Histoires

Vis ma vie de L.R.

 [Chaque semaine, découvrez les coulisses de Ladies Room où un membre du magazine nous raconte ses coulisses jour par jour, tout au long de la semaine. Pour cette nouvelle édition, c’est la charmante LilieM qui nous raconte son quotidien…]

Vis ma vie de L.R.Vis ma vie ? Franchement, je ne vous le souhaite pas, à moins de vous faire filmer 24h/24 et de gagner 15 000 euros au bout de l’aventure, si vous n’êtes pas démissionnaire avant !

Je plaisante, ma vie je l’aime. Je l’aime tellement que j’ai accepté la proposition de Cilule.

A l’heure qu’il est, je ne sais de quoi sera faite ma semaine. Elles passent toutes sans vraiment se ressembler. Il y a évidemment le rituel «enfant – boulot – maison» (pas de quoi baver donc…).  Puis, tout ce qui gravite autour de ma vie de jeune trentenaire (oui, c’est jeune 30 ans et quelques gros tas de poussières accumulés), qui se passionne pour tout mais qui n’a jamais le temps de rien. Entre mon job, mes blogs, ma fille à temps complet et ma vie de débauche à temps très partiel.

Bienvenue dans ma vie, en modes off et on LR… (ça commence mal, je parle trop).

Vendredi. Bonne fête, Robert. Comment j’ai tendance à procrastiner.
Réveil difficile si j’en juge mes yeux encore gonflés de sommeil et mes cheveux qui n’en finissent pas de concurrencer ceux de Tina Turner (celles qui ont les cheveux bouclés doivent comprendre). Je ne sais pas ce que je fais la nuit mais ça à l’air intense. Je devrais envisager une psychothérapie par hypnose pour lever le voile sur tout ça. A la place, je prends un mini-petit-déjeuner, un grand café et je m’affale devant mon ordinateur dans l’espoir matinal de rédiger une chronique.

Atteinte de procrastination aiguë, je décide plutôt d’aller faire un tour sur Ladies Room pour prendre ma dose de bonne humeur. Premier rire avec Melle C et son Votre cellulite, vous la prenez avec ou sans vergetures ?

Je bataille contre la pub Nivéa qui n’arrête pas de s’ouvrir dès que je veux cliquer sur le vis ma vie sur LR de Johanna qui vit à Ploucland (3 fois que je tombe sur leur site alors que j’essaie de fermer le pop-up, j’ai le clic trop rapide). Pour en revenir à Lady Johanna, je crois que nous sommes voisines puisque je vis à Beaufcity, le monde du web est si petit finalement.

Jusqu’à ce que mon cher et tendre se réveille en me disant : “tu ne travailles pas aujourd’hui ?” Si, malgré les apparences, je dois aller travailler. D’ailleurs, merci de me laisser la salle de bain, je suis en retard ! Je termine quand même de lire mes mails. Entre deux super promos de la Redoute et trois suggestions pour agrandir mon pénis et augmenter mes capacités au lit, je lis le communiqué n°99 de Ladies Room dont le titre «Les filles à la page, victimes de crampes aiguës d’index» me donne une idée : si je téléphonais à mon chef pour lui expliquer ce symptôme et lui dire qu’il m’était impossible de travailler aujourd’hui ?

Journée banale. Boulot, boulot, boulot, jusqu’à 16h30 et pas une minute de plus. Je ferme les guillemets de cette semaine pour rentrer guillerette chez moi, et refaire un tour sur Ladies Room, où j’ai très envie de lire l’article de Parenthèse aperçu ce matin. Il me donne du baume au cœur, même s’il me fait penser que mon job et moi sommes en phase de rupture. Il ne me libère plus, il m’emprisonne. Pourquoi je me plains, il y a pire après tout.

Revenons sur une note positive ! Ne pas oublier d’écrire jour après jour ma vie et mes relations ultra-intimes avec Ladies Room. Je me prends soudainement pour la nouvelle Bridget Jones qui aurait arrêté d’arrêter de fumer, de se peser, aurait un gentil mari et un enfant. Bridget Jones façon petite maison dans la prairie (les tartes aux pommes de Marie Ingalls en moins, faut pas exagérer non plus).

Samedi. Bonne fête du travail, à ceux qui en ont. Comment, à défaut d’emballer, j’ai survécu à une soirée «mecs».

Alors que je suis en pleine séance de vidage de dressing (traduction : les étagères sont vides, la chambre et le couloir sont inaccessibles car envahis de vêtements), des amis n’ont pas trouvé mieux que de venir s’inviter pour boire un café. J’avais projeté d’emballer toute la journée et de me défaire de mes affaires en vue de la brocante de dimanche prochain. Les fins de mois sont serrées… dès le 5 du mois d’ailleurs.

Après des hauts et des bas d’idées autour d’un café,
c’est décidé, ce soir on sort, l’un d’eux a besoin de se changer les idées. Voilà comment je me suis retrouvée la seule fille à dîner avec trois hommes (sans couffin, Mini-moi étant en compagnie de sa mamie) avant que le 4e nous rejoigne boire un «dernier» verre. Ce dernier verre qui se fait vite remplacer par un autre dernier verre. Normal, parler, ça donne soif.

Les hommes, justement, Mely en parle si bien dans son Au royaume des Ex Chapitre 2. J’attends avec impatience le chapitre 3. Ce soir là, ils avaient envie de parler des femmes, ces extra-terrestres qu’ils ont du mal à comprendre au moment où je vous parle, l’un divorçant, l’autre étant célibataire endurci.

Je suis face à un homme meurtri et je ne sais que lui répondre n’étant pas Docteur Es Femmes. Comme il existe des sérial connards, je ne peux m’empêcher de penser qu’il existe les mêmes en version 85B et qu’ils en ont rencontré une de trop dans leur vie. Le clou de la soirée, c’est le gérant du resto qui s’est mis à dragouiller ouvertement mon cher et tendre. De “t’es célibataire ?” à “t’as vraiment une bonne bouille”, j’ai assisté à cette scène peu commune. Non, il n’est pas célibataire, la seule femme à la table c’est la sienne, qui plus est mère de sa fille, et pour couronner le tout il est 100 % hétéro. Hein, rassure-moi chéri-chéri ? T’es bien hétéro ?

Toujours est-il que ce fut plus drôle que glauque, et que les plats sont tellement bons qu’on y retourne jeudi prochain pour le dîner de service annuel de ma boîte. A défaut d’avoir trouvé un mec ce soir-là, le gérant affichera complet jeudi prochain, on ne peut pas tout avoir dans la vie !

Dimanche. Si vous connaissez des Boris, embrassez-les pour moi. Comment j’ai su que je n’avais plus 20 ans.

Couchée à 3 heures. Sommeil trop léger. Réveillée à 9 heures. C’est une sieste que je viens de faire, pas une nuit ! Je suis tellement bien réveillée que je manque de me vautrer dans l’escalier, je glisse et me raccroche in extrémis à la rambarde. Et si j’osais la journée pyjama aujourd’hui ? Genre je ne m’habille pas, je prends ma douche à 16 heures, je glandouille toute la journée en lisant des trucs de filles (comment faire un bœuf bourguignon en 3 leçons) et en mangeant du chocolat.

Ce matin j’ai un peu les cheveux qui poussent à l’intérieur, le cerveau retourné et des yeux de cocker, mais qu’importe. Je me lance le défi de tenir toute la journée éveillée, sans faillir, sans faire de sieste et en résistant à l’appel de la couette. Soudain, l’effondrement. La crise de rire honteuse. Je suis devant mon PC pour prendre des nouvelles du monde, un onglet sur Libé, l’autre sur Ladies Room. Je découvre la blogueuse mode vue par Wannagetafly et j’éclate de rire, seule devant mon écran.

Lorsque Mini-moi revient, je joue avec elle, je range, on va se balader dehors… Poupées, playmobils, puzzle, dînette, vélo, tout y passe, une activité différente toutes les 5 minutes, pendant que mon cher et tendre ronfle à pleines narines (veinard). Fin de journée, pari réussi. Je n’ai pas fléchi. Je suis contente, j’ai relevé le défi. Résultat : à 20h15 je dors déjà comme une marmotte.

Lundi. Journée Mondiale de la liberté de la presse. Comment j’ai perdu un bras.

J’ai beau être matinale, j’ai vraiment très mal au bras. Impossible de le bouger. Mais qu’est-ce que j’ai encore fait cette nuit ?! Je me lève, et je le bouscule, il ne se réveille pas, comme d’habitude. En devant écrire ce vis ma vie, je me rends compte à quel point j’ai des habitudes bien ancrées le matin. Mon rituel grand café-clope-Internet. Peut-être suis-je une cyberdépendante qui s’ignore. Toujours est-il que je préfère regarder l’évolution de mon blog rank que celui de mon IMC. (les fluctuations de ce blog rank me rendent nerveuse, mais les mots clés qui font arriver sur mon site me font souvent sourire, exemples : lettre à mon facteur, oublié d’être femme, mettre dans votre panier de rencontres, les hommes sont des objets pour moi, etc.).

En arrivant au boulot, je me suis demandé si je ne m’étais pas trompée de jour. Ça m’arrive parfois, le samedi, quand je me réveille en sursaut de peur d’arriver en retard au boulot, ne sachant plus quel jour on est, ni si je travaille. Foutue horloge biologique. Ce lundi là donc, j’ai l’impression d’être dimanche : toutes les lumières sont éteintes, les bureaux fermés (et le café même pas lancé).

Puisqu’il n’y a personne, avant de lire les mails du lundi qui fâchent (ceux qu’on vous envoie le vendredi soir tard et qui vous annoncent que vous avez 3 réunions le lundi) je vais surfer un peu. Et, que lis-je, l’édito de Loou pour un «made in chez moi» ! Dois-je prendre ça comme un signe ? Serait-il temps pour moi de quitter ma petite entreprise et de me lancer dans la grande aventure indépendante ? Si vous saviez comme ça me tente, mais comme je suis frileuse. Je ferme la fenêtre sur le monde virtuel pour ouvrir une nouvelle page, blanche, à remplir, pour mon job.

Sauf que mon bras droit me fait défaut. Non, pas mon assistante, je n’en ai pas. Mon vrai bras droit. Je me souviens alors de cette foutue presque chute dans l’escalier. Cherche pas ma vieille, il t’a sauvé d’une chute, mais ton bras ce héros souffre et il va te le faire payer toute la semaine à coup de décharges électriques à chaque mouvement. La vengeance du bras vient de sonner.

Fin de journée. Coup de fil à ma sœur pour son anniversaire (c’était important de le dire). Regard rapide sur les promos maillots de bain. Fluctuations de poids obligent, je dois en changer tous les ans. Et la semaine prochaine, nous partons à Marseille, j’aimerais pouvoir me les geler la péter un peu dans un nouveau maillot… Ma journée s’arrêtera sur ce dilemme transcendantal, je suis incapable de faire quoi que ce soit de mieux aujourd’hui.

Mardi. A la saint Sylvain, fais ce que tu veux mais fais-le bien. Comment j’ai failli jouer à la fille qui se la joue.

Réveil brutal à 5h26. Après vérification, je suis bien dans mon lit, à côté de mon cher et tendre qui dort à pleines narines, et non pas dans un vieux coucou qui survole la mer avec des amis dedans qui ne portent pas leurs prénoms usuels. Note pour plus tard : acheter un dictionnaire des rêves.

Une réunion d’équipe dès le matin, 9 heures, ça vous met en forme pour la journée (Zzzzzzz). Après un tour de table où chacun liste ses projets (et moi, ma liste de courses dans un coin de mon cahier). Normalement, je devais avoir un truc sympa à vous raconter. J’aurais pu me la jouer aujourd’hui en annonçant : ce soir, j’ai une séance photos. Ben non, remballez la marchandise, ce sera pour une autre fois. Phab est malade, sa maison est contaminée, après sa crise de la quarantaine, monsieur se met en quarantaine, grippe intestinale (ou abus du week-end, l’histoire ne le révèle pas encore). Et moi je vais raconter quoi alors ?

L’idée, c’était de faire des photos de sa maison façon grand magazine déco. Quitte à avoir tout le matériel sous la main, nous en aurions profité pour faire des shoots, j’aurais posé, joué la pouf star sous les projos, fait l’amour à l’objectif, fait… Du calme cocotte, t’emballe pas, de toute façon c’est râpé. Et vu ma tête du jour cela aurait demandé trop de retouches. Pourtant, cela m’aurait peut-être permis de poster un look sur Ladies Room. Parce que c’est assez frustrant au final d’arriver sur sa page et de lire : aucun look. Oui, c’est pas faux, de là à me le faire remarquer ! 19h46. A défaut d’avoir un look, je publie un billet culturel.

Mercredi. Journée mondiale de l’hygiène des mains. Euh… et le reste ? Comment je sais que je suis une mère pour toujours.

Aujourd’hui, j’ai une envie compulsive de faire les boutiques. Normal, j’ai vidé mon dressing dimanche, je n’ai plus rien à me mettre. Vous connaissez sans doute le problème, aussi je vous passe les détails. J’aime les fringues, mais je suis aux antipodes de la modasse.

Alors que mon cher et tendre me glisse que «ça ne sert à rien de faire les magasins maintenant, attends les soldes», je lui prête raison et décide de rester chez moi. De toutes façons il pleut et ma dernière aventure shoppinesque avec ma fille s’est soldée en un échec : un jeu de cache-cache avec une Mini-moi qui s’amuse dans les cabines d’essayages, qui prend tous les colliers qu’elle trouve des présentoirs pour les mettre autour du cou, et qui essaie les chaussures de “grandes”. La honte ? Non, pensez-vous. Les vendeuses sont conciliantes, cette petite est “si mignonne”. J’assume entièrement la responsabilité d’être une mère.

J’émets même l’idée grotesque que ma fille pourrait m’aider à emballer les objets inutilement conservés depuis 33 ans, toujours en vue de cette foutue brocante. Non, je préfère le faire seule et faire le deuil de mon passé tranquillement. Fin de journée de mère, je n’ai qu’une envie : me vautrer lamentablement devant une émission du type Nouvelle star (J’ai honte, je ne sais même pas qui est Luce).

Non, ne fais pas ça… Résiste (petite pensée au passage à Cilule, fan de la nouvelle star !).

Jeudi. Vous en connaissez, vous, des Prudence ? Comment je bâcle mon « vis ma vie » en trois temps trois mouvements ;).

- Auto-motivation du jour. Allez bouge-toi les fesses Lilie et va te préparer au lieu de lire.

- Premier mail reçu du jour : Le 100e communiqué de presse de Ladies Room. Pour fêter ça, je m’envoie un café-crème.

- Auto-portrait du jour : Moral dans les genoux et genoux dans les talons.

- Pensée du jour : Je suis remplie de pourquoi. Pourquoi tout et pourquoi rien, mais pourquoi quand même.

- Info du jour : Mon cher et tendre, à la lecture de ma semaine, a l’impression d’être seulement, je cite, «une paire de narines» ! Ce qui, je vous assure n’est pas le cas.

- Satisfaction du jour : Avoir réussi, avec une semaine faite de petits riens et un bras en moins, à remplir grassement les cases vides d’une semaine pour Ladies Room.

- Sortie du jour : Repas d’équipe. Chouette… pour fêter ça, je m’en grille une.

En achevant ce «vis ma vie », je me rends compte qu’il est finalement moins drôle que le journal de Bridget Jones et moins tarte aux pommes que Caroline Ingalls. C’est tout simplement un bout de ma vie avec que du moi dedans, c’est déjà bien. J’ai réussi le pari de rendre ma copie à temps et je me sens comme mise en pâture à toutes les ladies (et les quelques Gentlemen qui traînent ici aussi).

Les mains tremblotantes, le front dégoulinant de perles de sueur et l’estomac noué, je saute le pas : je clique sur «Envoyer». Advienne que pourra !

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