musique

Janelle Monae, l’archandroïde.

Ces derniers mois, je dois avouer que niveau hot spots musicaux, j’étais franchement larguée. J’en reviens toujours aux mêmes groupes, aux mêmes chansons, aux mêmes radios, et même si la nouveauté, j’aime ça, je suis difficile à convaincre. D’autant qu’on m’a rabattue les oreilles avec du Speech Debelle par-ci, du China Moses par-là (alors qu’elle est franchement pas née du dernier orage, celle-là, qu’on arrête de me la faire), et enfin du Ebony Bones à foison. Soit, mes enfants. Aujourd’hui, je vous le dis, j’ai trouvé LA relève, celle qui mettra tout le monde d’accord : Janelle Monae.

Janelle Monae, l’archandroïde.Qui c’est cette nana ? Vingt-cinq ans à peine, diva soul américaine comme on en fait encore (et toujours, et bien heureusement), elle m’a tout de suite happée.

D’abord, par son look. J’ai farouchement tendance à “juger un livre par sa couverture”, ainsi, lors de ma découverte de cette illuminée aux boucles d’oreilles 80′s, avec sa banane crépue, toujours tirée à quatre épingles, comme si Nneka avait rencontré en chemin Grace Jones, j’ai su que j’étais à la maison.

Par sa musique, ensuite. Parce que c’est tout de même ce qui nous concerne directement, et là, c’est juste le choc. La petite réussit l’exploit de réunir, en une seule et même fois, la funk psyché d’Erykah Badu, le r&b groovy d’Estelle et la soul puissante de Lauryn Hill ? Je suis aux anges. A l’instar de la britannique, qui nous a fait danser avec son American Boy de Kanye West, Janelle, elle, s’entoure du non moins célèbre Big Boi, l’autre moitié d’Outkast. La première moitié n’étant nul autre que cet hurluberlu d’Andre 3000, qu’on ne présente plus.

Tout ceci pour dire qu’elle nous enchante depuis 2007 avec son premier EP, Metropolis : The Chase Suite, échantillon agréable du très, très lourd qu’elle nous sert sur un plateau d’argent en 2010. The ArchAndroid, c’est l’album dans l’air du temps, traversé par des inspirations funk, soul et r&b d’une telle finesse… Irréprochable.

Irréductible, je vous laisse savourer une petite vidéo de la belle, qui nous délivre sa version de Smile, une des chansons écrites par Chaplin pour Modern Times, reprise par la suite par des individus tels que Nat King Cole ou encore Michael Jackson.

3 Responses to “Janelle Monae, l’archandroïde.”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>