DrĂ´le, intelligent, très sportif et par consĂ©quent taillĂ© comme une statue de bronze, la peau cafĂ© au lait, et tout le charme britannique qui convient Ă un vrai londonien… la classe, oui.
Le tout rencontrĂ© pendant l’Ă©tĂ© de mes 16 ans. Il avait mon âge, ne parlait pas un mot de français, s’extasiait sur la qualitĂ© de mon anglais… mais pas que. On passait notre temps ensemble, Ă discuter, Ă rire ; et moi, je suis tombĂ©e amoureuse, bien sĂ»r.
S’est ensuivi un petit sĂ©jour Ă Harrows, dans son 3 pièces, entre lui et sa mère, après accord de mes parents (”Je peux aller m’immerger quelques jours Ă Londres, chez un ami ? J’ai jamais fait de sĂ©jour linguistique…”).
5 jours lĂ bas, donc. Pas si fabuleux que ça. Après notre première journĂ©e parfaite “en amoureux”, il a chopĂ© la “A flu“, ce qui nous a interdit toute sortie, et, thanks to son cotĂ© gentleman (”can’t you see how ill i am ? I can’t take the risk to give you my flu, i would be a sellfish jerk.”), tout contact physique.
J’Ă©tais Ă©cĹ“urĂ©e, j’en ai perdu mon anglais (au sens propre du terme : je n’arrivais plus Ă aligner deux phrases correctes). D’oĂą 3 journĂ©es de silence, de gène et d’incomprĂ©hension.
Du coup, dans un Ă©lan de mauvaise foi, je lui ai laissĂ© comprendre qu’après tout, Paris-Londres c’Ă©tait pas possible, en tout cas pas si jeune, que ça devait rester occasionnel, j’ai utilisĂ© le terme “Part Time Lovers“, Ă la Steevie Wonder alors que j’Ă©tais dingue de lui et que c’Ă©tait rĂ©ciproque. Sa fiertĂ© l’a fait encaisser sans rien dire. J’avais honte de moi, et j’ai compris trop tard qu’on s’Ă©tait trop menti pour pouvoir revenir en arrière.
J’avais dĂ©barquĂ© Ă Londres tout Ă©moustillĂ©e, j’en suis rentrĂ©e en miettes.
Le mois suivant, on devait se revoir. Juste Ă la veille du jour de nos grandes retrouvailles, je reçois dans un sms assassin : “I really looked forward to seeing you, i’m glad that we’ll be together tomorrow, but there’s something you should know… i’ve got a girlfriend now.”
Bim !
J’en ai re-perdu mon anglais. Impossible de faire autre chose que de pleurer dans son dos, de subir ses “why do you look so upset ?” vengeurs, de ne pas savoir quoi lui dire .
Son histoire avec sa nouvelle copine a durĂ© quelques semaines Ă peine, mais il ne m’a jamais rappelĂ©e.
Moi, j’ai eu d’autres histoires, mais jamais je n’ai rĂ©ussi Ă atteindre pour quiconque le niveau de fascination que j’avais pour lui.
Le pire, c’est de se dire que je l’ai bien mĂ©ritĂ©.
posté le 04/03/2010 | 405 vues | 1 commentaire
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