pied, tant qu’a faire, joindre l’utile, et l’agrĂ©able !
tu en a tirĂ© une certaine joie, qu’on ai parler de toi a la radio ? ^^
tu pense que c’etait vraiment lui ?
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C’est horrible cette façon que vous avez, vous les filles libĂ©rĂ©es, de me persuader de devenir dĂ©pravĂ©e Ă©galement.
Blague Ă part, c’est impressionnant de justesse.