Back Room

L’interview hot #2 : Laly

Ndlr : Notre Back Room accueille désormais une personnalité (connue ou pas) ayant un lien avec la sexualité, le sexe, les femmes (ou pas)… vous pourrez lire leur interview dans les pages de votre magazine préféré et cette fois-ci, c’est Magadit qui a pris cette mission à cœur !

Et ben voilà c’est parti, il fait 45 degrés à l’ombre sur une terrasse de Paname, je viens de traverser Paris ventre à terre, enfin scooter collé au bitume. Je cours je suis en retard, je manque de me crouter lamentablement du haut de mes High heels sur les pavés de Bercy à 3 mètres de mon rencart. Plus Gaston Lagaffe que grande reporter, j’aperçois enfin Laly et Marc son ange gardien avec qui j’ai rendez-vous.

L’interview hot #2 : LalyEt c’est parti pour un entretien avec une star du petit écran depuis son passage remarqué dans Secret Story, avec une Laly, en pleine promo de son nouveau film X Laly’s Angels, adorable donzelle, 100% cash et brut de pomme !

Magadit : Police, téléréalité, actrice X, réalisatrice, productrice, ça fait beaucoup de casquettes… comment es tu venue à la réalisation ?
Laly : Avant de faire mon premier film il a fallu que je passe par la case actrice pour apprendre à connaitre le milieu du X, et de comprendre ce que pouvaient vivre les acteurs et actrices pendant un film, pour ensuite mieux le retranscrire en tant que réalisatrice. Après Story of Laly je me suis rendu compte de ce que moi j’avais envie de faire ressentir au public. Le premier film (Story of Laly) a été réalisé par Hervé Bodilis, c’est avant tout son film. Laly’s angels c’est mon bébé, ma vision du X. C’est une vision du X plus propre, plus standardisé, ou j’ai eu envie de mélanger du film traditionnel, et des scènes X.

Magadit : Quelle-est justement ta vision du X ?
Laly : J’attache une grande importance à l’esthétisme, à la beauté des filles, et à celle des mecs aussi ! Après tout je veux vraiment penser à tout le monde. Je fais vraiment attention au stylisme aussi pour les filles, pour qu’elles soient les plus jolies possibles et les mieux mises en valeur. Je veux qu’elles renvoient une image positive pour que les femmes puissent se projeter à la place des actrices.

Magadit : Est-ce que ça veut dire toucher un public plus mixte ou plus large?
Laly : C’est compliqué de dire que l’on veut toucher un public plus large sans avoir l’air de dire qu’on veut récupérer un marché « pas très conventionnel ». Mais en même temps tout le monde consomme du X, et a vu au moins un film porno dans sa vie, donc tant qu’à faire je voulais faire un film que les gens n’auraient pas honte de louer dans leur videoclub. Et, même pour les jeunes, on sait bien que malheureusement ils regardent du X, alors je préfère montrer une sexualité plus proche de la normalité avec une part de fantasme en plus bien évidemment et plutôt que quelque chose qui rend la femme moche…

Magadit : Tu sembles attacher un soin particulier à l’image de la femme dans ton film…
Laly : Oui souvent dans les films X c’est une image de la femme que je n’aime pas. Il y a un évidemment un cahier des charges quand on fait un film X car c’est avant tout pour les hommes mais il y a plein de femmes qui regardent et des couples aussi donc on se doit d’apporter quelque chose de plus clean. Je veux aussi que les acteurs et actrices soient contents de faire ce film, qu’ils se sentent bien dans leur rôle. Ma limite c’est tout ce qui est « trash », tout ce qui peut nuire à la femme ou même aux mecs d’ailleurs.

Magadit : Penses-tu qu’il y ait un marché du X pour les femmes ?
Laly : Oui, j’en suis persuadée, ça commence petit à petit. Même si ce n’est pas un gros marché, c’est intéressant de prendre en compte ce qu’elles veulent elles voir dans un film X et pour cela je pense qu’il n’y a pas mieux qu’une femme pour comprendre ce que veulent les femmes, sans pour autant être féministe !

Magadit : On a vu une forte médiatisation du plaisir féminin, des toys ces 4-5 dernières années en France, il était temps ?
Laly : La France est très longue à la détente, on a 5 à 8 ans de retard sur les US car la France est très conservatrice, limite un peu hypocrite. Aux US, acheter un toys c’est juste normal, en France c’est encore pour une occasion, pour un anniversaire ou pour une copine. En France on a honte de dire qu’on a acheté un sextoy mais ça viendra petit à petit et c’est le rôle des médias de dé-diaboliser le sexe. Parce que même s’il y a des limites à tout, il faut se détendre, c’est juste du sexe ! (rires)

Magadit : Laly réalisatrice ça sonne comment dans le milieu du X ? Comme une évolution ou une révolution ?
Laly : Une révolution, non. Une évolution, non plus il y a déjà eu des femmes réalisatrices. Je suis plutôt toute seule sur ma ligne, ce que j’apporte moi, c’est mon image : je ne suis pas une actrice X au contraire des autres réalisatrices qui étaient connues en France comme Hardeuses. J’utilise ma notoriété acquise via SecretStory pour faire passer un message et aller à la rencontre de ce que veulent les gens, les femmes. Mais je ne veux pas tout changer ni piquer la place d’une autre fille comme on pourrait le penser en France. Aux US par exemple c’est plus simple : il y a de la place pour tout le monde !

Magadit : En parlant de ce que veulent les femmes, quels sont les fantasmes des filles justement ?
Laly : Je vais ouvrir bientôt un site ou l’on pourra laisser ses fantasmes en ligne pour préparer mon prochain film ! Mais sinon le fantasme typique de la femme, ça reste le militaire, le pompier, l’uniforme quoi, surement pour le coté protecteur.  Alors on va quand même essayer de sortir de ce genre de cliché pour évoluer un peu… Bizarrement la femme flic n’excite que 8% des mecs (rires)… comme quoi quand j’étais flic je ne devais pas tant exciter les hommes que ça !

Magadit : Enfin si tu devais conseiller un film aux lectrices de LR, hormis les tiens ce serait lequel ?
Laly : Pirates 2 avec Katsumi, un film avec de la comédie et des scènes de X !

Oups j’ai encore milles questions mais déjà il faut se quitter, après une tchatche à bâtons rompus pendant plus d’une heure, une mini immersion dans les coulisses du X à des années lumières des clichés, des bimbos sans cervelle et de la vulgarité, je remercie donc mes deux guides du jour et file presto vers d’autres aventures, presque dignement en essayant de ne pas me re-crouter sur les pavés. Quant à Laly les filles, avec un physique pareil on devrait la détester (si si croyez moi pour l’avoir vue de près, on devrait !) mais pas moyen, cette miss là a des tripes (non j’ai pas dit couilles), du caractère et de l’humour à revendre… so so, si je puis me permettre après coup : Laly, you’re a real Lady ! Go on !

Revoir interview hot #1, Sophie Bramly

11 Responses to “L’interview hot #2 : Laly”

  • Chérie, tu devrais savoir que Katsumi ne s’appelle plus ainsi, suite à une plainte d’une madame Katsumi. Désormais, elle s’appelle Katsuni. ^^

  • Je sais, je sais… mais en même temps quand elle tourna le film elle s’appellait encore comme ça mzelle Kat. ;-)

  • Ha non ^^ Ça fait quand même deux-trois ans que c’est en vigueur, puisque la condamnation date de 2006 ou 2007.

  • N’allez pas vous chipoter pour si peu les filles :)
    En tout cas Magadit, je tiens à saluer cette super chouette initiative d’interview !
    J’ignorais totalement que Laly était réalisatrice, et je trouve son point de vue vraiment intéressant notamment toute cette explication pour sublimer les femmes le plus possible et surtout leur permettre d’y trouver également leur compte.

    A l’heure actuelle, ce milieu est (ai je besoin de le préciser ?) hyper macho, très malsain, et absolument pas représentatif de l’amour en tant que tel. Ce genre d’initiatives est donc franchement le bienvenue pour justement montrer que les femmes ont bien des choses à dire sur le sujet !

  • @Loou : En même temps, des filles comme Ovidie en France, ou le label Pussy Power au Danemark, ont montré bien avant Laly certaines avancées concernant la vision des femmes sur le porno. Mais tu as raison, ce ne sont que des initiatives très ponctuelles et toujours avec une vision du sexe assez tronquée, bien que certaines choses comme la sensualité et l’esthétisme aient été introduites grâce à ces avancées.
    @Mag : Je te dis ça parce que si on persiste à l’appeler Katsumi, on aura la justice aux fesses :)

  • @Storia : au temps pour moi, les habitudes ont la vie dure ;-)

    Coté filles réal, je suis 50% d’acc. En général ça apporte un souffle nouveau, mais sous prétexte de vouloir être prise au sérieux ces filles là ont tendance à vouloir se la jouer vachement intello. Donc on a le choix, soit c’est du macho aux commandes avec des films ou on ne se retrouve pas forcement, soit c’est un peu du jus de crane… ce qui pour du porno est quand même un comble.

    Du coup une vision simple et saine du X, je trouve ça bien. Quand je regarde du X je ne m’attends pas a voir du Duras à chaque fois, par contre j’apprécie carrement un truc un peu joli, un peu “fin”.

  • Je rebondis là dessus (bump) car j’avais envie d’écrire un article sur le porno et son influence sur nous. Pour ma part, le porno m’a donné 3 fantasmes… et a également été mon meilleurs cours d’éducation sexuelle, quoi qu’on en dise. Et en tant que mec, y a un truc que j’ai souvent regretté dans les divers pornos que j’ai maté, et ça va peut être vous surprendre, c’est la sale tronche des acteurs.

    Bah oui je mate en premier lieu et quasiment que les actrices, mais si un minimum d’identification avec l’acteur peut se faire, c’est pas plus mal. Et j’ai souvent été surpris de voir des actrices superbes avec des acteurs immondes, d’une laideur confondante, soit avec des tronches de brutes, soit gras ou carrément vieux ( ! ). Un truc à débander même si à la base les mecs je m’en fous. D’autant que le décalage fait qu’on peut pas y croire.

    Je suis carrément pas fan non plus des scènes violentes, du coup je me mate quasiment que des films de lesbiennes, bien plus excitants.

    PS : Ovidie me fait carrément flipper, elle fait malsaine au possible.

  • C’est ultra rassurant ce que tu écris là. Parce tu as RAISON (note que je dis pas ça souvent hein), le casting des mecs laisse le plus souvent à désirer. Un bucheron mal dégrossi de temps en temps… admettons, mais coté fantasme je n’ai rien contre un beau gosse. Idem pour la bourrin attitude envers les filles. Mais je me disais que typiquement c’était un fantasme de mec. Comme quoi…

  • Moi je dis du Marguerite Duras peut être très évocateur… ce n’est pas que du jus de vrâne!lol

    Sinon, en France, il y a l’équipe de Sophie Bramly (2nde sexe) qui a fait toute une série de film Xplicite: par et pour les femmes!

  • Je suis comme Couille Bleue, je ne regarde quasiment que des films avec des scènes lesbiennes. Et là je vais faire ma chiante deux secondes. Je dis bien scènes lesbiennes et pas films de lesbiennes parce que les scènes lesbiennes que l’on voit sur la plupart des sites porno sont destinées à un public hétéro.
    Les Films de lesbiennes ne présentent pas les mêmes scènes, dans le sens où elles sont plus complètes et diversifiées au niveau des pratiques sexuelles. (fin de la parenthèse)
    Par ailleurs pour le porno hétéro, concernant les acteurs ils ne correspondent quasiment jamais à mes fantasmes, la plupart du temps je les trouve soit trop musclé (j’ai jamais eu le fantasme du mec qui soulève de la fonte, ni du pompier, ni du policier, ni du marin…) ou trop laids dans le sens où je ne leur trouve aucun charme. Donc cqfd : ça ne m’excite pas.
    D’autres femmes sur le créneau au niveau porno : Emilie Jouvet (“One Night Stand” : premier porno queer français), Maria Betty (voir 2nd Sexe pour ça // Scènes BDSM mais très esthétiques), Ana Span…
    Quant à Ovidie, elle a quand même réalisé un volet de 3 films (6 heures en tout) visant à faire notre éducation sexuelle (scènes pornographiques à l’appui). Je crois que côté hétéro on est encore en retard, mais ça avance bien.

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