On en connaĂ®t toutes une. Une malheureuse victime de lacrymalite. Cette terrible maladie qui pousse une “Lady”, bien sous tous rapports, Ă muter en fillette Ă©plorĂ©e et parfois mĂŞme, en horreur toute pleine de morve.
Comme il est tout Ă fait pathĂ©tique de se moquer des gens malades, faisons une trĂŞve de plaisanterie. Après une intense rĂ©flexion me poussant Ă ouvrir un paquet d’OrĂ©o, je me suis demandĂ© “mais comment qu’ça se fait qu’une pauvre bougresse ouvre les vannes Ă cause d’un collant filĂ©?”.
Première pensĂ©e condescendante : si c’est pas malheureux, c’est toujours assez emmerdant. Les “pisseuses”, comme les surnomment les plus virulents d’entre nous, sont multiples. Parfois compulsives, souvent improvisĂ©es, les crises de larmes sont le flĂ©au de certaines.
Attention, l’article qui suit ne concerne pas les larmes du vrai coup de blues, du gros chagrin. Qu’on n’ait pas Ă le dire deux fois.
J’ai menĂ© l’enquĂŞte.
Et j’ai trouvĂ© des fleurs bleus. Par dĂ©finition, ce genre prĂ´ne l’Ă©motion comme puissance absolue sur le bon-vouloir. “Non, Denny Duckett n’existe pas dans la rĂ©alitĂ©. Il est mort, mais je m’en fous, il n’est que le fruit de scĂ©naristes cruels. Non, je ne pleurerai pas. Putain. J’ai un truc dans l’Ĺ“il.” Cet Ă©tat conduit ces demoiselles Ă traverser de nombreuses crises existentielles. Le cinĂ©ma devient un endroit dangereux. C’est d’ailleurs le moment oĂą j’ai l’image d’un mec genre beau, serrant au creux de son bras la fleur bleue en larmes, tout attendri qu’il est de se sentir très très fort. Beurk. (Je ne suis pas complètement hypocrite, j’aime bien qu’on me le fasse aussi, mais je me dis “beurk” quand mĂŞme.)
J’ai aussi connu celles que j’appellerai les petites rageuses. Ambiance. “Quoi !!?? Comment ça tu fantasmes sur Scarlett Johansson ! T’es malade ou quoi ?! Raaah !” . Il s’agit ici du drame de celle qui, faute d’humour ou de second degrĂ© ou juste parfois d’un trop plein d’alcool ou d’un manque de sommeil, looses it. Celle qui, pour peu qu’il y ait trop de pression dans l’air, Ă©vacue par la cornĂ©e. Sad but true… Crises de boudineries, parfois des cicatrices (pas que mentales…), cris et augmentation du trou de la sĂ©cu. C’est Ă mon sens, plus Ă©nervant encore pour la concernĂ©e, qui passe pour une pisseuse, alors qu’elle essaye de se donner une contenance. Attention, type Ă ne pas confondre avec les grosses rageuses, qui au lieu de pleurer, te font pleurer.
Enfin, il y a les dĂ©sespĂ©rĂ©es, mais comme je les fuis, je ne peux rien en dire de plus. DĂ©solĂ©e, j’ai pas les nerfs. (!)
De la réaction à la solution.
Le truc pas marrant dans toute cette sombre affaire : ĂŞtre le tĂ©moin d’une scène de crise. Ce moment oĂą Martine craque dans un bar car son cocktail n’a pas de glaçons. Celui oĂą une copine alcoolisĂ©e s’enferme dans la salle de bain car je cite : “C’est horriiiiible ! - Mais quoi ? - Mais tooouuuuut !! - Aaaaah…” La plupart du temps, ne serait-ce que par compassion, on indique les toilettes, on glisse un mouchoir discrètement, on cherche les mots du rĂ©confort. Malheureusement, quand certaines larmes virent Ă la vĂ©ritable crise d’hystĂ©rie, personnellement, je ne rĂ©ponds plus de rien… Cris, tremblements, reniflages forcenĂ©s se trouvent face Ă une copine hilare, qui au risque de passer pour une sans-cĹ“ur, est quant Ă elle victime de rigolite. “Coupine ! Viens faire un câlin et danser la marboula, c’est vachement mieux !”
Alors moi je dis, mieux vaut les laisser en paix, en gĂ©nĂ©ral ça se calme tout seul. Sinon, bah, tentez la bonne blague pourrie pour sauver la malheureuse. Au pire, branchez Abba Ă fond, ça a toujours son petit effet…
(cc) bluekdesign
posté le 22/02/2010 | 528 vues | 2 commentaires | tags: mouchoir pleurs abba larmes copines crise | 2 ont aimé
Non, j’ai pas eu ton mess !! Y a un truc qui est restĂ© coincĂ© dans les tuyaux d’internet on dirait… Je t’en renvoie un en private alors!
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ah les soirĂ©es de la chiale…..ou journĂ©es…ça fait du bien n ‘empĂŞche. Surtout le moment oĂą on se mouche en rigolant avec sa copine….la crise passĂ©e.
Melle C je ne sais pas si tu as eu mon message mais c’est un grand OUI