Des traits presque fĂ©minins : une bouche tellement charnue qu’elle en devient ronde, des yeux en amande qui ressemblent Ă des papillons. Et cette peau, tellement douce, sans dĂ©faut, sans aspĂ©ritĂ©s, tellement belle qu’elle me rappelle les Ă©toffes de soie… Devant tant de suavitĂ©, je demeurais interdite dans ce bar.
Je ne le connaissais que depuis quelques jours, et pourtant je cru le connaĂ®tre depuis des annĂ©es. Son insolence, dès notre premier rendez-vous, se caractĂ©risa. Ă€ peine m’eut-il vu, je lui administrais une bise d’usage quand il tourna sa tĂŞte pour m’offrir ses lèvres. Ce premier contact charnel me dĂ©sarçonna…
Nous nous prĂ®mes par la main et je frissonnais dĂ©jĂ de sentir ce contact si viril. ArrivĂ©s au bar, nous nous installâmes au fond de la salle, presqu’Ă l’abri des regards indiscrets. Nos mains se joignirent, se contemplèrent, firent connaissance Ă la place de nos mots. Le dialogue verbal Ă©tait presque inutile.
Vint alors un moment oĂą il me fit asseoir Ă ses cĂ´tĂ©s. Nous Ă©tions plus Ă l’aise ainsi pour nous embrasser. Ses mains se firent aĂ©riennes sur mes cuisses, telles un souffle qui caresse la lande. Ă€ mesure que ses mains exploraient mon corps Ă travers ma robe, j’eus l’impression d’ĂŞtre nue et offerte devant lui, sur cette banquette de bar. J’embrassais mon galant pour Ă©viter de signifier aux clients l’Ă©vidence : je jouissais sous les frĂ´lements de mon cavalier.
Ne tenant plus, j’offris mes gĂ©missements Ă l’oreille du galant et mes mains Ă sa peau, sous son pull. Ces caresses que je prodiguais ne faisait qu’accentuer mon extase sous les siennes. Repue, mais en furie, je m’Ă©chappais aux toilettes pour donner libre cours Ă l’inĂ©vitable explosion de mon plaisir.
Nous repartĂ®mes dans la rue pour nous abriter dans une porte cochère. Ă€ l’abri des regards, nous donnions davantage court Ă notre dĂ©sir contenu dans le bar. Nous prenons chacun l’audace de caresser l’autre sous ses vĂŞtements, pour explorer davantage nos corps impatients.
VoilĂ dĂ©jĂ l’heure de nous quitter. Nous nous embrassâmes une dernière fois dans le mĂ©tro, chacun Ă la fois frustrĂ© de ce peu d’espace et avec les mains pleines du dĂ©sir de l’autre…
Ă€ suivre.
(cc) M. Angel Herrero
posté le 25/02/2010 | 1257 vues | 1 commentaire | tags: toucher mains bar A deux sexe
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