Présentation de l’éditeur : Paris, 1911. Missionné par Sigmund Freud en personne pour enquêter sur la mort mystérieuse d’un confrère, le docteur Du Barrail se lance dans une aventure où la vérité se cache loin en deçà des choses. Épaulé par Max Engel, un drôle de détective marxiste, et le sémillant psychiatre suisse Carl Jung, le jeune homme interroge les faits et sonde les esprits.
Mais il ne peut s’empêcher de soigner aussi les âmes ! Trouvera-t-il la clé de cette énigme dont trois femmes semblent être les troublantes héroïnes ? Contre toute attente, le propre passé de Du Barrail refait alors surface… Entre quête d’identité, suspense et histoire d’amour, un roman haletant qui nous transporte dans le Paris turbulent de la Belle Époque, sur les pas des pionniers de la psychanalyse.
Que cherchez-vous ? La vérité, monsieur, simplement la vérité. Elle soulage tous ceux qui la prononcent et le monde aurait moins de peine si elle revenait plus souvent. Passionné de littérature, de théâtre, d’art et d’histoire, Olivier Barde-Cabuçon a signé Les Adieux à l’Empire, un premier roman paru en 2006 chez France-Empire. Pour écrire Le Détective de Freud, ses principales sources d’inspiration ont été l’œuvre de Freud et les mémoires de Jung, fascinants personnages qui retrouvent vie sous la plume du romancier.
Mon avis : En plus d’être un excellent roman policier, avec un vrai sens du rythme et des coups de théâtre, deux choses ont également retenu mon attention dans ce livre : - la toile de fond du roman, à savoir les premières dissidences dans l’Association psychanalytique en 1911 et les premières remises en cause de Freud (déjà !) puisque l’enquête nourrit en quelque sorte cette évolution et en cela est très habile - la Belle Époque, cette période d’avant la première guerre mondiale où l’on voit s’esquisser le problème de l’émancipation féminine. Les femmes étouffent, avalées et ravalées au rang d’objet par leur statut et par la mode vestimentaire et cela est bien vu par l’auteur.
Les beaux et complexes personnages féminins du roman (la Dame en vert, la Dame aux Loups et la Dame de la nuit) sont tous autant de symboles de la révolte des femmes contre cette société macho et misogyne du début du siècle dernier. Une vraie réussite.
posté le 16/05/2010 | 1052 vues | aucun commentaire | tags: le detective de freud olivier barde-cabuçon critique livre | 16 ont aimé
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