Les cartons et l’organisation du dĂ©mĂ©nagement avancent, j’ai rĂ©quisitionnĂ© des potes pour le jour J, mais avant de partir, il me reste encore du courrier Ă faire. Cette fois-ci c’est mon libraire que je vais coucher sur le papier. 
Oui, j’aime me cultiver et quoi de mieux pour vous y aider qu’un grand brun d’1m95, (encore un je sais) aux yeux clairs comme la roche, (God send you !) et au sourire Colgate? J’vous le demande.
Dans ces cas lĂ , n’importe quel livre vous intĂ©resse, mĂŞme le roman indĂ©pendant belge de Robert Schumin racontant son amour inconditionnel pour les frites. Vous aimez TOUT, et bien sur, vous ne comprenez rien. Donc, vous demandez Ă votre libraire de vous expliquer le passage p.38, paragraphe 2. Mais lĂ cela sous entend que vous devez vous taper…le livre. (ttttttt, pas encore le libraire : patience est mère de sĂ»retĂ©)
Alors autre solution : arriver comme une fleur, faire un tour dans la librairie l’air nonchalant, en prenant quelques livres dans les mains, en les reposant, et continuer de flâner. Vous voyant indĂ©cise, le libraire de peut s’empĂŞcher de venir Ă votre secours. “Bonjour mademoiselle, puis-je vous aider?” …L’arme est armĂ©e, prĂŞte Ă tirer.
Mon libraire, toujours de bon conseil, ne se lassait donc pas de me parler encore et encore, et nous finissions toujours par papoter durant 1h au dĂ©triment des autres clients, l’imagination de l’un attisant celle de l’autre. Puis un jour, je suis venue tard et je n’ai pu que l’aider Ă faire la fermeture. (ma bonne âme me perdra).N’aimant pas partir comme ça, je lui devais Ă lui aussi un petit mot d’adieu.
Mon doux bouquiniste,Â
Sachant votre amour pour les Ă©crits, la tâche m’incombait de vous faire parvenir ces quelques mots. Je quitte votre ville natale pour m’en retourner vers les miens.  Vos effeuillages dĂ©licats me manqueront et les livres n’auront plus la mĂŞme saveur sans votre verve. Notre histoire fut un best-seller mais ceci est hĂ©las notre Ă©pilogue.
Votre douce muse
M.
Non, vraiment, les petits libraires de quartier n’ont quand mĂŞme pas la mĂŞme saveur que les vendeurs de la FNAC.
Image : Kanna-sucre
posté le 17/12/2009 | 462 vues | 3 commentaires | tags: adieux beau gosse livre | une personne a aimé
ro j’adore!!!!oui ils te dĂ©nichent ce que tu veux quand t’as aucune idĂ©e et que tu dis “ben un truc un peu historique et d’amour mais pas gnan gnan, avec de l’espionnage et un cheval….” et hop le regard s’illumine ;) quel talent!
NB : Avant de commenter, rendez-vous sur la charte des commentaires
Vous devez vous identifier pour pouvoir laisser un commentaire.

Belles et Rebelles Retrouvez le dernier édito de Laurie pour sa semaine de rédac' chef, une spéciale rébellion !
Some kind of unreal music #17 : Nécrologies Petit retour sur les carrières de deux figures emblématique de la musique.
Doc BBC #18 : Boenbotte, un ami qui nous veut du bien… Docteur Britbrit Chérie remonte les bretelles d'une Lady et vole à la rescousse de Boenbotte !
Je me dois de vous prévenir : alors je vous préviens, perdre l’un de ses meilleurs amis n’est pas une sinécure, si un jour on vous en donne l’opportunité, refusez immédiatement et faites de votre possible pour éviter toute...
« On ne badine pas avec l'Amour » d'Alfred de Musset. Alors voilà . Je vais vous parler du XIXème siècle. D’une pièce de théâtre qui commence comme une gentille bluette et qui finit en tragédie. On était pourtant...
Depuis plusieurs jours je m’installe à une terrasse et je regarde une grand-mère avec sa petite-fille… La grand-mère doit avoir la cinquantaine, elle semble jeune et dynamique, elle admire sa petite-fille qui doit avoir entre six...
La fille est debout devant le miroir, elle est en culotte, les cheveux en bataille, le dos un peu voûté, l'air misérable. Elle doit avoir dans les 25 ans, et voilà dix minutes que debout devant...
« J’ai parfois envie de vous dire tant de choses. » Mais par où commencer ? Là est la question. « Est-ce que je vous parle de la pluie et du beau temps ? Du dernier navet vu au cinéma ? Peut-être pourrais-je commencer par vous parler…
Depuis quelques temps, je me laisse aller sur le plan alimentaire. J’ai bien conscience que faire des apéros en grignotant des tas de cochonneries trois fois par semaine (minimum...) n’est...
J’ai bien ri en lisant le passage “vos effeuillages dĂ©licats”.
J’ilagine dĂ©jĂ ce que tu nous rĂ©serves pour les adieux au plombier et Ă l’Ă©lectricien.