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What’s going on Storia’s ears #2 : Pérégrinations nocturnes

La vie à Paris m’a longtemps laissée insomniaque. Outre la vie en communauté qui n’était pas évidente, la nuit était pour moi comme un refuge pour des activités quelque peu pernicieuses.

What’s going on Storia’s ears #2 : Pérégrinations nocturnesJ’aime en effet la nuit. Quand je ne me promène pas, mon lecteur MP3 sur les oreilles, j’écris le plus souvent. J’ai ainsi tapé plusieurs mémoires ou rapports de stage de nuit, après des révélations dans mon sommeil. Bref, comme je vous l’ai expliqué, je suis une bugale an noz.

La nuit, donc, j’écoute de la musique. Souvent avec un casque sur mes oreilles (la surdité précoce me guette, avec la combinaison de ça et de la pratique des percussions), je fais des playlists pour la journée du lendemain, la fête de samedi soir ou l’homme qui me trotte dans la tête…

Voici donc quelques petits extraits qui me trottent dans la tête quand le soleil laisse la place à la lune :

- Bill Withers, Ain’t no sunshine (Récemment, je passe la plupart de mes nuits en célibataire, alors que mon cœur est pris. C’est pourquoi, pour moi, les nuits sans lui, il n’y a plus grand-chose, même pas du soleil…)

- Ben Harper, Jah work (Comme c’est la nuit, j’écoute de la musique pas trop speed non plus. De la musique très spirituelle, pour méditer sur ma journée… Et puis Ben Harper, quelle jolie berceuse.)

- Dead can dance, Cantara (Mon ancienne prof de danse était très inspirée par les divagations évanescentes de ce duo australien. Comme un appel au rêve…)

- U2, I still haven’t found what I’m looking for (Souvent, avant de m’endormir, je fais ma prière du soir, foi de catholique oblige. Et l’un de mes leitmotivs de prière est cette méditation que m’a livrée mon évêque, en 2005 : Tu sais, Giovanna, j’ai 71 ans et je n’ai toujours pas trouvé ce que je recherche. C’est pourquoi je te prie de ne jamais perdre espoir… Cela me permet de m’endormir avec une lueur d’espoir sur le monde actuel.)

- Bob Dylan, Ballad of a thin man (Pour les soirs où j’ai l’esprit d’un cow-boy, où j’ai envie de me déglinguer au saloon avec des danseuses lascives et des mecs qui me regardent de travers… Seuls Bob Dylan et Johnny Cash me font ça, les soirs d’alcool solitaire…)

- Massive Attack, Black milk (Cela me fait le même effet que Dead can dance, mais avec davantage de lascivité. Pour les nuits où je rêve d’être Naomi Watts dans Mulholland Drive…)

- Justin Nozuka, After tonight (Parce que je soupire à ma fenêtre telle Juliette attendant son tendre Roméo d’Asie. Le cœur a ses raisons…)

- Arthur H, Adieu tristesse (Parce que dans les pérégrinations nocturnes, il arrive des rencontres parfois furtives, mais la plupart du temps inoubliables. De ces rencontres, on retrouve en soi une certaine légèreté, une certaine poésie au monde qui nous entoure…)

- Monica, The first night (Un morceau R’n'B devenu assez vintage, mais assez péchu pour me préparer à une nuit galante…)

- Alain Bashung, La nuit je mens (Parce que l’ombre favorise les activités pernicieuses et illicites, et parce qu’Alain Bashung chante ici l’un des plus beaux textes contemporains sur le mensonge et la duplicité…)

- Jean-Jacques Goldman, Encore un matin (Il faut bien que la nuit se finisse…)

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Bonne nuit…

(cc) Ani-Bee

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