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Le drôle de Noël de Scrooge

Les productions Disney nous présentent l’adaptation d’un conte fantastique de Charles Dickens, “A Christmas Carol.” A la lueur d’une bougie le film commence, comme bien des films Disney ont commencé, par l’ouverture d’un livre ancien à la couverture en cuir marron.

Le drôle de Noël de ScroogeEbenezer Scrooge est un vieil homme seul dont le cœur s’est asséché au fil du temps. Avare et odieux, il n’a d’intérêt que pour surveiller minutieusement chaque centime dépensé. Le temps des fêtes et des plaisirs lui est étranger. Une année la nuit de Noël, le spectre de son ancien associé, mort 7 ans plus tôt, vient lui annoncer la visite de 3 esprits, l’esprit des Noëls passés, l’esprit du Noël présent et celui des Noëls à venir. C’est ainsi que Scrooge va revenir dans le village où il a grandit et affronter les fantômes de sa jeunesse. Puis, l’esprit du présent lui donnera à voir les rues de sa ville comme il n’a jamais su les voir, la gaîté côtoyant la misère. Et enfin, l’esprit lugubre de l’avenir l’entraînera de force dans les rues froides et glissantes de sa propre mort. Il est donné à Scrooge une chance d’échapper à une fin triste et désolante. Pour cela, il  devra regarder en face les visages du passé pour comprendre ce qui l’a amené à devenir ce vieil homme sinistre.

L’accent du film est mis sur la technique. La réalisation est particulièrement réussie. Le drôle de Noël de Scrooge est un film d’animation en 3D dont l’une des techniques est la technique dite de « capture ». Les images sont faites à partir de « captures » des expressions et des mouvements de l’acteur. C’est ce qui donne cette touche de réel au film. Ainsi, le grain de peau de Scrooge, l’intensité de son regard, les couleurs et textures des pierres et pavés entre autres sont entre imaginaire et réel. L’envolée de Scrooge au-dessus des toits donnerait presque le vertige.

En même temps, le film réunit les ingrédients qui ont fait par le passé la réputation des films Disney. A l’origine un écrivain. Un personnage méchant et d’autres au bon cœur. De la magie et des étincelles. Une réflexion à percevoir. De la musique classique. Roberto Alagna interprète un des chants du générique. Et ce soupçon de « tout est bien qui finit bien » mais qu’est-ce que ça fait du bien… Un conte de Noël comme on les aime. Et une façon originale de dépoussiérer cette fable ancienne sur la rédemption.

Le film s’adresse à un public adolescent et adulte. L’entrée des cinémas conseille le film pour les plus de 10 ans. Les effets de surprises et la noirceur de certaines scènes sont efficaces.

De Robert Zemeckis, avec Jim Carrey, Colin Firth, Robin Wright Penn…

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