Après l’émission de Frédéric Lopez sur l’Archipel du Mentawai, j’ai été plus que charmée et même attristée par la population autochtone appelée ”les hommes fleurs”. Des scientifiques de l’IRD ont entrepris une recherche originale sur l’île de Siberut afin d’observer et de comprendre l’évolution de cette société chamanique…
Je vous laisse un lien sur cet archipel, que vous pourrez découvrir en quelques minutes. Je suis restée avec un goût de tristesse et de bonheur en même temps en découvrant ce peuple qui va peut-être disparaitre un jour, je l’espère le plus tard possible.
Il existe encore d’autres peuples aussi magiques qui vivent en parfaite communion avec la nature. Ce serait désastreux s’ils mouraient petit à petit, jusqu’au point où ils n’existeraient plus du tout. Ce serait l’une des richesses du monde qui s’envolerait. Quel drame!
A cause de cette modernisation soi disant meilleure pour le monde, la nature et le naturel en prennent un grand coup. On le comprend bien dans l’émission. On n’a pas le droit d’interdire ce qui est là et qui ne nous appartient pas. C’est une honte…
Cliquez ici ! On les appelle les hommes fleurs. Ils habitent sur une île singulière située au large de Sumatra, en Indonésie. Ils vivent dans une société chamanique au cÅ“ur d’une forêt particulièrement bien préservée et d’une faune unique au monde. C’est une forme de communauté où il n’y a pas de chef. Chaque décision est prise tous ensemble et pour aboutir à une décision qui puisse satisfaire tout le monde, cela peut durer un jour, plusieurs jours, voire des semaines tant qu’ils ne se sont pas mis tous d’accord. Voici comment peut marcher visiblement un peuple. Nous devrions prendre leçon sur leur façon de faire. Le chaman (il peut y en avoir plusieurs) est là pour protéger son peuple.
Mais leur façon de s’habiller ne correspond plus à la modernisation qui tente de se développer dans leur forêt magique. Ils se battent pour essayer de perdurer, mais les nouveaux venus sont attirés par la civilisation moderne. Il y a un conflit au niveau des vêtements. Une femme interrogée (qui est la fille d’un chaman) nous explique qu’elle préfère porter des vêtements parce qu’elle est timide. Comme ils sont pauvres et ne se nourrissent que de ce qu’ils récoltent, ils n’ont que quelques vêtements, et donc finissent par avoir un aspect plutôt sales. Ceux-ci ne vont plus dans la forêt qui est riche en nourriture. Finalement la question se pose, à savoir si l’évolution est un bien pour ce peuple.
Le chaman n’a pas peur de parler avec son cÅ“ur. Il nous dit clairement qu’il est triste de ce changement et qu’il a peur de la disparition de son peuple tel qu’il est. Pourtant, lorsque ceux qui ne sont plus d’accord avec ce système de vie, ils ont recours aux chamans pour des guérisons ou autres problèmes à résoudre…
Nous devons protéger ces hommes fleurs et laisser ce peuple dans son élément. On n’a pas le droit de les détourner de leur croyances. Depuis 1981, Siberut est protégé par l‘UNESCO et fait partie des 425 réserves de l’homme et de la biosphère qui sont chacune un modèle d’écosystème abritant une population qui y vit depuis des siècles. Les Mentawaï sont arrivés en pirogue dans l’archipel il y a plus de trois mille ans. Leur nombre est estimé à 30 000 sur les 35 000 habitants de l’archipel.
La langue mentawai appartient au groupe dit ’sumatrien’, une des langues austronésiennes. Les jeunes et quelques anciens parlent l’indonésien, la langue nationale, et à l’école on étudie dans les deux langues. Les Mentawaï doivent leur surnom d’hommes-fleurs à leur façon de se parer des fleurs de leur forêt. Ils vivaient traditionnellement nus, et se confectionnaient des couronnes, bracelets et pagnes multicolores pour les fêtes. Pour la vie quotidienne, les fleurs d’hibiscus ornaient leurs cheveux noirs et lisses.
Des colliers et bandeaux de perles de couleurs vives et des tatouages figurant des lianes et des feuilles complétaient leur parure. De nos jours, ils vont à la pêche ou dans les champs en short et en T-shirt.
Les compagnies forestières lorgnent sur la forêt encore assez étendue de Siberut. Exploitation traditionnelle de la forêt par les Mentawaï contre exploitation industrielle du bois par les grandes entreprises : que réserve l’avenir pour ce jardin tropical unique au monde ? La réponse demeure inquiétante…
posté le 27/12/2009 | 1804 vues | 2 commentaires | tags: unesco mentawai homme fleur tribu peuple histoire Culture | 2 ont aimé
moi aussi, je pense que c ‘est un destin triste qui risque de leur arriver
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