Coeur

Mon amour, j’ai pensé avec naïveté…

Une fille, en théorie, ça croit au prince charmant.

Une fille, en théorie, ça aime attendre, pendue à son téléphone, l’appel de son amoureux. 

Une fille, en théorie, ça pourrait lâcher ses copines d’un seul coup de fil de l’être aimé.

Une fille, en théorie, c’est mièvre.

Une fille, en théorie, ça n’osera jamais demander à un garçon des conseils amoureux…

Mais au final, une fille, qu’est-ce que ça attend de l’amour ?

Mon amour, j’ai pensé avec naïveté…Au vu d’un débat récent que j’ai eu avec quelques demoiselles (et deux jeunes hommes plantés là), il semblerait qu’il subsiste une grande incompréhension entre les hommes et les femmes, même si les rapports se sont considérablement équilibrés et libérés. Le fait culturel est là : les conceptions masculines et féminines des rapports hommes/femmes restent tranchés et imbuvables pour l’autre sexe.

Malgré tout, on peut observer quelque chose : les garçons semblent désormais plus curieux de savoir ce qu’il se passe dans nos petites têtes. À croire que nous sommes devenues la dernière énigme de l’humanité à percer. En un sens, je trouve cette réaction assez saine. Même si chacun doit garder sa part de mystère, l’explication de certains points peut considérablement pacifier des relations qui restent malgré tout tendues.

Autrement dit, Ladies, nous avons malgré tout beaucoup à apprendre des hommes. Car très peu d’entre nous oseraient demander pourquoi l’éjaculation faciale est devenu l’un des climax dans les fantasmes masculins (je suis consciente que l’exemple pris est hardcore, mais je persiste à dire qu’un bon débat sur l’éjaculation faciale avec son mec vaut toutes les pleurnicheries entre copines…). Je persiste à dire, pour avoir traîné dans des cercles très masculins, que non, les discussions entre mecs, ce n’est pas que Radio bière-foot.

Malgré tout, il subsiste comme une sorte de malaise lorsqu’un garçon ou une fille est le/la seul(e) représentant(e) dans une discussion de l’autre sexe. Un copain m’a raconté récemment sa gêne lorsque, lors d’un dîner au restaurant avec sa compagne et quelques amies, il a surpris une discussion extrêmement crue. Mais il comprendra qu’il a plus appris de cette soirée que de sa vie commune avec Madame…

Il est donc encore perçu comme une indiscrétion de poser les questions les plus farfelues à l’autre sexe. Le film Ce que veulent les femmes, avec Mel Gibson, est de ce point de vue très révélateur. Savoir ce qu’il y a dans la tête de l’autre sexe est quelque chose de perçu comme incongru, voire interdit, mais tellement enrichissant pour valoriser les relations humaines. Alors qu’il faudrait parfois se sortir les doigts des fesses pour demander franchement ce qui passe par la tête de notre partenaire.

Bref, les relations hommes/femmes ne doivent pas être aveugles, ni naïves. Un peu de bon sens, diantre !

(cc)  adineland

5 Responses to “Mon amour, j’ai pensé avec naïveté…”

  • @Storia : j’ai l’impression que tu parles de cette incompréhension comme d’un fait récent. Je ne crois pas au contraire (si c’est bien ce que tu veux dire). La femme est au centre des questionnements masculins depuis des siècles… Partout, chez la plupart des philosophes ou romanciers, on peut trouver cette interrogation ultime : c’est quoi une femme ? J’ai le sentiment que les choses ne sont pas si tranchées, mais qu’il s’agit plutôt de nos rapports les uns aux autres qui évoluent sans cesse. Les époques ont vu changer les comportements, la société a changé, si bien que les rapports humains évoluent de fait. Je crois que c’est aussi difficile de comprendre une personne avec qui tu n’as aucun point commun, même du même sexe. Quant au malaise dont tu parles quand il y a minorité au sein d’un groupe de l’autre sexe, ça dépend complètement du caractère de la personne… j’ai des copains qui se sentent comme à la maison, et moi en tant que fille, je peux faire de même. Mais ce malaise peut se présenter aussi quand tu es dans un nouveau groupe, ou avec des personnes avec lesquelles ça n’accroche pas… Je ne sais pas enfin… ça me semble bien plus compliqué.

  • @Melle C. : Non, je déplore juste que, du fait que la société occidentale se soit en partie mixifiée, il subsiste ce genre de questionnement, alors qu’il devrait y avoir davantage de connaissance de l’autre sexe.
    Au vu de la discussion que j’ai eue jeudi soir, je peux t’assurer que beaucoup de choses restent tranchées quant à l’incompréhension hommes-femmes. Ce que je ne comprends pas, c’est qu’avec une meilleure connaissance de l’autre sexe, on préfère quand même se référer à des personnes du même sexe quand il subsiste une interrogation sur l’autre sexe.

  • C’est déplorable mais finalement plutôt logique… Je vois plutôt ça comme un reportage au jour le jour pour comprendre les autres. Après, je ne ressens pas trop ce clivage dont tu parles, mais je suppose que c’est assez personnel. Il y a effectivement plein de différences entre hommes et femmes, et heureusement, mais aujourd’hui, on cherche à se connaître. Ce qui est positif je pense, si on compare aux sociétés d’autres pays ou d’autres époques.

    Je ne sais pas si on peut dire qu’on se connait mieux en fait. On cherche, c’est sur, mais au final, c’est constamment mouvant. Du coup, c’est comme réapprendre ce que tu as enfin compris la veille ^^

  • @SG: quel intérêt de cet article???? à mon sens aucun…je suis désolée de te le dire!!!!!

  • @bbb : Effectivement, ce papier a été écrit hors contexte. Disons que j’ai assisté au comité de rédaction de LR jeudi dernier, et est venu sur le tapis toutes les questions que se posaient les garçons. De là sont parties certaines réflexions : pourquoi les garçons osent-ils plus poser des questions intimes aux filles que l’inverse, quelles sont nos priorités dans les relations (copines ou mec)… D’où cet ensemble de constatations qui peuvent te paraître confuses.

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