Etre enfant unique, quel calvaire ! On est chouchoutĂ© par ses parents, au point d’en perdre tout contact avec la rĂ©alitĂ© et la dure vie de tous les jours. De plus, les parents sont plus âgĂ©s que vous (forcĂ©ment !), donc on n’a personne de son âge Ă la maison pour jouer ou pour discuter d’une chanson ou d’un film ou simplement pour partager des secrets. Pensez : vingt ans d’écart avec les parents ? Ça paraĂ®t un siècle ! Ils ne sont vraiment plus dans le coup, les « vieux ». Passer des heures Ă tĂ©lĂ©phoner au copain qu’on vient de quitter Ă la sortie du lycĂ©e, ensuite zapper toutes les Ă©missions tĂ©lĂ© Ă la recherche d’une Ă©mission quelque peu intĂ©ressante, chatter avec des inconnu(e), visiter des sites (je vous en cite quelques-uns vraiment « intĂ©ressants » ?) ou alors jouer sur l’ordi Ă tuer des ennemis/Ă conduire un bolide/Ă partir Ă la recherche d’un trĂ©sor, avouez que ce n’est pas marrant. La galère, quoi ! Â
Tandis que dans une famille nombreuse, c’est la joie. Ça bouge, pas le temps de s’ennuyer. Il est vrai qu’on a un peu plus difficile matĂ©riellement, mais la prĂ©sence de frères et sĹ“urs compense largement ce que certains pourraient considĂ©rer comme un manque (tant chez mon père que chez ma mère, ils Ă©taient huit enfants, bref, il y avait de l’ambiance). Pas un moment Ă se demander ce qu’on va faire : les frères et sĹ“urs se chargent de rĂ©soudre ce problème crucial qui prĂ©occupe les jeunes d’aujourd’hui : l’ennui, la flemme.Â
Et puis, avantage non nĂ©gligeable, dont on ne parle jamais, au grand jamais : les examens scolaires. Malheureusement, cette règle ne vaut en gĂ©nĂ©ral qu’à partir du quatrième enfant. Etudier toute la matière, se taper des centaines de pages de cours ? Non mais, ca va pas la tĂŞte ? On se contente des questions d’examen qu’ont eues les grands frères et sĹ“urs et lĂ , on bloque Ă mort la rĂ©ponse.  Quant au reste ?  Pfff, sans importance. De toute façon, comme les profs concentrent leurs questions sur les sujets principaux et pour autant qu’on ait les mĂŞmes profs, neuf chances sur dix qu’on sorte gagnant, les doigts dans le nez.  C’est peinard.Â
Toutefois… , eh bien oui, il arrive qu’exceptionnellement les profs changent les questions d’examen.  Cela ne devrait pas ĂŞtre permis ! Parce que lĂ , on est de la revue. La tuile ! C’est ce qui est arrivĂ© Ă un de mes oncles.  Avec pour consĂ©quence un bulletin pire qu’un bulletin mĂ©tĂ©o : chute verticale des rĂ©sultats ! De plus, voilĂ que le prof en question n’avait rien trouvĂ© de mieux que de le convoquer pour s’inquiĂ©ter des rĂ©sultats mĂ©diocres : « Eh bien, mon petit, tu ne m’avais pas habituĂ© Ă cela.  Toi pourtant si brillant. Que s’est-il passé ? » Mon oncle pouvait difficilement lui rĂ©pondre : « Sale c…, t’avais qu’à pas changer les questions ! »Â
posté le 14/12/2009 | 225 vues | 4 commentaires
Soeurs jumelles, donc vous vous ressemblez ? Vous n’avez jamais pensĂ© Ă vous partager le boulot pour les examens oraux : l’une prend les cours littĂ©raires, l’autre les cours scientifiques et chacune passe deux fois l’examen : la première fois sous son nom, la seconde sous le nom de l’autre ? Question d’Ă©conomiser l’Ă©nergie (sommet de Copengahue).
en tant que fils unique je ne me reconnais pas la sauf sur le fait de m’etre fait chier a mort n’ayant en plus pas le droit de sortir “tard”
pour les raisons que tu connais mon fils s’est lui aussi helas retrouve unique et effectivement (pour les memes raisons) lui a ete pourri et hyper protege… :(
@fenchi971 Je suis l’aĂ®nĂ© d’une famille de trois enfants et suis bien heureux d’avoir fait partie d’une famille nombreuse ; nous ne nous ennuyions jamais. Il y avait toujours l’un ou l’autre pour mettre de l’animation.
Par contre, je constate qu’Ă l’Ă©poque actuelle, beaucoup d’enfants uniques ne savent plus s’occuper seuls ; il leur faut toujours un(e) anilateur/trice. Et quand les parents travaillent tous deux, ce n’est pas gagnĂ© ! Bien entendu, les parent aiment leur enfant et essayent de compenser le temps qu’ils passent au boulot en inondant le gosse de cadeaux. Il croulent sous les jouets, au point qu’il est incapable de s’attacher Ă un jouet particulier. Je plains ces enfants-lĂ . Leur vie n’est pas agrĂ©able. Ils recherchent la prĂ©sence d’enfants de leur âge, mais ce n’est pas toujours facile.
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ça me fait rire,!!!!je ne me moque pas, attention, mais je ne connais pas le calvaire du fils unique .moi, j’ai une soeur jumelle …Peut ĂŞtre qu’on peut dire que c ‘est un peu la mĂŞme chose:on est le double de l’autre comme si on ne faisait qu’une.Moi aussi , ça m’aurait plu d’ĂŞtre nĂ©e dans une famille avec de nombreux frères et soeur….comme tu dis, on ne doit pas s ‘ennuyer…..