My Space

Si tu as de la joie au coeur, danse le hip-hop en criant “Gogobeat ! Gogobeat ! Rhââââââââ !”

J’avoue que le titre est assez long, mais il témoigne de mon quasi-”dépucelage” en termes de représentation en public avec ma batucada. Cela s’est passé au carnaval de Montgeron (91), dans une ambiance assez géniale, ce samedi 13 mars 2010.

Tout part d’un atelier organisé auprès des enfants d’un centre social de Montgeron avec deux mestres de batucada de ma compagnie durant les vacances de février. Des petits bouchons (certains n’ont même pas quatre ans) aux ados à canaliser, tout l’intérêt était de leur apprendre le rythme et certaines chorégraphies rigolotes, voire les initier à la batucada pour les plus âgés. Il fallait donc les préparer pour le Carnaval des Enfants, deux heures à traverser l’artère principale de la ville, où nous devions les accompagner.

Nous arrivons vers 12h30.
Déjà, nous voyons une cinquantaine de gamins avec leurs parents. Ma première réaction est de me dire que, pour des gosses qui vont défiler à un carnaval, ils sont très calmes. Bon, il est vrai qu’ils sont un peu agités, mais quand même, ils sont presque supportables. Déjeuner, présentation aux enfants, repérage des lieux… Avant de se préparer pour le défilé.

Nous répétons une dernière fois avec les enfants. Leurs costumes sont trop mignons – des capes en carton décorées par leur soin. Nous, malgré nos quatre épaisseurs chacun, nous aurions bien supporté encore un manteau, brrr. Bref, il y a deux mestres de batuc : un avec les enfants, et le deuxième avec nous. Le résultat est assez probant : les enfants sont super réactifs et coopératifs, ils mettent vraiment du coeur à l’ouvrage, au point de nous demander nos baguettes pour jouer de nos instruments.

15h30 : le défilé commence.
En attendant, entre les bandas, les mousquetaires, les dinosaures et les fées charmées, nous prenons l’ambiance et nous préparons à une franche rigolade. Les enfants commencent à sentir la pression monter à mesure que le défilé se met en place.

Dès le début du défilé, nous faisons la joie
des jeunes qui dansent en rythme. Ils se posent devant nous et ils nous accompagnent avec leur “Oh-Oh-Oh-Oh Oh !”. Dès le deuxième morceau, nous les prenons au mot : il se trouve que le rythme qu’ils scandent est une phrase rythmique d’un de nos morceaux. Ou comment captiver les foules…

Les enfants ne perdent pas leur aplomb,
les ados font leur choré au poil, bref, malgré deux-trois petites frayeurs, tout tourne comme du papier à musique et les jeunes sont ravis. Ils sont parfois un peu lourds – genre à nous bousculer –, mais au moins, on les a canalisés pour une après-midi.

À la fin du défilé, nous retrouvons une autre batucada
avec lesquels nous essayons de jouer, sous l’impulsion des jeunes, qui ont décidément beaucoup d’énergie à revendre. S’en suit un bon échange de procédés et des explosions de joie de la part des adolescents à leur paroxysme. Bref, ils nous ont transmis une joie assez dingue…

Pour ma quasi-première expérience, j’en suis ressortie claquée, mais heureuse de la joie que nous pouvions transmettre. Aí está o espírito do Batucada.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>