Suite à une discussion avec la regrettée Barb et Audrey A., j’ai décidé me lancer à la poursuite des artistes pour les interviewer et expliquer aux Ladies leur processus de création. Étant moi-même une journaliste musicale contrariée, j’adore écouter les artistes en ITW sur leur rapport à leur art. Cela donne une lecture intéressante lorsqu’on a parfois du mal à pénétrer une œuvre.
Pour cette première interview, j’ai décidé de vous présenter un groupe dont je parle pas mal sur Ladies Room, Exsonvaldes. J’ai d’abord connu la copine de Simon, le chanteur, lorsque j’étais stagiaire dans une maison d’édition à Ivry/Seine, où elle commençait sa carrière d’attachée de presse. J’ai commencé à suivre la carrière du groupe, dont je trouvais le son sympa. Je les ai ainsi vus dans différentes configurations : en showcase dans une boîte parisienne, en appartement et en festival. Chaque fois, j’ai redécouvert d’autres potentialités. C’est donc un groupe assez agréable à voir sur scène, notamment en session acoustique, comme montre leur dernier opus, There’s no place like homes.
 - PrĂ©sentez-vous tout d’abord…
Exsonvaldes est un groupe de rock de Paris. Nous jouons ensemble depuis maintenant 10 ans, mais tournons plus activement depuis 2004, annĂ©e de sortie de notre premier album Time we spent together. Notre deuxième album Near the edge of something beautiful est sorti l’annĂ©e dernière, et nous avons eu envie d’en faire la promo d’une façon nouvelle : en s’invitant chez nos fans pour jouer nos morceaux, Ă 4 mais sans aucun micro, pour des concerts en appartements. Le succès de cette expĂ©rience nous a donnĂ© envie d’enregistrer un album acoustique, reprenant le rĂ©pertoire de ces concerts. There’s no place like homes est donc sorti le mois dernier.
- Comment définiriez-vous votre style musical et quelles sont vos influences ?
C’est difficile Ă dire. On dit souvent, simplement, qu’on fait du rock, ou de la pop. Les gens parlent sinon souvent de “rock indĂ©”. Le plus simple pour rĂ©pondre Ă cette question est je pense d’Ă©couter notre disque ;-) Nos influences sont assez larges, mais nous nous retrouvons tous autour de Nirvana, le groupe qui nous a donnĂ© envie de commencer la musique, beaucoup d’indĂ© amĂ©ricain (Pinback, Chokebore, Death cab for cutie…), et beaucoup de groupes belges (dEUS, Girls in Hawaii (dont ils ont fait la première partie en France, NDLR) …).
- À quoi pensez-vous le plus souvent lorsque vous écrivez vos chansons ?
Assez simplement, Ă nos vies. On raconte des expĂ©riences vĂ©cues, qu’on aurait pu vivre, ou qu’ont vĂ©cus des gens autour de nous. C’est un processus assez introspectif mais nous sommes toujours heureusement surpris de voir que beaucoup de notre public peut faire un parallèle entre notre textes et une partie de sa propre expĂ©rience.
- Je vous ai vus jouer unplugged et avec une grosse puissance sonore… Avez-vous l’impression de jouer le mĂŞme rĂ©pertoire Ă chaque concert ?
Pas vraiment. Les chansons sont les mĂŞmes, mais nous n’avons pas l’impression d’ĂŞtre exactement le mĂŞme groupe selon la formule. Et ces deux aspects diffĂ©rents d’Exsonvaldes nous semblent essentiels, complĂ©mentaires. Pour notre prochain album nous allons sans doute combiner au maximum ces deux facettes du groupe.
- Est-ce que votre inscription sur Myspace a en quelque sorte boosté votre carrière ?
Ce n’est pas que Myspace, mais plutĂ´t Internet en gĂ©nĂ©ral qui nous a aidĂ©. Dès le dĂ©but du groupe nous avons utilisĂ© cet outil pour faire notre promo, trouver des concerts, etc. Nous sommes un petit groupe donc le bouche-Ă -oreille sur internet est pour nous très important. Et puis nous essayons de rester le plus en contact possible avec notre public, sur notre blog, Facebook, etc. C’est comme ça que nous avons bookĂ© une grande partie de nos concerts en appartements !
- Comment envisagez-vous les sĂ©ances d’enregistrement et l’aspect promotionnel de votre carrière ?Â
L’enregistrement est très important pour nous. On adore rĂ©flĂ©chir Ă la production, aux arrangements. C’est souvent très excitant. Parfois difficile aussi, mais toujours très gratifiant Ă la fin. La promotion, ça vient ensuite. C’est une sorte de libĂ©ration, une fois que la disque est terminĂ©, d’aller le dĂ©fendre auprès des radios, de la presse, etc. Mais le plus important pour nous après un enregistrement reste le passage sur scène. C’est lĂ que tout se joue.
- Sentez-vous que vous avez gagné en visibilité auprès du public depuis que vous avez été participants à Ouï loves Myspace et lauréats du Tremplin FNAC 2009 ?
Le tremplin FNAC nous a aidĂ©s, c’est certain. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de jouer dans la cours du château de Vincennes. C’est un super souvenir. Pour OuĂŻ Loves Myspace, pas vraiment ;)
There’s no place like homes, disponible chez tous les bons disquaires, et surtout à la FNAC.
posté le 16/02/2010 | 644 vues | 1 commentaire | tags: exsonvaldes groupe interview musique
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tu dis que tu es une journaliste musical contrariĂ©e, pas tant que ça jes trouve. Ton article donne envie d’aller plu loin et de les dĂ©couvrir. Et puis tu sais il n’est jamais trop tard pour dĂ©marcehr le journaux musicaux. Continue Ă nous faire dĂ©couvrir des groupes intĂ©ressants.