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Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.

Étant plus jeune, en termes de bandes-dessinées, j’étais plutôt branchée Schtroumpfs, Benoît Brisefer, Le Petit Spirou, Tintin et consorts… Adèle Blanc-Sec ? Inconnue au bataillon. Mais dernier film de Luc Besson oblige, bande-annonce “mystère et boule de gomme”, une Miss Météo bien regrettée au casting, j’étais contrainte et forcée de troquer ma place au soleil contre un léger détour dans les salles obscures.

Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, c’est un conte merveilleux, enjoué, qui donne aux adultes l’envie d’être des enfants à nouveau. J’étais comme une mioche devant cette histoire narrée par je-ne-me-souviens-pas-qui, probablement Mathieu Amalric à qui je voue un culte incommensurable, que j’ai cherché et scruté durant tout le film sans jamais réussir à reconnaître son minois derrière quelque personnage que ce soit.

Louise Bourgoin a, dans le film, ce quelque chose qui vous fait automatiquement et constamment sourire, pendant toute la durée du film, à la manière d’une Catherine Frot dans ses rôles (parfois tragi-) comiques. Amusante, impertinente, même touchante, sa légèreté porte complètement le film.

Dans l’ensemble, on songe à une vaste blague. Un enchevêtrement d’évènements qui se rattachent les uns aux autres bon gré mal gré, la sauce prend ou ne prend pas. Moi, j’ai été touchée et embarquée dans cette histoire sans queue ni tête, parce que j’y ai retrouvé mon âme d’enfant. J’avais envie de croire à ces histoires que je lisais étant enfant, avec des ptérodactyles en plein Paris et (attention, spoiler !) des momies qui reviennent à la vie. Et puis, le beau, grand, viril Gilles Lellouche en inspecteur de pacotille, comme un espèce de Dupond sans son Dupont, bon à rien, et Jean-Paul Rouve tout aussi burlesque, ça vaut le détour, non?

Pour toutes les assoiffées d’aventures extraordinaires, ce film est fait pour vous. Pour les autres… ma foi, rachetez-vous une sensibilité d’enfant.

7 Responses to “Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.”

  • J’ai pas vu le film mais cette dernière phrase est vraiment de trop au même titre que les “je plains les sombres connards qui n’ont pas aimés” qu’on peut lire parfois sur le net. Etrange comme la sensibilité d’enfant peut rendre agressif…

  • Ah, non, rien d’étrange là-dedans. Je puis t’assurer sans ciller que mon agressivité est bel et bien un résidu de ma personnalité d’adulte, qui entache malheureusement ma sensibilité d’enfant, faut croire.

    Je rectifierai donc, pour ta gouverne, et parce que tu n’as pas foncièrement tort : “Pour les autres, et bien ma foi… Des goûts et des couleurs on ne discute pas.”

  • Moi aussi j’ai eu le sentiment d’une vaste blague! mais sans avoir l’impression qu’on se fichait de ma poire non plus… assez étrange en fait! :D

  • Si on m’avait pas forcé, j’aurais sans foute jamais pris la claque que j’ai pris. Parce que très franchement, la bande-annonce ne m’avait pas tant convaincu. Et puis j’ai lu cinq Bd dans ma vie, je pense. Adèle Blanc-sec? Connaît pas!

    J’ai accroché à ce film. Parce que quoi qu’on en dise, je l’ai trouvé différent.
    Parce qu’il n’y a pas vraiment de scène niaise à la je-te-regarde-dans-le-blanc-des-yeux-avec-une-expression-pitoyable-qui-demande-que-tu-pose-ta-bouche-sur-ma-bouche-et-qu’éventuellement-tu-tourne-ta-langue-sept-fois-dans-le-sens-inverse-des-aiguilles-d’une-montre (vas-y respire). Et ça, c’est chouette. Je suis très sensible à l’image de la femme, et là, s’en est pas une comme les autres, vraiment. Mais là, je parle du fond : le personnage existait avant le film.

    J’ai aimé parce que ce film ne veut rien dire du tout. Parce que c’est un joyeux bordel. Que les tenues d’Adèle, beh, je les veux. Que les momies, elle sont trop cool. Que le film n’en fait jamais trop, ou presque et que de toute façon c’est absolument décalé, et c’est ça qui plait.

    Heureuse que toi aussi tu ai passé ton film a cherché Amalric. D’ailleurs, une fois à la fin, ne l’ayant toujours point aperçu, j’ai du me rendre à l’évidence : il jouait bel-et-bien le monstrueux Dieuleveut.

  • C’est ce que j’ai fini par réaliser.
    Dieu ce qu’il est court sur pattes. Ou alors Miss Bourgoin est désespérément grande. :D

  • Louis est très grande, de base. Et le réalisateur a voulu qu’elle porte sans cesse des talons pour être au dessus de tout les hommes.

    Mais il doit pas être bien grand va.

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