Article sĂ©lectionnĂ© par CĂ©cile-n lors de sa semaine de rĂ©daction en chefÂ
Ladies, Ladies ! Je rentre à peine du concert de Julian Casablancas, ô tant adoré, tant chéri, et tant marié chanteur de The Strokes (oui ceux de la pub EDF, vers 2003 ou 2004).
Premier album solo. Première tournĂ©e solo. Bon, j’avais un peu Ă©coutĂ© avant, et j’avais misĂ© sur le potentiel Ă la fois physique (mon dieu qu’il est beau) et musical (mon dieu que c’est bon) du plus si jeune homme (31 ans… Faudrait pas que ça grandisse). Bref, j’Ă©tais saucĂ©e quand ma copine Melissa qui est la reine des filles trop fortes (Mel, si tu me lis…), m’a offert cette place de concert. Je vous le dis d’office, je suis une groupie.
Je dois avouer qu’après une prĂ©paration psycho - patho - logique intensive : J- 24, J-15, J-23… J-1 Oh, mon dieu c’est ce soir ! Julian ! Rire de hyène sous hĂ©lium en crise d’hystĂ©rie…
Après une prĂ©paration intensive donc, me voici donc au Bataclan. Pas très grand, pas mal de monde (eh oui, sold out le Julian !), une première partie mignonne et assez ocĂ©ano-planante (comment expliquer ? ça fait australien voilĂ .) mais dont j’ai oubliĂ© le nom.
Puis arriva le tant attendu. J’avais trichĂ©, j’ai dĂ©jĂ vu deux fois les Strokes en concert, je ne m’en lasse pas. Mais n’empĂŞche, qu’est-ce que c’Ă©tait bon ! Le micro moyennement rĂ©glĂ© donc on n’entendait pas assez sa voix mais trop bon quand mĂŞme. Puis, niveau visuel, j’Ă©tais comblĂ©e. Et j’Ă©tais pas la seule. Le brave petit, qui avait Ă la base un potentiel plutĂ´t surdĂ©veloppĂ©, ben il bonifie avec le temps, Ă mon avis.
Il n’a fait presque que les chansons de son album solo, que personnellement je trouve bon, voire très bon, mĂŞme si un brin plus expĂ©rimental que les Strokes. J’ai adorĂ©. Seul bĂ©mol, c’Ă©tait vraiment court (10 chansons ! Je sais qu’il faut se faire dĂ©sirer, mais bon, quand mĂŞme !). Cela dit, il fallait s’y attendre, les Strokes c’est pareil : court mais intense.
Je fais genre lĂ je suis un peu critique et tout ça, mais en vĂ©ritĂ©, j’en pouvais plus Ă force de hurler et de me liquĂ©fier sur place. Cet homme est magique. Je passe avec une lĂ©gèretĂ© Ă©tudiĂ©e de la critique vaseuse Ă la musico-nymphomano-groupie , pour vous confier ce qui va suivre.
Comme je l’ai Ă©crit, la reine des filles trop fortes, c’est MĂ©lissa. Qui a un culot assez remarquable (en tout cas, un culot que je n’ai pas). A peu près aussi hystĂ©rique que moi (voire plus) - bien qu’elle s’en dĂ©fende - elle a adoptĂ© une tactique dynamique, intĂ©ressĂ©e et efficace vis-Ă -vis du sympathique videur juste devant nous (on Ă©tait contre les barrières, vu qu’en bonnes groupies, on Ă©tait en avance). Je suis une groupie, et j’en profite.
Jugez du rĂ©sultat : qui est passĂ© backstage sans pass ? cCest Mel et mon auguste personne, saucĂ©es comme jamais et on tremblait comme des feuilles de chou (ça tremble ça ?). Backstage, on n’en pouvait plus. Y’avait un tas de gens qui parlaient, en anglais, en français tout ça tout ça, mais y’avait pas Julian (faut pas se leurrer, on Ă©tait lĂ pour lui, sans dec’ !)… Les gens sont partis, et toujours pas de Julian. Alors on s’est retrouvĂ© entre groupies, six ou sept en tout, que des filles. Et on a passĂ© presqu’une heure Ă guetter le moindre bruit en provenance de l’escalier ( en papotant hein, on est des filles quand mĂŞme !). JE SUIS UNE GROUPIE. Et lĂ j’en ai un peu honte.
Mais on a bien fait d’attendre. Le malicieux garçon, après une visite Ă©clair (”Hi !”. Il prend un coca dans le frigo, il repart) qui nous a coupĂ© le sifflet Ă toutes, genre silence instantanĂ© et fascinĂ© de filles dĂ©chainĂ©es la seconde prĂ©cĂ©dente, s’est dĂ©cidĂ© Ă redescendre.
Et lĂ autant vous dire, on l’a pas ratĂ©. Et les questions, et les photos, et que je mate sans rien dire parce que si j’ouvre la bouche, ça va ĂŞtre catastrophique (ça c’est moi). Ben ce garçon, il a l’air juste adorable. Et abordable. Gentil quoi. Il a pas l’air de se la pĂ©ter. Et ça, ça fait du bien ! Je suis une groupie, mais j’aime les gens simples.
Je suis donc chez moi, guillerette et courbatue (mauvaise idée, les talons dans la fosse), avec dans mon sac :
- Ma place de concert qui ira rejoindre ses congĂ©nères dans l’enveloppe magique Ă places utilisĂ©es
- Mon téléphone blindé de photos merdiques du concert et de photos moins pourries mais moches de Julian-mon-bien-aimé en backstage.
- Ce même téléphone avec des enregistrements de morceaux du concert
- Une rose rouge honteusement chouravée (elle était pour Jujuchéri peut-être ?)
- Le cerveau en ébullition/frustration/implosion
Je suis une groupie. Mais j’aime ça.
posté le 09/12/2009 | 1514 vues | 1 commentaire | tags: julian casablancas strokes groupie fan concert rock musique
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ça fait plaisir Ă lire, et pour toi, de rencontrer son idole, sa muse, la voix qui te guide le matin, la journĂ©e, le soir! moi je me dis que je suis une groupie sans le son :) je suis trop timide pour hurler! je dois aller Ă un concert oĂą il y aura des tas de groupies je ne sais pas comment je vais m’en sortir!
moi j’avais vu Muriel Robin, lĂ j’ai fait la groupie! je lui ai dit pieusement que je l’aimais beaucoup. Elle avait l’air si timide si calme…j’ai adorĂ© ce court instant.
Il y a en un, je suis sĂ»re que je cours, je cris c’est Anthony Kiedis, et le reste des peppers! lĂ je me transforme!