Je me jette Ă l’eau et j’espère bien ne pas me noyer. J’Ă©crirai dĂ©sormais pour “de vrai”, mĂŞme si je n’ai sans doute pas atteint ma maturitĂ© littĂ©raire. Mais j’ai envie d’essayer. Durant ces trois derniers jours, j’ai eu une bonne dizaine de “flashs”. De jolies phrases, de belles idĂ©es traversaient par moment ma boĂ®te crânienne et je me disais, en fermant fort les yeux : “souviens-toi !”.
Mais elles filaient au bout de quelques minutes et je n’avais ni stylo ni papier sous la main pour les retenir. Je fonctionne beaucoup Ă l’ambiance, Ă l’Ă©motion. Un bruit dans la nuit, un grillon cachĂ© dans l’herbe Ă mes pieds, un chemin dallĂ© dans paris, un rayon de soleil aveuglant en sortant du mĂ©tro. Une musique s’active alors dans mon
corps, une mĂ©lodie composĂ©e Ă partir d’une atmosphère, d’un environnement, sans rythme vĂ©ritable. Puis viennent les phrases, en gĂ©nĂ©ral une ou deux, pas plus.
Tellement frustrant, mais peut-ĂŞtre pas, car en y rĂ©flĂ©chissant, je n’aime pas tant tous ces petits moments de bonheur qui s’enchainent et dont on remarque l’existence, tu sais, lorsque l’on ne reproche rien
Ă sa vie… Rien d’important. Ils finiront et je ne parviens pas Ă trouver que l’instant suffit, ĂŞtre heureuse cinq minutes en sachant que l’heure suivante sera possiblement faite de petits malheurs, n’est pas une option sĂ©duisante.
En mĂŞme temps, l’idĂ©e du bonheur Ă plein temps effraie par sa fadeur, j’apprĂ©cie presque ce doute constant sur sa pĂ©rennitĂ©, qui pousse Ă le prolonger Ă tout prix, quitte Ă en faire pâtir le prĂ©sent. Bref. Bizarrement, c’est quand j’ai le plus de choses Ă faire, que j’ai le plus envie d’Ă©crire (procrastination sans doute).
Mais je vais prendre donc, une rĂ©solution des plus consĂ©quentes, mais Ă vrai dire sans consĂ©quences… Je devrais ĂŞtre Ă grattouiller une vulve de juxtaposition incomprĂ©hensible sur une situation d’hygiène… Soit.
Je viendrais quotidiennement Ă©crire, pour ĂŞtre lu, ou pas… Mais j’en ressens maintenant le besoin.
(cc) the|G|™
posté le 10/12/2009 | 173 vues | 1 commentaire | tags: pensée reflexion écrire mots Psychologie bonheur | 2 ont aimé
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Ecrire ce qu’on ressent, ça soulage. Quitte Ă pousser une gueulante lorsque ça va mal. Après tout, les athlètes font ça pendant l’effort ; pourquoi pas nous ? Avec en contrepartie rayonner de bonheur lorsqu’on est heureux, pour rĂ©chauffer le coeur de ceux que nous croisons sur notre chemin. Simple question de donnant-donnant.