J’avais entendu parler de Poppy Z. Brite par Dahlia qui lui avait consacré un article et ce samedi-là , alors que je trainais, une boisson énergétique à la main, sur le stand du Diable au Salon du Livre, mes yeux puis mes mains ont agrippé Alcool et sont reparties avec.
Rickey et G-Man, habitués des petits boulots en restauration dans les restaurants de la Nouvelle Orléans, décident d’ouvrir un restaurant au concept original, basé sur les habitudes de la ville, à savoir mettre de l’alcool dans tous leurs plats.
Au-delà de l’histoire de la création et de l’ouverture d’un restaurant, Poppy Z. Brite nous emmène ici dans les odeurs, les couleurs, les règles de la Nouvelle Orléans, dans la vie de deux jeunes hommes qui aspirent à un peu plus que ce à quoi leur enfance et adolescence les destinaient.
C’est un roman qui sent bon, qui donne faim, qui donne soif, qui fait voyager, c’est un vrai bol d’air. Poppy Z. Brite nous emmène dans sa Nouvelle Orléans, au cœur de cette ville pleine de d’histoires, de traditions, de mélanges culturels. On y parcourt les rues pleines de colliers de Mardi Gras, on y respire les effluves cajun, épicées, alcoolisées, on y rencontre des personnages charismatiques, des personnages attachants, émouvants, motivants.
On y suit le montage d’un restaurant, les obstacles, les règles, les étapes, la jalousie, l’envie, l’orgueil, la joie, le découragement de ces deux jeunes confrontés à une entreprise qu’ils n’avaient pas vraiment imaginé pour eux.
Tout ça sur fond de carte de restaurant, de création de plat, de recherche culinaire, d’amour de la gastronomie.
Alcool a bon goût, passe bien et laisse un après des plus agréables, à lire !
Alcool, Poppy Z. Brite
Paru le 4 septembre 2008 au Diable Vauvert
posté le 22/04/2010 | 919 vues | 3 commentaires | tags: Poppy Z. Brite alcool critique bouquin | une personne a aimé
ah ah ah j’adore, merci de ton commentaire :D
Je ne suis pas habituĂ©e Ă dĂ©chaĂ®ner les passions avec mes articles intellos chiants sur les livres mais lĂ tu viens avec un commentaire de justifier tout un tas d’articles! :)
Pour digresser sur l’auteure, je pense du coup aller faire un tour du cĂ´tĂ© de (non pas chez swan) ses autres bouquins, histoire de…
Et pour les articles, ne te gĂŞne surtout pas!!
:)
Ah mais fais donc. Et puis, si j’ai le courage, je te rejoindrais dans ton combat littĂ©raire en commentant d’autres livres (d’elle et d’autres auteurs aussi…)
LĂ , j’ai commencĂ© un regroupement de nouvelles qui s’intitule “petite cuisine du diable”. C’est assez particulier (comme chaque histoire de Poppy d’ailleurs), mais j’aime.
J’ai dĂ©jĂ ma petite idĂ©e de sujet d’article (je pourrais illustrer par coupable, je vais voir…). Ça me permettra de renouer avec les textes de poster ici.
J’adore mes histoires, mais de temps en temps, un simple texte c’est tout aussi agrĂ©able x)
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Mon dieu, on ne se connait pas, mais… je peux te faire un câlin ?
Bon, contenons nous.
Je m’explique : je suis ce site depuis un petit moment, et si beaucoup d’articles me plaisent, je ne m’Ă©tais encore jamais inscrite).
Or, tu m’en as convaincue en l’espace d’une seconde : celle qu’il m’a fallut pour capter cet article sur Alcool, un livre magnifique, un livre dont je suis tout juste en train de finir les pages.
Mais avant tout, il s’agit d’un livre Ă©crit par une auteur que j’admire, et que j’ai dĂ©couverte avec le Corps Exquis, poursuivie avec Ă‚mes Perdues et Coupable (et je ne compte pas m’arrĂŞter lĂ , bien au contraire).
Bref. Ça c’Ă©tait pour l’introduction.
Que dire ? Il doit me rester l’espace de quelques pages, je crois donc pouvoir m’exprimer lĂ dessus.
DĂ©jĂ , je trouve le concept gĂ©nial. Tout un menu Ă base d’alcool, saupoudrĂ© de manigances en tout genre, de jalousie, “de mĂ©chants” qui sortent du lot (parce que Mike n’a, avouons-le, en tant que mĂ©chant, pas une once de classe… et pour moi qui Ă©tait habituĂ©e Ă des mĂ©chants qui tuent tout, ça dĂ©concerte un peu).
Et mon dieu comme tu as raison. Car oui, je confirme, ce bouquin donne FAIM.
Toutes ces descriptions de plats, qu’on a presque envie de prĂ©parer soit mĂŞme bien qu’on soit Ă peu près sĂ»res de ne pas obtenir un aussi bon rĂ©sultat. Et puis, il faut dire que ce n’est pas la description d’une cuisine classique.
Non, les plats qu’on nous Ă©voque donnent VRAIMENT l’eau Ă la bouche.
Sinon que dire ? J’ai Ă©tĂ© plongĂ©e dans Alcool du dĂ©but Ă la fin (Ă ne pas confondre avec “j’ai Ă©tĂ© plongĂ©e dans l’alcool du dĂ©but Ă la fin”…).
C’est un livre incisif, palpitant, parfois drĂ´le (j’ai adorĂ© l’histoire du pacte d’ivrogne, par exemple, ou la suggestion de dĂ©sert du masque mortuaire “Non, je t’assure, une glace au camembert, ça ne se fait pas Tank”… et Mike ne manquait pas de me faire rire avec ses thĂ©ories farfelues et sa personnalitĂ© paranoĂŻaque).
Et puis, il faut dire que son style reste particulier et franchement agréable. Ça se lit tout seul.
Un regret ? Peut ĂŞtre le fait de ne pas avoir pu savourer cette Ĺ“uvre dans sa version originale…
(HS : c’est que, maintenant que me voilĂ inscrite, j’aurais presque envie d’Ă©crire des articles…)