On continue.
Je continue.
Ca a l’air de te plaire.
Que je fasse ça.
Que je lise par-dessus son épaule.
Que je te raconte ce qui se passe dans son carnet.
Tu as faim ?
D’elle ?
De ses secrets ?
D’instinct, tu la cherches des yeux.
Mais elle est encore de dos.
Elle est toujours de dos.
Ce n’est pas qu’elle se dérobe à ton regard, non, c’est juste que tu es invisible.
Totalement.
ELLE attend déjà la prochaine rencontre, elle ne peut pas te voir, tout entière plongée en elle pour mieux se retrouver avec LUI.
LUI EN ELLE, et tu le sais.
Ca te fait mal, mais chaud au ventre en même temps.
Tu veux savoir.
Et puis, aussi…
ELLE aime bien te montrer son dos.
Commande-nous un café, et un pour elle, oui, un autre.
Je commence ?
Tu m’écoutes, mon Ange ?
Je ne parle pas assez fort, trop de bruit dans ce café ?
Ou bien c’est une excuse pour plus t’approcher de moi, encore ?
Pas besoin d’excuse, mon Ange.
Viens.
Venez, tous.
Toutes.
Venez lire ses amours à ELLE, à la vie mouvante.
Parce que là , elle serait capable d’appeler son Amant CHÉRI, c’est vous dire son état.
Fidèle PetitePlume, qui sait, de temps à autre, attirer une nuit son regard vers l’essentiel de nos journées, la pensée du corps de l’autre qui nous hante tellement que l’on croit se voir tous les jours.
Et pourtant.
Et pourtant, jamais, en vérité.
Elle a mal vrai de vrai.
Regardez son corps tendu vers cette porte, en sachant très bien que personne ne la franchira.
Regardez-là en détail.
« Obligée, déjà , DE PENSER A LA RENCONTRE .
Insomnie.
Permanentes.
Ses visites, même courtes, m’épuisent.
Ses visites, surtout si elles sont courtes, m’épuisent.
Avant.
AVANT.
Il me demande, au milieu de la nuit, si je veux « qu’il passe ».
Passer.
Il y a le passe partout, le passe muraille, passer repasser et trépasser.
Il y a PAS ASSEZ, aussi, en cherchant bien en cherchant loin.
Alors c’est oui, oui toujours oui, de peur aussi de passer mon tour et lui son chemin.
Ainsi, comme l’avant-gout des plaisirs, comme la première larme blanche de son sexe au fond de ma bouche.
*Texte mis en bouche par moi*…
C’est idiot de penser à cela, non ?
Queue mise en bouche par lui…
C’est idiot de penser à cela, non ?
Mais son sexe c’est…
Un poème.
Le sucer c’est comme jouer au théâtre, il faut y mettre tout son cœur, il faut attendre les rappels et se laisser envahir par le jeu.
Il joue avec moi l’air de ne pas y toucher.
Tant qu’il me touche, moi je me laisse faire.
Je me laisse avoir, aussi.
Mon Amant.
*Sexe mis en bouche par lui*, j’aime.
Je l’aime.
Oh non, pas le droit de dire ça.
Interdit.
Mais.
Mais ne plus rien refuser sous prétexte de.
Laisser venir les choses à moi, le laisser venir à moi quand il le désire.
Ne pas lui tenir rancœur je te rends mon cœur, mon Cœur…
Des jours où il ne désire pas.
Rien, même pas moi.
Ou en silence.
Oui, l’Amant, toujours ça de gagné.
J’égrène ces nuits de bonus comme les sœurs leurs chapelets, en priant pour la prochaine.
Je pense à tout cela quand je lui dis oui, il sent ma voix trembler c’est l’émotion tu me veux, enfin ! c’est rien, rien, ne t’inquiètes pas oui dépêche toi oui oui oui bien sûr je veux te voir je veux t’avoir oui tes mains pour me réveiller et ton sexe dur pour m’éveiller plus encore.
Tu me souhaites bonjour en me pénétrant, et alors que cette journée enfin commence.
OUI
LÃ , j’attends.
Toujours dans ce café, rue de la Fidélité.
La blague.
Douce et jolie blague…
Énième café et millième mot, je note.
J’écris que je ne lui ai jamais dis non.
J’écris que je vais écrire l’histoire sur son corps. »
Elle est épuisée.
Éreintée.
Ses reins.
IL lui a blessé les reins, un petit peu.
Jusqu’à la prochaine visite.
Arrêtez donc de regardez sa cambrure, oui ELLE est délicieuse, et capiteuse et parfaite, tellement parfaire.
Oui vous la désirez, l‘inverse serait anormal.
Vous la détestez, peut-être, de cette violence qu’elle vous inspire.
Mais vous l’aimez tellement.
Oui, vous aussi vous avez mal d’ ELLE et de son absence, cette nuit, dans vos draps.
Vous lui en voulez d’être corps et corps et contre corps à son Amant ?
Elle reviendra vers vous.
Laissons-lui le temps d’un café.
La demoiselle se lassera de ses nuits seules j’en suis certaine.
Alors, vous la guettez.
En attendant.
C’est très bien ainsi.
posté le 27/03/2010 | 310 vues | aucun commentaire
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