musique

Rock en Seine 2010 : j’en serai (et sans vodka)

  • Vous avez suivi les tribulations de Storia Giovanna lors de son premier festival parisien (ici, ici, ici et encore ici), vous avez apprécié ses coups de gueule, ses coups de sang, ses coups de flips, ses coups de cœur… Et ben voilà : Storia Giovanna à Rock en Seine revient en deuxième saison pour votre plus grand bonheur.
  • C’est surtout que ReS 2010 a une programmation très ambitieuse (dévoilée le 30 mars 2010 – le jour de mon anniversaire, pour bien me mettre en joie…), comme à son accoutumée. De quoi justifier les 99 € (prix mirobolant pour un festival, où théoriquement, la barrière psychologique se situe autour de 70 €) que je débourserai.
  • Par contre, cette année, j’aurai mes résolutions :
  • No alcohol, même si les concerts sont chiants et /ou annulés. Si c’est pour me faire ramener par ma collègue au métro et subir depuis ses regards désapprobateurs qui me prennent pour une fille dépravée, ce n’est pas la peine.
  • Je prends mon vendredi. Déjà, faire ReS en afterwork, c’est moyen. La preuve : on n’est pas dans l’ambiance, on a encore les dossiers en tête, pfff… Et puis ramener ses affaires du travail, c’est courir le risque de les perdre…
  • Je perds 75 kgs pour être à la mesure du défilé de mode. Non, je déconne. Je n’entends pas rivaliser avec les demoiselles du XVIe avec leurs looks hippie chic et tout le toutim. Je viendrai avec mon jean déchiré, mes Converse roses et mes plus beaux t-shirts rayés. Allez, je me suis acheté une chemise à carreaux chez H&M. Mais ce sera ma seule concession.
  • En vérité, ReS, c’est toujours la même chose. On retrouve ainsi les mêmes avatars dans la programmation (non, pas les Na’vi…). Mais en même temps, c’est ce qui fait le festival aussi. Donc cette année, comme l’année dernière, il y aura :
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Le groupe-qui-rend-trop-bien-en-studio-mais-qui-ne-paraît-pas-folichon-en-live : Bloc Party (2009) laisse sa place à Massive Attack. Mezzanine de Massive Attack, c’est une partie de mon adolescence quand même. Mais la partie un peu dark (alors que je considère le grunge et l’italo-dance comme la partie lumineuse). Le son trip-hop est très joli dans sa chambre, éventuellement avec des bougies et devant sa dissert’ à rendre pour demain matin. Ça l’est moins en plein été sur une pelouse. En gros : je sens l’ennui me gagner (mais promis, sans vodka), mais la curiosité m’animer.
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)L’artiste-pop-écossais : Amy McDonald (2009) laisse sa place à Paolo Nutini. J’avais loupé le concert d’Amy McDonald pour cause d’obligations professionnelles l’an dernier. Mais pour avoir déjà vu Paolo Nutini sur scène, en enlaçant un Tiny très tendre, je connais la valeur de la bestiole. Donc je me dis concert tranquille, mais bon concert quand même (s’il daigne rester assez sobre pour assurer le concert jusqu’au bout).
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Les artistes-canadiens-so-waouh : Vampire Weekend (2009) laisse sa place à Arcade Fire. Quand il a appris la nouvelle, le stagiaire traducteur qui évolue dans ma boîte (le même qui s’est fait avoir par le monstrueux poisson d’avril que représentait l’annonce de la reformation des Smiths) a poussé sur mon mur FB un cri digne d’une fan de Robert Pattinson. Depuis le temps que mon cousin, au sommet de la hype et de l’underground, essaie de me convaincre qu’Arcade Fire, c’est bien, et bien je vais le vérifier sur place…
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Les vieux-qui-font-leur-come-back : Madness (2009) cède sa place à Roxy Music. Le groupe de l’ultra-dandy Brian Ferry, dont Alain Chamfort serait un peu le double français (pour vous donner une idée du scandale), se reforme après plus de 25 ans d’absence. Ils ont du mal à payer leur retraite ? M’enfin, s’ils reviennent avec autant de jus que Madness, ça s’annonce bien.
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Les keupons-californiens-devenus-trop-commerciaux-pour-être-keupons : The Offspring (2009) cèdent la place à Blink 182. C’est un des gros problèmes des groupes de punk californien : en général, le premier album est bien, mais dès lors que Geffen a mis le grappin dessus, ça devient du grand n’importe quoi. Fallait-il que ce énième avatar se reforme, si c’est pour nous servir de la soupe à base de pouffiasses décolorées et de riffs de guitare mous ?
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)L’Anglaise-renoi-complètement-ouf : Ebony Bones ! (2009) cède la place à Skunk Anansie. Là, c’est ma sœur, qui pousserait des cris d’hystérique. Lorsqu’elle avait 16 ans (je vous parle de ça, en 1995), elle est allée en Angleterre, et ça lui a retourné le cerveau. Elle a ramené du son : Elastica, Supergrass… et Skunk Anansie. Bref, toute la programmation de la Route du Rock de cette année-là, qu’elle vécut comme une parenthèse enchantée. Je peux vous dire, j’en ai bouffé durant mon adolescence. Et je vais enfin juger sur pièce.
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Les artistes-putain-mais-rien-à-voir-avec-un-festival-de-rock-nous-c’est-du-son-urbain-qu’on-fait : Macy Gray  (2009) cède la place à Cypress Hill. L’un des nombreux avatars du son West Coast des années 1990 revient en force 15 ans après. C’est une particularité à ReS : ça a beau se revendiquer comme un festival de rock pur et dur, il y a des petites « coquilles » qui se glissent parfois dans la copie. Est-ce que, malgré tout, la copie sera digeste ?
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Le groupe-électogène-de-fin-de-soirée : Birdy Nam Nam  (2009) cède la place à 2 Many DJ’s. Là, je sens le bon son et le bon kif. D’abord, parce que j’ai pris un minimum connaissance des mix-tapes de ces trublions, mais surtout, je n’aurai pas d’impératif de dernier métro (puisque j’aurai déménagé logiquement du logis). Enjoy.
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Les groupes-wah-tellement-bon-que-je-reviens-mais-pas-avec-mon-groupe : Dave Grohl  (avec Them Crooked Vultures, 2009) cède la place à Kele et Queens of the Stone Age. Kele est venu l’an dernier pour le soporifique concert de Bloc Party. J’espère au moins qu’il va assurer tout seul. Quand à Queens of the Stone Age, ces mêmes membres de Eagles of Death Metal et Them Crooked Vultures avaient tellement donné d’amour au public de ReS qu’ils ont décidé que non, ce n’était pas assez. Décidément, ReS est un festival où tout le monde aime revenir (sauf les frères Gallagher et surtout pas Amy Winehouse).
  • Rock en Seine 2010 :  j’en serai (et sans vodka)Le groupe-de-big-beat-made-in-UK-trop-culte : The Prodigy (2009) cède la place à Underworld. Born slippy étant devenu quasiment un hymne générationnel à la mesure de Wonderwall de Oasis, Underworld a su se dégager dans le monde déjà bien encombré du big beat UK des années 1990, tout en faisant profil bas par rapport à des pointures comme Fat Boy Slim, The Prodigy, The Chemical Brothers et consorts.
  • Après ce petit aperçu de la programmation, je vais vite acheter mon pass 3 jours. Ça va me coûter bonbon, je vais voir la même chose que l’an dernier, mais je m’attends à avoir un plaisir immense. À suivre…

2 Responses to “Rock en Seine 2010 : j’en serai (et sans vodka)”

  • merci pour ce petit aperçu rapide ! je serai également de la partie cette année (presque 4h de train pour arcade fire, beirut, massive attack et tutti quanti, hum).

  • Ben finalement, j’en serai pas. Pour la simple et unique raison que j’ai fait les Solidays, et que, cette année, l’affiche ne m’a pas semblé mirobolante…

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