Coeur

What about Spring in Paris

Cela va faire le troisième printemps que moi, petite Bretonne, je vis à Paname. Et c’est toujours une vraie  joie de redécouvrir la ville telle que j’ai pu la découvrir.

What about Spring in ParisJe suis en effet arrivée à la capitale, et plus exactement à Montparnasse le jour de mes 25 ans, le 30 mars 2008. Arrivée sans le sou – véridique –, j’ai vécu en deux ans un vrai concentré de vie : entre un stage dans une super maison d’édition – merci l’Atelier –, deux mois de chômage, une carrière qui commence dans une autre maison d’édition géniale, de nombreuses connaissances masculines, une histoire d’amour somme toute assez jolie (sauf la fin, mais c’est une autre histoire), la découverte de Ladies Room et de la Batucada, j’avoue que cette période de ma vie m’a semblé plus intense qu’à l’accoutumée.

Et puis Paris, même avec les transports en commun, même avec les Parisiens qui tirent la gueule, même avec les touristes japonais, restera toujours Paris. Cœur de Pirate disait récemment : Quand je suis arrivée la première fois à Paris, même le périphérique, je le trouvais joli… Car c’est une ville qui respire non seulement la pollution et les gaz d’échappement (quand ce n’est pas les déjections), mais aussi la poésie et le romantisme. Ceci est surtout vrai au printemps, quand le soleil rougeoie au-dessus de la Tour Eiffel pour venir se refléter dans la Seine. Ce n’est pas pour rien que des millions d’amoureux se photographient sur le Pont Neuf…

Et puis il y a des choses à faire à Paris au printemps. Voici donc une revue de mes petits plaisirs primesautiers, mais urbains quand même :

- Se balader, par exemple au Parc Montsouris. Bon, évidemment, il ne faut pas être allergique au pollen, sinon, c’est une véritable souffrance. Aaaaah… Lézarder sur l’herbe en délicieuse compagnie, à l’écart des étudiants qui viennent réviser (parce qu’en plus, il y a des bornes Wifi à Montsouris – on est à côté de la Cité Universitaire). J’ai des petits souvenirs de lectures amoureuses, moi tranquillement allongée sur le ventre à lire, tandis que mon galant me caressait la tête en somnolant tranquillement avec le son de ma voix… Un seul inconvénient : le RER passe au milieu du parc, certes en souterrain, mais tout de même. C’est un fait : dans tous les parcs de Paris, on n’est jamais coupé de la civilisation…

- Comme les jours se rallongent, on est moins pressé de rentrer chez soi. Car « chez-soi », pour un Parisien, se réduit souvent à 10 m², surtout quand on est célibataire. Avouez que c’est déprimant d’être en open space toute la journée et de se retrouver avec une part d’intimité aussi ténue une fois le soir venu. Par chance, Paris, ce n’est pas Saint-Brieuc, il y a un minimum d’animations autres que des punks à chien dans les rues.

- Il fait beau, on peut aller en terrasse. Et quel est le principal intérêt de la terrasse parisienne, à part de fumer sa clope ? C’est celui de mater les gens en nombre dans la rue. À ce propos, quand je suis arrivée à Paris, j’ai été stupéfaite (et très émoustillée) de voir la proportion de beaux gosses dans le métro. Je ne savais plus où donner des yeux. Peut-être que cela a fortement contribué à la recrudescence de ma libido… Pour en revenir à la terrasse, l’un des sports incontournables à pratiquer entre copines est celui du matage de fessier, avec si possible barème de notation et assez de vodka dans la glotte pour aller demander le numéro du beau brun qui vient de vous passer sous les yeux.

- Les musiciens n’ont plus froid. Donc au lieu de nous briser les parties dans le métro, où, avouons-le, la réverbération n’est pas très flatteuse (d’où l’impression qu’ils doivent vraiment avoir la dalle pour qu’on ait à supporter leurs beuglements de veau atteint de Creuzfeld-Jacob), ils s’adonnent à leur art en plein air, et si possible sans ampli, pour donner un côté plus roots à leur interprétation, ce qui saura ravir davantage les oreilles des plus mélomanes des piétons.

- Le printemps, à Paris, c’est aussi culturel. Il y a notamment un fameux festival de jazz que j’adore, Jazz à Saint-Germain-des-Prés, tous les ans au mois de mai. J’y suis allée l’an dernier voir André Manoukian et Nick Cowley avec mon ancien compagnon, et je me suis régalée. Paris et ses festivals de printemps : une vraie bouffée d’air frais.

- Enfin, c’est aussi l’occasion de s’en échapper le week-end. Pour aller notamment à Deauville, Cabourg ou la Baie de Somme, voire en Sologne pour les plus campagnards. Un peu comme Rennes : les dimanches, la ville est déserte, ils sont tous partis à Saint-Malo. Paris, c’est pareil…

Bref, Paris revit au printemps. C’est pour cela qu’elle restera pour moi la plus belle ville du monde…

(cc) stephanie ★

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