Oui, oui je sais ça fait un moment que je ne vous ai pas contĂ© la suite de mes aventures… alors pour celles qui n’ont encore rien lu, c’est par lĂ : Orgasme mĂ©tropolitain, La Garçonnière, Exhibition FĂ©minine 1 et 2, Le grain de beautĂ©, Au jeu du chat et de la souris, Promenons nous dans les bois, Bille en tĂŞte, L’OpĂ©ra, Strip-tease Ă l’Ă©tage, Mets de l’huile dans la vie…
Quand il m’a annoncé qu’il me conviait à une soirée pour me présenter à quelques uns de ses amis, j’étais tout émue… J’avais la sensation que notre relation passait de la relation d’amants à une relation plus officielle. J’étais comme une gamine qui allait à son premier rendez-vous amoureux.
Il m’a demandé de venir simplement vêtue : «Pas besoin de vous apprêter, ce ne sont que quelques amis sans prétention… Même pas besoin de maquillage…».
J’ai rendez-vous au bas de l’immeuble de sa garçonnière à 17h30… il est 25 et je suis déjà là dans ma robe en viscose, avec pour seul artifice le ruban avec lequel j’ai noué mes cheveux.
Je le vois, il arrive les bras chargés de deux sacs remplis de victuailles.
«Très chère, vous êtes de plus en plus ponctuelle !» me lance t-il pour m’accueillir.
Il ouvre la porte, je ne pensais pas qu’on dînerait dans sa garçonnière… mais nous nous arrêtons au 3ème étage. Il ouvre la porte d’un appartement immense et sobrement décoré, avec un parquet qui grince à certains endroits sous nos pas : je suis sous le charme.
Nous sommes dans la cuisine, je suis assise sur un des tabourets de bar et je savoure un verre de vin qu’il fait décanter pour l’occasion. Je l’observe s’activer dans la préparation d’un repas, j’ai envie de jouer avec lui, de venir le perturber mais je sens à la façon dont il est penché au dessus des casseroles que ce n’est vraiment pas le moment.
«Nous serons combien ?»
«Vous verrez… me répond-il sans se détourner de ses fourneaux.»
J’ai compris : j’ai le droit de le regarder mais pas de parler… Il joue encore la corde mystérieuse ; je ne sais pas si je dois considérer cela comme un défaut ou un truc qui le rend si irrésistible… J’ai juste réussi à savoir que les invités sont attendus pour 20h00.
Il est 19h30, il me prend par la main et m’emmène dans la salle à manger où une grande table est dressée : rapidement, je compte une dizaine de couverts.
Puis il ouvre une porte qui s’ouvre sur une petite pièce attenante.
Dans cette pièce, il y a une desserte à roulette en métal… un peu comme les brancards à roulette d’une morgue mais celle-ci est travaillée, sculptée et loin d’être morbide.
Il referme la porte derrière nous.
«Déshabillez-vous.»
Je le regarde incrédule. Il répète patiemment :
«Déshabillez-vous.»
J’obtempère, baissant les yeux comme un enfant houspillée : il a vraiment un pouvoir sur moi.
Me voilĂ nue comme un ver.
«Allongez-vous là .»
Le contact froid du métal me donne la chair de poule, je me recroqueville cachant mes seins et mon sexe de mes mains et bras.
Il allonge mes jambes délicatement et remonte le long de celles-ci en les caressant puis, il me met les bras le long du corps.
Je cède à sa gestuelle, je sens la chaleur que je dégage se transmettre à la table à roulettes.
Je respire doucement pour me relaxer, il m’enfile un de ces masques que l’on distribue pour dormir dans les avions. Me voilà dans le noir complet n’ayant plus que quatre de mes cinq sens disponibles : ça me rend un peu nerveuse.
J’essaie de deviner ce qu’il fait autour de moi.
Il est à mes pieds, je l’entends ouvrir une boîte ou un pot… Soudain une forte odeur de chocolat envahit la pièce et vient s’insinuer dans mes narines : l’odeur est quelque peu écœurante mais en même temps très appétissante.
Je sens alors un contact doux et soyeux sur mes pieds : je comprends, il me passe un pinceau sur les pieds, la sensation est très agréable, je me laisse aller.
Ses mouvements lents et précis remontent le long de mes jambes, passent sur mon sexe, longent mes hanches, cavalent sur mes bras et se glissent partout… A l’odeur, je sais qu’il me badigeonne de chocolat : je m’enivre peu à peu de ce parfum.
Je suis chocolatée de la racine des cheveux aux pieds.
Il ouvre alors une autre boîte : pas d’odeur particulière cette fois.
Je sens qu’il dispose sur moi de petits objets : il me parsème de quelque chose mais quoi, je n’arrive pas à le deviner.
Puis il s’éloigne de moi… je crois entendre la porte de la pièce se fermer… puis un immense silence. Je suis seule, nue, chocolatée, les yeux bandés… Je panique mais je n’ose pas l’appeler.
(cc) elana’s pantry
posté le 05/06/2010 | 1423 vues | 5 commentaires | tags: nudité Chocolat corps femme | une personne a aimé
Je ne peux qu’attendre la suite.
Et j’ai tout lu d’une traite (depuis “Orgasme mĂ©tropolitain” jusqu’Ă celui-ci). God…. <3
Suis sensĂ©e ĂŞtre au rĂ©gime. Je dis bien “sensĂ©e”… Vivement la suite.
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Mmmh grrr. Chocolat.