Au secours, aidez moi
Au secours, écoutez moi
Au secours, entendez moi
Au secours, ne m’abandonnez pas
Au secours, je ne sais plus quoi faire…
Ça ne va pas. Ça ne va plus. Que faire quand on ne se supporte plus soi même? Que faire quand l’épuisement causé par le passage incessant entre joie et tristesse, entre tristesse et colère, entre colère et tristesse…, que faire quand l’épuisement vous colle la nausée? Que faire quand on ne sait plus vers qui se tourner? Que faire quand l’appel du soulagement chimique de quelques cachets colorés se fait si fort qu’on n’entend plus que lui?
J’en ai parlé autour de moi. Quelques personnes choisies, des petits, des gros, des maigres, des proches ou des moins proches, timidement, doucement, aborder le sujet avec eux, faire part de ce mal être qui me pourrit la vie. Mais chacun porte ses propres soucis, ceux des autres ne sont qu’une charge de plus qu’ils veulent éviter.Réaction saine et humaine. J’en suis sortie marquée par une des réponses: “aller voir un psy n’est pas honteux. Les psy, ce sont des gens que tu paies pour t’écouter. Les psy ont pris le rôle qu’avaient les curés à l’époque où la psychologie n’existait pas. Une séance de psy, c’est une confession.”
Alors j’y suis allée. Parce que pour quelqu’un qui n’a pleuré que 3 fois entre ses 5 ans et ses 22 ans, c’est inquiétant de pleurer toute la journée. Parce que le licenciement économique pour un job qu’on ne voulait pas, dans une région où on ne connait personne, ca déclenche un sentiment affreux de solitude et d’échec. Parce que ce sentiment n’est qu’accentué par l’abandon progressif de tout contact de la part de ceux qu’on appelait amis. J’ai fais 4 séances. Elles n’ont pas été inutiles, c’est vrai. Elles m’ont permis de reparler à cet homme qui m’avait tant blessée, qui en attendait tellement de moi. Mais les règles ne m’allaient pas. “Séance obligatoire toutes les semaines sauf pendant congé du psychologue, paiement des séances manquées (acte manqué, donc procédure psychologique qui progresse), non, impossible de passer à une séance toutes les deux semaines, Quoi? Vous trouvez trop cher? vous avez un problème avec l’argent.” Non madame, je n’ai pas de problème avec l’argent, j’ai un problème avec les professionnels qui utilisent le malheur des gens pour se faire un maximum d’argent sur leur dos. Et à 50 euros les 45 mn, de 8h à 19h, avec une pause d’une demi heure dans la journée, ca en fait de l’argent. Non madame, moi j’ai besoin d’aide, et je ne pense pas que ca passe par la banqueroute de mon compte bancaire.
Alors j’ai arrêté. Dans le même, les galères se sont tassées, un équilibre a été trouvé. Fragile, l’équilibre. Trop fragile. Tu es là , je t’aime, mais mon mal être est toujours présent, et j’ai très peur qu’il ne nous sépare. Trop lourd pour moi, je peux à peine porter mes charges. Trop lourd pour toi, tu ne supporteras pas. L’inquiétude s’est soudainement transformée en peur panique. Un bulldozer, un bulldozer est passé sur moi. Mon fragile équilibre, trouvé à travers ma vie professionnelle avant de te rencontrer,a été balayé par cette même vie professionnelle. Il a suffit de 2 heures: “Non, votre poste n’a aucune de chance d’évoluer. Non, vous n’aurez pas de responsabilités. Par contre, vous devez continuer à les assumer, mais non, vous ne pourrez pas les revendiquer.” Tout mon travail, tous mes efforts n’étaient rien. Les larmes sont revenues en force. Jamais très loin, elles n’ont jamais été aussi près. Remise en question profonde, avait elle raison? Est ce que j’étais si mauvaise que ca pour être stoppée?
Alors j’y suis retournée. Je t’en ai parlé, je pensais à des cachets. Tu ne voulais pas, moi je suis désespérée, mais les apriori sont les plus forts. Alors j’ai décidé de tester une autre psy. Comme la première fois, c’est une femme que j’ai choisie, parce que j’ai peur de pas pouvoir parler avec un homme. Je me suis accrochée, j’ai fais 6 séances. Mais cette fois encore ca n’a pas marché. Pas de règles cette fois, non. Un jour, la séance va durer 1h, l’autre 1/2heure, au même prix. Toujours interrompue une ou deux fois par des coups de téléphones auxquels elle répond, au milieu de ma phrase. Excusez moi de vous déranger avec mes problèmes. Ils sont moins graves que d’autres c’est sur, mais madame, je ne suis pas les autres. Je n’ai pas leurs problèmes, j’ai les miens, et je m’en sors pas. Est que je suis si insignifiante que même ma psy ne prend pas le temps de m’écouter?
Me revoilà au point de départ. L’inquiétude est toujours là . Ce n’est pas normal de ne plus être capable de rire si tu n’es pas à moins de 5m de moi. Ca ne me ressemble pas de pleurer parce que tu as répondu sèchement à une de mes remarques brutales. Je pouvais tout encaisser avant. Mais est ce que le problème ne vient pas de là ? Est ce que je n’aurais pas tellement encaissé, que cette fois mes murailles se sont effondrées? Je suis désolée, je ne peux pas m’empecher d’être directe, parfois, souvent, soyons sincère, sèche. Je ne connais que ce moyen là de m’exprimer. On m’a faite comme ca. D’attentes trop lourdes en attaques frontales, il a bien fallu développer une méthode de défense, et c’est connu, la meilleure défense, c’est l’attaque.
Écrire tout ca m’a fait du bien. J’ai repris le dessus momentanément. Se remémorer les moments où je me suis relevée malgré les difficultés m’a redressée. Mais je sais que cela ne durera pas. Les moments où je reprends le dessus sont de plus en plus courts. Est ce donc que ma volonté s’est dérobée? Moi qui ai un si fort caractère, pourquoi je ne parviens plus à contrôler ma volonté? Que faire quand motivation et volonté ne sont plus assez fortes pour nous porter? Que faire quand rire devient une situation exceptionnelle dans un mois? Que faire quand on a du apprendre à pleurer silencieusement pour ne pas effrayer ses proches?
posté le 02/02/2010 | 305 vues | 10 commentaires | tags: partage
je sais c’est facile à dire mais tu as toute la vie devant toi rt malgré les moments tristes la vie est belle. Après la pluie vient le beau temps.Les passages à vide npus paraissent souvent interminable mais il existe toujours une sortie. Essaye de trouver ce que tu veux et ce que tu ne veux pas et aller voir un psy te permettra surement d’y voir plus clair en tout cas c’est le but. Le but étant de trouver le bon interlocuteur et ensuite nles choses s’améliorereront petit à petit. Tu finiras par prendre le dessus bon courage.
je sais c’est facile à dire mais tu as toute la vie devant toi rt malgré les moments tristes la vie est belle. Après la pluie vient le beau temps.Les passages à vide npus paraissent souvent interminable mais il existe toujours une sortie. Essaye de trouver ce que tu veux et ce que tu ne veux pas et aller voir un psy te permettra surement d’y voir plus clair en tout cas c’est le but. Le but étant de trouver le bon interlocuteur et ensuite nles choses s’améliorereront petit à petit. Tu finiras par prendre le dessus bon courage.
je sais c’est facile à dire mais tu as toute la vie devant toi rt malgré les moments tristes la vie est belle. Après la pluie vient le beau temps.Les passages à vide npus paraissent souvent interminable mais il existe toujours une sortie. Essaye de trouver ce que tu veux et ce que tu ne veux pas et aller voir un psy te permettra surement d’y voir plus clair en tout cas c’est le but. Le but étant de trouver le bon interlocuteur et ensuite nles choses s’améliorereront petit à petit. Tu finiras par prendre le dessus bon courage.
50 euros pour 45 minutes de consultation c’est le prix normal pour un psy qui exerce de facon liberal. Les psychiatres peuvent te prendre pus cher mais sont remboursables (un peu) par la secu et peuvent te prescrire des medicaments dont tu as peut etre besoin en ce moment tout en t’accompagnant dans les etapes de ta depression. Ensuite tu as des etablissements publics ou tu consultes des psy sans les payer. Renseigne toi, ca vaut le coup. apres il faut trouver la personne qui te convient et visiblement les deux premiers psy ne faisaient pas l’affaire. Ca fait mal mais deja tu peux commencer par rapport à ce qu’ils t’on dit à reflechir a tes besoins et aux problemes qu’ils doivent etre regler en premier. Si tu ressent beaucoup de fatigue, de decouragement et que tu pleures “trop”, dans un premier temps, des medicaments pourront t’apaiser. ensuite entame un processus de fond pour connaitre l’origine de ton angoisse etc…
ne t’inquiete pas pour le reste, ecoute ce que ton corps et ta tete sont en train de te dire et ne te met pas la pression pour aller mieux….car c’est comme ca que ca ira deja mieux
@mypaw : en même temps, toute ma famille est passée par la dépression. Et quand je vois ce que les médicaments ont fait à mes parents (mon père est devenu un légume - en même temps, le psychiatre qui le suit est un connard -, ma mère gardera des séquelles neurologiques), je me dis que j’ai mis cinq ans à me sortir d’un état semi-dépressif (je reste toujours aussi sensible et je pleure toujours autant, mais au moins, je suis consciente que ces états sont passagers), mais qu’au moins, je m’étais sortie les doigts des fesses pour y arriver.
Personnellement, quand j’avais commencé ma thérapie (que je n’ai pas continuée, malheureusement, j’ai encore deux-trois trucs à régler, mais je me dis que tant que j’arrive à avancer, je saurai relativiser), je payais effectivement 100 € pour deux heures une fois par mois (et ce dans une campagne bretonne). La psychothérapie, malheureusement, n’est pas une histoire d’argent. Malgré tout, je reste persuadée que la psychothérapie n’est pas la panacée. Elle ne peut être utilisable que si tu n’as plus le sentiment d’avancer dans ta vie.
@storia: Etre sous medoc n’empeche pas de se sortir les doigts des fesses!! certain etat justifie une prise medicamenteuse accompagnée des conseils d’un bon medecin. c’est un tout…si quelqu’un ne dort plus, est tout le temps inquiet, il ya des remedes. j’ai été tres longtemps anti medoc (anti depresseur pour parler clairement) tout en faisant des depressions a repetitions. un jour j’ai été voir un psychiatre qu’il me dise une fois pour toute ce que j’avais (bipolarité, personnalité borderline, cyclotimique? …) et surtout qu’il me donne des medocs pour “me faire des vacances” car j’etais tres tres fatiguée de tout ca. Je suivais parrallement une psychoterapie (50 euros de l’heure sur Paris) pour resoudre les choses de facon “intellectuelle” mais le psychiatre (bon mais cher!! j’ai du prendre une mutuelle pour me faire rembourser) m’a bien expliqué que quand on etait mal il suffisait pas de savoir ce qui n’allait pas pour aller mieux, le mal cause une douleur physique qui peut se soigner dans un premier temps par medicaments.
il m’a prescrit un AD Ã base de serotine. Ca n’a pas fait de moi un legume au contraire, j’etais euphorique et tres tres en forme.
Maintenant je ne fait ni l’apologie des medicaments ou de la psychoterapie à l’aveugle, je respecte autant ton avis que …le mien! Je pense que chaque personne doit faire en fonction de son mal, du contexte etc…je donnais juste des pistes à xanes de choses qu’elle peut entreprendre pour se soigner. consulter ne serait ce qu’un generaliste pour lui poser toutes ces questions…
merci pour vos commentaires :)
Fait du bien d’avoir des avis différents, un chgt de point de vue
Peut être que Mimi a raison. Qu’il faudrait que je remette ma vie en adéquation avec ce que j’en attendais. Mais je vois pas comment avancer alors que je ne peux plus rien porter… et les anti dépresseurs, y’a rien à faire, j’ai vraiment du mal à me lancer.
L’homéopathie, ca pourrait m’aider vous croyez? un truc un peu plus doux qui me transformera pas du jour au lendemain
@mypaw : effectivement, c’est une question de dosage. Par exemple, mon père dépressif est en surdose de médicaments, mais comme je te l’ai dit, son psychiatre est un connard. Ma mère, ce n’était pas forcément une dépression dans la forme, mais cela s’est caractérisé par une névralgie, et là encore surdose de morphine (d’où les lésions neurologiques).
Je pense surtout qu’une des composantes de la sortie de dépression est le maintien de perspectives d’avenir. Se dire, quand on n’est plus bas que terre, qu’on ne peut pas se casser la gueule plus bas et que chaque jour ne peut nous apporter que quelque chose de positif par rapport à notre situation actuelle.
Je fais peut-être de l’angélisme quant à la dépression et au trouble psychologique en général, mais si le patient se complaît dans ses idées noires, aucune thérapie ne saurait l’aider. Je pense qu’on change parce qu’on a envie de changer et qu’on mettra tous les moyens en oeuvre pour ce faire. Évidemment, cela demande beaucoup de force, chose que n’ont malheureusement pas les dépressifs.
Alors xane, interroge-toi d’abord sur ta réelle envie de sortir de cet état. C’est la première chose à faire avant de te fixer sur une thérapie. Après, les problèmes d’argent, c’est secondaire, si tu as vraiment besoin d’une thérapie pour te reconstruire…
Tout le monde par des moments difficiles, malheureusement, cela fait partit de la vie.
Les bons moments comme les mauvais ne durent pas.
Tout s’arrête un jour, tout passe et les mauvais moments aussi.
Si tu ne peux pas te payer de psy, tu peux t’adresser dans un CMP
(Centre Médico psychologique) dans ta ville ou dans ton secteur, c’est gratuit.
On les trouve dans les pages jaunes.
Si tu as besoin de faire un choix, de déterminer les choses qui ne te conviennent plus et celles qui te conviennent encore, fais un liste, Pour ou Contre. Ca parait idiot, comme ça, mais ça permet de faire peser la balance d’un côté.
C’est une psychiatre qui me la conseillé.
Pour sortir d’un état dépréssif, des ruminations, il faut te fixer dans le présent. Laisser le passé et le futur de côté, et te recentrer sur le présent.
Je m’explique : Apprécier ce que tu fais dans l’instant présent, par exemple, manger, marcher, courir, sortir, conduire…en te concentrant sur ce que tu fais, cela s’appelle la thérapie de la pleine conscience.
Je le sais car je fais partit d’un groupe dans un cmp justement, et on travaille la dessus.
Je ne dit pas que c’est la clé pour être totalement épanouie, c’est un long travail mais ça vaut le coup d’apprécier des petits bonheurs simples.
Je peux te donner un lien vers un site ou tu peux pratiquer la pleine conscience. Tu a la possibilité de choisir la voix qui te plait le plus.
Moi, ça m’a paru un peu ridicule au départ, mais, c’est la première fois de ma vie, que j’ai pu accéder au lacher prise et à me détendre vraiment.
voici le lien : http://www.cps-emotions.be/mindfulness/materiel-mindfulness.php
Tente, concentre toi, et si ça ne marche pas tout de suite, ne baisse pas les bras, de toute façon, se poser, cela ne fait pas de mal.
Voila, c’est un peu long comme com, mais je concluerai par te dire une chose totalement idiote, mais oui, tu as la vie devant toi. 22 ans, c’est tout jeune. Rien n’est jamais figé et surtout pas à 22 ans.
Bon courage à toi.
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…on ne sait pas quoi dire en lisant tout ça mais ne rien dire ce serait peut être pire.
il y a des passages parfois qui peuvent durer certes mais n’être que des passages. peut être est-ce le moment de changer ce qui ne te va pas, de regarder les choix que tu as fait, est ce que c’est bien de cette vie que tu veux? tellement de gens vont mal à cause de leur choix de vie… je te souhaite bon courage. et c’est un “joli” texte.