Je crois que jusqu’Ă prĂ©sent, je n’Ă©tais jamais tombĂ©e amoureuse de la bande-annonce d’un film. Ce fĂ»t le cas lorsque j’ai dĂ©couverte celle de A Single man sur le blog de GĂ©raldine. J’ai Ă©tĂ© irrĂ©mĂ©diablement happĂ©e par cette musique enivrante, cette atmosphère mystĂ©rieuse. Et puis, le premier film d’un styliste, qui plus est aussi sulfureux que Tom Ford, cela ne pouvait qu’agrandir mon appĂ©tit.
Sentiment Ă©trange donc avant la projection car contrairement Ă certaines BA qui nous donnent parfois l’impression d’avoir vu l’intĂ©gralitĂ© du film, j’Ă©tais lĂ dans une attente sibylline qui, ne nous le cachons pas, me mettait en joie et contribuait fortement Ă mon excitation.
Ce film est d’une poĂ©sie inouĂŻe et d’une esthĂ©tique absolument parfaite. Tom Ford signe ici un film comme il aurait signĂ© une collection de haute-couture. C’est avant tout une Ĺ“uvre esthĂ©tique.
Cet ovni dans l’industrie cinĂ©matographique actuelle est envoĂ»tant. VoilĂ , le mot est lâchĂ© : envoĂ»tant est le qualificatif qui lui convient le mieux.
L’image lĂ©gèrement orangĂ©e pour coller au mieux aux annĂ©es 70, nous entraĂ®ne un peu plus dans la spirale et le dĂ©sarroi du personnage principal. On est tout simplement happĂ©s, presque Ă©touffĂ©s, en Ă©tat d’apnĂ©e.
Ce film est une oeuvre d’art devant laquelle on reste plantĂ©s, Ă©merveillĂ©s. Tout est ici absolument parfait : costumes, acteurs, musique, dĂ©cors.
Los Angeles, 1962. Depuis qu’il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d’universitĂ© Britannique, se sent incapable d’envisager l’avenir. Solitaire malgrĂ© le soutien de son amie la belle Charley, elle-mĂŞme confrontĂ©e Ă ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu’une sĂ©rie d’Ă©vènements vont l’amener Ă dĂ©cider qu’il y a peut-ĂŞtre une vie après Jim.
Je vous conseille l’excellente interview de Tom Ford dans l’Ă©dition de fĂ©vrier de Vogue. Vous en apprendrez davantage sur l’envie du rĂ©alisateur/styliste, ces aspirations, ses inspirations.
posté le 03/03/2010 | 595 vues | 1 commentaire | tags: Ford styliste single ma colin firth film cinéma
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l’histoire est quand mĂŞme un peu cu-cul la praline, mais l’esthĂ©tique est bluffante! les diffĂ©rences de couleurs entre les flashbacks et le prĂ©sent du rĂ©cit, le ton orangĂ©, etc… magnifique!