Le Parisien a aujourd’hui rendu public une Ă©tude dirigĂ©e par Technologia, un cabinet spĂ©cialisĂ© dans les risques professionnels et liĂ©s Ă l’environnement et menĂ©e par le sociologue GĂ©rard Rimbert. PlutĂ´t alarmiste, elle pointe du doigt les mĂ©faits des transports en commun sur ses usagers ; les parisiens et les franciliens sont stressĂ©s, c’est Ă©vident.
L’Ă©tude met donc en garde sur les risques et les mĂ©faits des transports en commun sur la santĂ© ; le stress peut gĂ©nĂ©rer des dĂ©pressions, des dĂ©sagrĂ©ments de l’humeur… Pourtant, idĂ©alement, les transports devraient ĂŞtre synonyme de dĂ©compression et non de stress. De plus, les usagers soumis au stress des transports seront encore plus tendus durant leur journĂ©e de travail.
Les grèves, les pannes, les retards, les dysfonctionnements divers et variĂ©s ponctuent la journĂ©e de plus de 8 millions de franciliens. Pour ĂŞtre Ă l’heure, des milliers d’usagers se rĂ©veillent Ă l’aube par peur d’arriver en retard et d’ĂŞtre sanctionnĂ©s. Bien entendu tout le monde n’est pas touchĂ© de la mĂŞme façon. Comme souvent, ce sont les catĂ©gories sociales les plus fragiles les plus exposĂ©es. Mais en règle gĂ©nĂ©rale, la multiplication des correspondances et les divers dĂ©sagrĂ©ments ne nous permettent pas de commencer paisiblement une journĂ©e. Les problèmes de transport affectent aussi notre qualitĂ© de vie, notre vie de famille plus particulièrement.
Plus fatiguĂ©, plus irritable, on parait moins disponible. En tout cas on se rend moins disponible. Les usagers vivent les transports comme une contrainte plutĂ´t qu’autre chose. Ainsi, chaque jour, on se trouve happĂ© par le rythme infernal du mĂ©tro/boulot/dodo. Cette sensation est due au fait que de nombreuses lignes de RER, de mĂ©tro et de Transiliens sont bondĂ©es chaque jour. Évidemment le mĂ©tro semble plus fiable que le RER ou le Transiliens, mais si vous prenez rĂ©gulièrement les lignes 6, 4, 13, 1 et 7 (les plus frĂ©quentĂ©es quotidiennement), vous comprenez de quoi je parle. Aux heures de pointe, les rames sont surchargĂ©es et je ne vous parle pas des jours de grève… Dans tous les cas, il ne faut pas ĂŞtre claustrophobe ou agoraphobe car lĂ , vous ĂŞtes simplement fichus. Eh oui c’est gai les transports parisiens ! Le pire reste le trajet banlieue Ă banlieue, lĂ , il faut rĂ©ellement prendre son mal en patience.
Comme je le disais, le RER c’est surement le pire, d’ailleurs, quand je peux Ă©viter de le prendre je le fais. Le RER A (le plus sous citĂ© car c’est celui qui affecte le plus l’Ă©conomie) est Ă la pointe des retards. Sur toute l’annĂ©e il a cumulĂ© 20000 retards, sans parler de la grève qui a durĂ© plus de deux semaines. Ce qui pèche le plus souvent, c’est le manque d’informations, surtout lorsqu’il s’agit de problèmes liĂ©s au matĂ©riel dĂ©fectueux. Je veux bien qu’il le soit (dĂ©fectueux) mais si on paye des abonnements navigo qui augmentent chaque annĂ©e, ce n’est pas pour rien. Il faut donc essayer de prendre cela avec philosophie et se dire que ce pourrait ĂŞtre pire, que demain est un autre jour… Bon, je veux bien relativiser mais la situation pourrait ĂŞtre meilleure aussi…
Après, quand on a des obligations professionnelles qui font que les retards ne sont pas tolĂ©rĂ©s, les transports peuvent avoir des contributions nĂ©gatives sur notre vie professionnelle et notre capacitĂ© d’Ă©volution. Le temps perdu dans les transports devrait ĂŞtre davantage pris en compte. Bien sĂ»r il faut faire tourner l’Ă©conomie, mais Ă quel prix ? Et puis si les travailleurs arrivent stressĂ©s au travail sans mĂŞme avoir commencĂ©, cela ne les aide pas Ă ĂŞtre productifs. Il faudrait donc se pencher sĂ©rieusement sur le problème. D’accord les parisiens sont des râleurs et ne sont jamais contents, mais c’est bientĂ´t les Ă©lections rĂ©gionales et les transports franciliens sont des enjeux politiques, Ă©conomiques et sociaux qui parlent Ă 8 millions de personnes. Il est donc temps de prendre le problème Ă bras le corps.
Bon, j’arrĂŞte de me plaindre, mais je suis une fille (et parisienne de surcroĂ®t) donc j’estime avoir droit de me plaindre. Et puis aujourd’hui il fait moche, donc ça atteint ma bonne humeur. Bien sĂ»r Paris reste une belle capitale, surtout du point de vue des touristes. Mais pour que notre quotidien soit meilleur, il faut aussi penser Ă nous, pauvres usagers des transports en commun.
(cc)Â Susan NYC
posté le 08/02/2010 | 1264 vues | 4 commentaires | tags: Parisien transports en commun coup de gueule étude | une personne a aimé
Je prends quotidiennement 2 mĂ©tros + RER B avec tous les changements que ça implique pour ne serait-ce qu’aller travailler. J’ai notĂ© depuis 4/5 ans environ une nette dĂ©gradation de la qualitĂ©/ponctualitĂ© des transports franciliens, et ce, sans parler de l’humeur massacrante de ceux qui les empruntent.
Leur rĂ©seau au niveau matĂ©riel s’est très nettement dĂ©gradĂ© dans la mĂŞme pĂ©riode. Je pense qu’en effet il faudrait obtenir d’urgence une table ouverte et apporter des solutions pragmatiques pour amĂ©liorer la situation qui est de + en + dĂ©plorable et ce n’est pas fini !!
J’ai constatĂ© qu’il y a qques annĂ©es c’Ă©tait presque un plaisir de prendre les transports pour aller travailler mais depuis qques annĂ©es c’est vraiment devenu une source de stress et effectivemment j’arrive au taf sur les nerfs!!
Lorsque je le peux je prends le vĂ©lo, j’arrive en nage mais… pas stressĂ© !! Et ce malgrĂ© les dangers et les fous du volant/guidon que je cotoie sur la route.
Ma technique pour Ă©viter de craquer : mon casque et ma musique… Il y a un -avant- et un -après- la musique dans les transports pour moi. Je suis un peu moins stressĂ©e, et mon ambiance sonore s’est grandement amĂ©liorĂ©e… Le vĂ©lib’ aussi c’est chouette, mais niveau ingurgitation de pollution, c’est pas top et niveau sĂ©curitĂ© non plus. Enfin pour les gourdiches comme moi peut-ĂŞtre…
Bonjour
Mon truc Ă moi, c’est observer, Ă©couter, lire et conserver le sens de l’humour alors j’Ă©cris… le blog Lili dans le mĂ©tro Ă©tait nĂ©…
http://lilidanslemetro.over-blog.com/
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Ma chère Jess… Bizarrement ton article m’a mise de très très bonne humeur soudainement car je te comprends, Ă” combien. Pour me coltiner des trajets de RER interminables matins et soirs, je sais ce que ça reprĂ©sente et ça fait plaisir de lire ton mĂ©contentement.
J’ai l’impression de m’entendre râler ! Ce qu’il faut se dire, c’est que le printemps arrive bientĂ´t (si, je te jure, mĂŞme s’il neige aujourd’hui), ce qui signifie que nous pourrons bientĂ´t flâner en vĂ©lib ! Chouette !