Interdire la fessée ? C’est le nouveau débat qui agite la France… Mais répond-on à la crainte des Français ? Celle de voir des enfants battus souffrir injustement ?
Les Français sont pour la loi à 70%
Et je vais vous dire pourquoi. Si les Français sont d’accord, c’est tout simplement parce qu’ils ne sont pas gros consommateurs de fessées. La fessée, c’est comme la menace de la pantoufle ou du privé de dessert. Si les Français signent, c’est parce qu’ils pensent que leurs voisins, eux, donnent sûrement beaucoup de fessées. Ils écoutent la radio et toutes ces histoires à dormir les fesses bien cachées : la petite Typhaine, 5 ans, tuée par ses parents suite à une punition qui a mal tourné (2 décembre 2010).
Suite à ça, les Français « pour » distinguent leurs petites fessées occasionnelles - dont ils peuvent se passer - et la maltraitance des enfants, chose grave.
La loi a déjà pensé à cette dernière, la loi fait tout pour stopper cette horreur humaine, qui touche plus de 75 000 enfants par an et en tue 2 par jours. Alors oui, on a peur. Alors oui, peut-être pense-t-on dicter une loi « Interdiction à la fessée  » et voir en retour des centaines de personnes s’arrêter net devant une paire de fesses « Ah non, c’est vrai ».
GĂ©rer la maltraitance des enfants, stopper ce dĂ©ferlement honteux de coups graves et mortels, ne se fera pas en interdisant la fessĂ©e. Elle pourra au mieux gommer l’image des coups dans l’esprit des enfants et apprendre aux familles Ă aborder autrement les corrections.
Je suis contre Ă 100%
Voilà pourquoi je suis contre cette loi. Parce que j’ai peur qu’elle ne calme pas les plus fous et qu’elle n’arrange en rien les plus sages. Je me suis pris des fessées, même un mur (grosse bêtise), je me suis pris des gifles, je me suis assise sur les fesses et déplacée sur les fesses pour ne pas me faire chopper le pantalon. Et aujourd’hui, je me sens bien. La fessée, de temps à autre, ne fait de mal à personne. C’est un geste de correction, d’éducation. Vous tirez la langue, on vous tire la peau des fesses.
Les Français le savent : quand ils donnent une fessĂ©e, elle n’est guère dangereuse, elle ne porte guère de signes avant-coureurs d’agressivitĂ© et de traumatisme. Je le rĂ©pète, ce que les gens attendent de cette loi, c’est l’arrĂŞt des violences graves et rĂ©pĂ©titives faites aux enfants. Qui font peur… aujourd’hui.
Car fĂ»t un temps, “frapper” ses enfants pour les Ă©duquer, ça passait inaperçu et ça faisait de bons petits gars… Non ?
(cc) just Luh.
posté le 02/12/2009 | 7019 vues | 27 commentaires | tags: fessee maltraitance loi actualité enfance | une personne a aimé
OVARY a écrit « Gérer la maltraitance des enfants, stopper ce déferlement honteux de coups graves et mortels, ne se fera pas en interdisant la fessée »
En Suède les « châtiments corporels » sont interdits depuis 1979. RĂ©sultat : « entre 1982 et 1995, les cas de maltraitance ont diminuĂ© et les placements en foyer ont chutĂ© de 26 % » (extrait de l’article http://www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/punition/ailleurs.html). Peut-ĂŞtre qu’interdire la fessĂ©e n’est pas si inutile que cela…
teo a écrit « On va droit vers des “enfants rois”. Est-ce cela éduquer? »
Le choix n’est pas binaire, on peut très bien Ă©duquer ses enfants sans les frapper et sans en faire pour autant des « enfants rois ».
Depuis quelques annĂ©es, on parle des droits de l’enfant. Avec raison. L’enfant est un ĂŞtre humain. Mais il est rarement question des obligations de l’enfant : ne pas faire aux autres ce qu’il ne souhaiterait pas qu’on lui fasse, autrement dit : respecter les autres et leurs diffĂ©rences. Et ça commence par le respect pour les parents. Je constate que de plus en plus de jeunes considère leurs “vieux” comme des vaches Ă lait et n’ont que dĂ©dain pour leurs parents. Et lĂ ou l’Ă©cole et les parents devraient oeuvrer ensemble non seulement Ă apporter le savoir mais aussi Ă progressivement faire prendre conscience Ă ces futurs adultes de l’impact de leur comportement sur les autres, ça foire lamentablement.
L’objet de la loi, c’est peut-ĂŞtre, comme pour la maltraitance des femmes, de changer les reprĂ©sentations collectives sur l’Ă©ducation ?
De plus, je crois que la fessĂ©e (et la peur qui va avec), ça n’Ă©duque pas les enfants, ça dĂ©foule les parents, quand ils sont dĂ©passĂ©s par les Ă©vĂ©nements.
Après ça arrive, c’est pas graaave, mais c’est pas obligĂ© non plus, si on peut faire autrement, je crois pas moi que ça fera des enfants rois. ça fera des enfants moins violents avec les leurs, certainement.
ça m’Ă©nerve tellement ce dĂ©bat, ça m’hallucine ce projet de loi….
On dirait des Françoise Dolto du dimanche!
Donner une fessĂ©e ce n’est pas Ă©duquer: c’est le plus souvent un ras le bol du parent d’expliquer Ă un enfant l’interdit qu’il lui donne, et c’est tout Ă fait comprĂ©hansible! pas honteux!
Ensuite, pour travailler depuis 5ans avec des enfants de 2 Ă 10 ans et des ados et jeunes adultes, je peux vous dire que la maltraitance que je rencontre le plus, c’est le chantage affectif des parents qui eux se dĂ©fendent de toute fessĂ©e, et croyez moi, ça c’est plus grave qu’une fessĂ©e!l’arme psychologique contre un petitou qui ne comprend qu’une chose, c’est que maman va partir sans lui parce qu’il fait des bĂ©tises, et bien, quand je voyais ça Ă la sortie de la maternelle, ça me foutait des envies de gerbe.
J’ai pris des coups de pied aux fesses, des flings de torchon roulĂ© et je courais trĂ©s vite avec mon frère, en me cambrant pour les Ă©viter, des fessĂ©es…et ben je suis pas morte, au contraire, j’adore mes parents, et quand ils en avaient marre de nos conneries, maintenant je comprends. On en veut pourquoi Ă nos parents? fessĂ©e? non, bien souvent ce sont pour des choses plus perso et pas physique, dans la plupart des cas bien Ă©videmment, dans une famille lambda, oĂą il n’y a ni viol, ni coups, ni inceste etc!
Bref je trouve ce dĂ©bat hors de propos et dangereux, parce que je vois les adultes de demain tous les jours,et parfois ça fait peur…oui on peut Ă©duquer un enfant sans fessĂ©e, mais il y a des gens qui des fois, craquent et n’ont pas envie de rĂ©pĂ©ter…et alors?
pardon pour les fautes de frappe, dans l’Ă©lan, je me suis vautrĂ©e, comprĂ©hensible cest mieux
“Donner une fessĂ©e ce n’est pas Ă©duquer: c’est le plus souvent un ras le bol du parent d’expliquer Ă un enfant l’interdit qu’il lui donne, et c’est tout Ă fait comprĂ©hansible!”
Pas d’accord.
1-la fessĂ©e n’est pas l’expression d’un ras le bol mais une punition d’un niveau supĂ©rieur au sermon, permettant de faire comprendre Ă l’enfant qu’il a dĂ©passĂ© les bornes. Les enfants ne passant pas leur temps Ă dĂ©passer les bornes, la fessĂ©e n’est pas quelque chose de systĂ©matique.
2-Il est impossible de tout expliquer Ă un enfant. La comprĂ©hension de certaines choses ne peut se faire que de façon empirique. NĂ©anmoins il reste nĂ©cessaire de fixer des limites dès l’enfance, et cela se fait de façon arbitraire, c’est lĂ tout le rĂ´le des parents. Et la fessĂ©e est un de ces moyens arbitraires que l’enfant comprend très bien, et qui ne laisse aucune sĂ©quelle plus tard tant qu’elle n’est pas systĂ©matique.
3-la fessĂ©e n’est pas un passage Ă tabac.
moi je pense que la fessĂ©e est incontournable dans l’Ă©ducation d’un enfant et lĂ je rejoins le mal certaines choses etant grave il faut monter un petit peu le degrĂ© de la punition. Moi dans mon enfance ce qui m’a tjs fait plus de mal c’est pas les fessĂ©es ça je m’en fous ça m’a jamais atteint et en plus parfois c’Ă©tait neccessaire tellement j’Ă©tais peste par moment mais c’est surtout quand mon père me comparait Ă mes sĹ“urs en me disant que j’Ă©tais pas aussi bien qu’elles, ça ça m’a atteint et comme le dit si bien mely jouer avec la psychologie et l’estime soit c’est encore pire. Et puis merde l’Ă©tat doit pas nous dire comment on doit Ă©lever nos gosses.
@xilov : mefie toi de tes sources, j’y crois pas du tout moi Ă cette Ă©tude et on ne peut pas comparer la France Ă la suède c’est pas du tout le mĂŞme mode de vie.
Il est interdit, à juste titre, de frapper un adulte, pourquoi serait-il autorisé de frapper un enfant ?
Frapper un enfant, mĂŞme s’il s’agit d’une tape sur les fesses, c’est l’expression de l’impuissance de l’adulte. C’est, en plus, enseigner Ă l’enfant que “la” solution, c’est frapper. Un comportement qui lui servira d’exemple et qu’il reproduira dans sa vie future.
(PS, j’ai une question, tu parles de 75000 enfants tuĂ©s par an, je pense qu’il s’agit d’une erreur, il y a je crois 300 enfants tuĂ©s par maltraitance en France, ce qui est dĂ©jĂ Ă©norme)
concrètement ça donnera quoi? emprisonnement pour avoir donner une fessĂ©e? …..
balancer des lois(pour lesquelles on est pas appelĂ© Ă voter… Ă bon entendeur) pour rĂ©duire un peu plus Ă chaque fois notre espace de libertĂ© (les principes Ă©ducatifs et la maltraitance sont quand mĂŞme deux choses bien disctintes..)
clairement, ça m’emmerde!
@ vĂ©ro freud : “Il est interdit, Ă juste titre, de frapper un adulte, pourquoi serait-il autorisĂ© de frapper un enfant ?”
Ta phrase est confuse. Qui interdit Ă qui de frapper un adulte???
Marre de ces lois, dĂ©cisions Ă l’emporte pièce pour copier des voisins sans adaptation, ni garantie de solution. Car en effet je veux croire que l’idĂ©e de dĂ©part est de faire baisser le nombre d’abus et de cas de maltraitance sur les enfants, mais je ne suis pas certaine que s’immiscer dans l’intimitĂ© de l’Ă©ducation donnĂ©e par des parents soit la solution.
@le mal : tu as parfaitement résumé ma pensée.
@coppelia, je vais essayer de clarifier ma pensée.
Le dĂ©lit de “coups et blessures” existe. Il s’agit le plus souvent d’adultes se tapant l’un sur l’autre (je schĂ©matise). Lorsqu’il s’agit de coups sur un enfant, pourquoi ce dĂ©lit n’en serait-il plus un ? Le fait que la victime soit un enfant exonèrerait l’adulte du dĂ©lit ?
Le fait que l’enfant ne soit pas en âge de porter plainte signifie t-il que le dĂ©lit s’Ă©teint de lui-mĂŞme ? Si c’Ă©tait le cas, cela signifierait qu’on peut taper quiconque n’est pas en Ă©tat de porter plainte (handicapĂ©s, personnes dĂ©pendantes, etc.)
On me rĂ©torquera certainement que c’est pour le bien de l’enfant. C’est exactement sur ce point que je ne suis pas d’accord. On ne fait pas le bien d’un enfant en lui tapant dessus.
Par ailleurs, en gĂ©nĂ©ral, lorqu’il y a conflit entre deux adultes. Le fait qu’un des adultes tape sur l’autre est-il un bon mode de rĂ©solution du conflit ? Ă mon avis, non. Tout comme, Ă mon avis, ce n’est pas une bonne solution lorqu’il s’agit d’un conflit entre adulte et enfant.
Je suis dĂ©jĂ intervenue il y a plusieurs jours sur un autre site. Pour moi, elle est inutile. S’il y a des enfants qui grandissent sans fessĂ©e, c’est que c’est possible. Je ne suis pas pour.
NĂ©anmoins, je ne suis pas contre. Mais il faut vraiment que cela reste le moyen le plus ultime. Dans un magasin, je vois parfois une gifle donnĂ©e. ça me choque en tant qu’Ă©chec et que c’est un acte violent tout de mĂŞme. Mais je ne dirai rien s’il s’agit d’un geste unique et non rĂ©pĂ©tĂ© devant moi. Je n’ai pas Ă m’en mĂŞler. D’ailleurs, j’espère que la fessĂ©e se rĂ©sumĂ©e Ă une tape sur les fesses et non Ă plusieurs rĂ©pĂ©tĂ©es.
Je suis contre l’interdiction. Car lĂ encore on se mĂŞle de choses privĂ©es. Et cela donne encore l’impression. Quoiqu’heureusement parfois que le droit intervient dans la sphère privĂ©e. Tel a Ă©tĂ© le cas dans le couple. Sinon, le viol serait encore autorisĂ© pour motif que c’est un acte du couple.
Maintenant, je suis d’accord, il ne faut pas confondre maltraitance et fessĂ©e. NĂ©anmoins, parfois, la fessĂ©e a un effet contre-productif et l’enfant se rĂ©voltera ou finira par se rĂ©volter si c’est Ă rĂ©pĂ©tition. La sanction la meilleure est variĂ©e. Et si on peut Ă©viter une atteinte physique, mĂŞme la plus mineure soit-elle, si on peut dire ainsi, mieux c’est. Et ce n’est pas parce qu’on en a reçu et qu’on n’en est pas traumatisĂ©, ce n’est pas pour ça que c’est bien et normal.
Par contre, lĂ non plus, il ne faut pas confondre : lĂ n’est pas proposĂ© une infraction pĂ©nale, mais une disposition civile, qui semble plus de la mise en garde, comme quand on se marie, et qu’il est dit : fidĂ©litĂ© dans le discours. On souhaite la fidĂ©litĂ©, et pourtant on sait que certains personnes seront infidèles, statistiquement.
Alors, finalement, je suis plutôt contre une telle loi, tout en étant plutôt contre la fessée, même si je ne blâmerai pas une fessée par intermittence et grande intermittence.
Je suis contre l’interdiction lĂ©gale, mais pour qu’on se l’interdise.
Christelle
Bonsoir,
Je vois qu’il y a des “pour” et des “contre”.
Mon point de vue n’a pas changĂ© : il ne s’agit pas de maltraitance ni de passage Ă tabac. Si l’enfant reste impermĂ©able Ă tout raisonnement et pour autant qu’il ait Ă©tĂ© averti de ce qui l’attend s’il continue ses bĂŞtises, la fessĂ©e me araĂ®t la seule solution. Il ne s’agit pas de frapper fort, qui plus est : sur la partie charnue (je suis absolument opposĂ© Ă la gifle).
La fessĂ©e n’est pas non plus un dĂ©foulement ou un signe d’impuissance des parents, comme certaines rĂ©actions pourraient faire croire. C’est le moyen ultime de faire comprendre Ă l’enfant qu’il a dĂ©passĂ© les limites tolĂ©rables.
Et puis, un Ă©tat qui se mĂŞle Ă ce point de l’Ă©ducation des enfants, je trouve qu’il va trop loin. On cercherait Ă culpabiliser les parents, qu’on ne ferait pas mieux !
Si l’on accepte cette loi contre la fessĂ©e, Ă quand dans ce cas des lois pour rĂ©primer les “enfants” - ados ou post-ados voire adultes - qui rendent la vie impossible Ă leurs parents ou les agressent, verbalement ou physiquement ? Ou tout simplement refusent de s’occuper de leurs vieux parents?
comme d’aucuns
Frapper lĂ©gèrement sur la partie charnue d’un enfant qui ,
Vero Freud : effectivement, une erreur que je vais vite rectifier : 75000 battus par an dont 2 qui en meurent chaque jour…
Le dĂ©bat prend drĂ´lement forme. Je suis d’accord sur le fait que la fessĂ©e ne rĂ©sout rien et qu’on Ă©duque très bien ses enfants sans. Tout comme se prendre quelques fessĂ©s n’est pas un geste violent et destructeur en soi. Ce que je veux dire, c’est que certaines personnes sont pour la loi mais seulement parce qu’elle ne batte pas Ă outrance leurs enfants et qu’elles espèrent voir s’arrĂŞter ces excès impensables de parents qui vont beaucoup trop loin. Après, je suis peut-ĂŞtre pessimiste, car pour moi la maltraitance des enfants doit stopper mais par le biais de la loi, je ne suis pas sĂ»re qu’elle y parvienne.
Voyez-vous, ce que j’aime dans ce dĂ©bat c’est voir que dans le fond on attend toutes la mĂŞme chose : que la violence faites aux enfants disparaissent. C’est juste qu’on entend pas toutes la mĂŞme chose dans le mot violence… On a chacune nos limites, sans doute viennent-elles de notre Ă©ducation.
1-la fessée n’est pas l’expression d’un ras le bol mais une punition d’un niveau supérieur au sermon, permettant de faire comprendre à l’enfant qu’il a dépassé les bornes. Les enfants ne passant pas leur temps à dépasser les bornes, la fessée n’est pas quelque chose de systématique.
2-Il est impossible de tout expliquer à un enfant. La compréhension de certaines choses ne peut se faire que de façon empirique. Néanmoins il reste nécessaire de fixer des limites dès l’enfance, et cela se fait de façon arbitraire, c’est là tout le rôle des parents. Et la fessée est un de ces moyens arbitraires que l’enfant comprend très bien, et qui ne laisse aucune séquelle plus tard tant qu’elle n’est pas systématique.
3-la fessée n’est pas un passage à tabac.
La fessĂ©e n’est pas une punition! La fessĂ©e ne doit pas ĂŞtre une punition! c’est hallucinant de lire ça! Je ne suis pas d’accord avec ça lĂ ! la punition c’est expliquer Ă un enfant pourquoi il n’aura pas le droit de faire ça, ou d’avoir ça parce qu’il s’est mal comportĂ©, et oui, on peut tout expliquer Ă un enfant: faut arrĂŞter de croire le contraire! Il faut juste savoir choisir les mots. Filer une fessĂ©e et dire “c’est ta punition pour telle chose” après je ne m’Ă©tonne pas de certaines choses alors…
Je rectifie ce qui a pu ĂŞtre mal perçu dans mes propos donc: une fessĂ©e pour moi, c’est EXCEPTIONNEL, genre pour une mĂ©ga connerie!non pas un passage Ă tabac!
“et oui, on peut tout expliquer Ă un enfant:”
DĂ©solĂ©, mais la tâche des parents serait bien plus aisĂ©e si ce que tu affirmes est vrai. L’enfant a bien d’autres centres d’intĂ©rĂŞts que le comportement en sociĂ©tĂ©, le respect de la propriĂ©tĂ© d’autrui et autres sujets qui lui passe complètement au-dessus de la tĂŞte. On parle parfois de la mĂ©chancetĂ© des enfants, mais c’est d’inconscience qu’il faut parler.
Et de la mĂŞme façon que chacun de nous restera impermĂ©able Ă certains discours tant qu’on a pas Ă©prouvĂ© la rĂ©alitĂ© des faits, l’enfant, par dĂ©finition inexpĂ©rimentĂ©, reste a 90% impermĂ©able Ă tout raisonnement ne prenant pas en compte son expĂ©rience (”Tu vois, je t’avais dit que tu te ferais mal si tu tombais”)
Il y une tendance Ă vouloir placer l’enfant sur un pied d’Ă©galitĂ© avec les parents, on fait de l’enfant quelqu’un qui pourrait dĂ©battre des dĂ©cisions Ă©ducatives des parents. Je rappelle quand mĂŞme que c’est l’enfant qui est Ă©duquĂ© et le parent qui Ă©duque. Par ailleurs nous parlons ici de fessĂ©es, donc de jeunes enfants. Et donc d’une pĂ©riode oĂą les parents font preuve de leur autoritĂ© pour placer les premiers repères fondamentaux et inamovibles qui suivront l’enfant tout au long de sa vie.
Quoi qu’on en dise, bien que l’Ă©ducation suive globalement les mouvements majeurs de la sociĂ©tĂ©, c’est d’abord une sphère privĂ©e qui appartient aux parents, et libre Ă eux de choisir si tel ou tel acte mĂ©rite une punition exemplaire ou pas.
Le but de la fessĂ©e n’est pas de faire souffrir, mais de signifier Ă l’enfant qu’il a dĂ©passĂ© les bornes Ă travers une douleur minime, mais qui reste ancrĂ©e parce que douleur quand mĂŞme. Évidemment pour certains parents la fessĂ©e n’est qu’un prĂ©texte pour Ă©vacuer un dĂ©sir de violence, mais attention aux gĂ©nĂ©ralisations et amalgames. Qu’ils prennent la fessĂ©e pour prĂ©texte ne signifie pas que la fessĂ©e est intrinsèquement mauvaise. Priver de dessert ponctuellement est un punition, mais quand est-il de ceux qui laissent leurs enfants sans manger, et clament la valeur Ă©ducative de leur comportement face aux policiers? Il y en aura toujours qui dĂ©passeront les limites de l’Ă©ducation dans leur punitions, fussent-elles actives (fessĂ©e) ou passive (privation).
Faire un procès d’intention Ă l’aune de ses propres valeurs morales n’est certainement pas ce qui limitera la maltraitance faite aux enfants.
Si moi que je considère que la fessĂ©e est une punition, alors elle le sera pour mon enfant. Et si j’applique les punitions correctement, et de façon justifiĂ©e, il n’y aucune raison que mon enfant dĂ©cide plus tard que s’il a Ă©tĂ© fessĂ© dans son enfance, cela signifie qu’il a le droit de torturer ses enfants parce qu’il n’ont pas eu 20 Ă l’Ă©cole.
Alors occupons nous de vrais problèmes, il y en a déjà assez comme ça.
Je suis contre cette loi, moi aussi.
Ras le bol de toutes ces lois dĂ©biles qu’ont nous impose. BientĂ´t tout sera interdit dans ce pays.
Mettre une fessée de temps en temps, ça remet les idées en place.
Je suis comme Mely, je travaille avec des enfants, moi ils sont touts petits, ils ont de 18 mois Ă 3 ans, et bien, je peux vous dire que la fessĂ©e, ils la cherchent. Ils sont en permanence dans la provocation. ces pauvres enfants ne sont que le rĂ©sultat de l’ère de l’enfant Roi. Des parents qui ne cadrent rien Ă la maison, ben oui, les pauvres petits faut surtout pas les traumatiser en leur posant des interdits. RĂ©sultat, ce sont des enfants tyraniques !
On ferait mieux de prendre le problème Ă la source. Et la source, c’est de responsabiliser les parents dans leur rĂ´le !
Si on supprimait les allocs Ă ceux qui se cognent de ce que font leurs enfants dans les rues, et qui les laissent faire ce que bon leur semble malgrĂ© leur jeune âge, on n’en serait pas lĂ dans la violence et dans la dĂ©linquance.
@le mal: je ne dis pas qu’un enfant est l’Ă©gal d’un adulte au contraire. Ă©duquer un enfant c’est rĂ©pĂ©ter TOUS LES JOURS les mĂŞmes choses, c’est lui faire comprendre ses erreurs mĂŞme s’il continue de les faire jusqu’Ă comprendre!peu importe les annĂ©es que ça peut prendre! normal, c’est un enfant qui se construit!
un enfant n’est pas bĂŞte si la fessĂ©e c’est LA punition , Ă un moment donnĂ© il s’en foutra, il ne craindra plus ça! Et ça c’est garanti! La vraie punition, celle qui marque, c’est la privation d’un plaisir: jouet, bonbon, activitĂ©! la fessĂ©e n’a rien d’Ă©ducatif, elle est une dĂ©monstration de la colère du parent qui Ă un moment n’a plus de patience.
Je n’ai aucune prĂ©tention Ă faire changer d’avis ceux qui trouvent que c’est Ă©ducatif chez eux, mais je voulais prĂ©ciser mon opinion forgĂ©e par mon expĂ©rience sur le tas, confrontĂ©e aux enfants ET aux parents et leurs “mĂ©thodes” plus ou moins efficaces, ou complĂ©tement inefficaces parfois!
Moi je trouve que mĂŞme s’il y a d’autres problèmes importants, celui lĂ l’est Ă©galement parce que TA punition te vaudra peut-ĂŞtre un procĂ©s un jour.
Tu dis:
“si la fessĂ©e c’est LA punition”
J’ai dit:
“la fessĂ©e n’est pas l’expression d’un ras le bol mais une punition d’un niveau supĂ©rieur au sermon“
“Ă©duquer un enfant c’est rĂ©pĂ©ter TOUS LES JOURS les mĂŞmes choses,”
donner la fessĂ©e ne prĂ©serve pas de devoir rĂ©pĂ©ter tous les jours les mĂŞmes choses, ça donne un avertissement fort et clair, et le plus souvent annoncĂ©: “Si tu continues, tu va te prendre une fessĂ©e”. Parce que je n’aurai plus personne Ă qui rĂ©pĂ©ter ces “mĂŞme choses” s’il finit par sauter du balcon quand mĂŞme.
Tu as l’air d’ĂŞtre persuadĂ© que tous ceux qui donnent la fessĂ©e le font par ras le bol, alors que cela rentre dans un processus de graduation de la punition: si tu punis toujours de la mĂŞme façon, l’enfant ne fera pas la diffĂ©rence entre l’interdiction de mettre les doigts dans son nez et celle de mettre les doigts dans la prise.
La privation est aussi une punition, mais l’enfant peut tout aussi bien s’en foutre, et se reporter sur quelque choses d’autre. Tous les dĂ©fauts que tu donnes Ă la fessĂ©e peuvent ĂŞtre appliquĂ©s Ă ce genre de punition aussi, la fessĂ©e n’a pas l’apanage des dĂ©rives dangereuses.
“Moi je trouve que mĂŞme s’il y a d’autres problèmes importants, celui lĂ l’est Ă©galement parce que TA punition te vaudra peut-ĂŞtre un procĂ©s un jour.”
Ce que je souligne, en parlant de problèmes plus importants, c’est que selon moi vouloir rĂ©glementer la fessĂ©e revient Ă vouloir rĂ©soudre un faux problème. Les dĂ©rives existent partout. La fessĂ©e Ă fait partie de l’Ă©ducation de nombreuses gĂ©nĂ©rations de français, sans pour autant crĂ©er de gĂ©nĂ©ration traumatisĂ©es. La fessĂ©e rentre dans le processus d’Ă©ducation, mes n’est pas non plus la pierre angulaire des mĂ©thodes Ă©ducatives. Le rĂ´le d’un parent n’a jamais Ă©tĂ© de d’ĂŞtre un gendarme, qui distribue bonbons ou fessĂ©es. On observe ces dernières annĂ©es une crise dans le rĂ´le du parent, et certains face Ă des enfants qu’il n’arrivent pas Ă maĂ®triser utilisent peut-ĂŞtre la fessĂ©e Ă tort et Ă travers. Faut-il pour cela faire un procès Ă tous ceux qui ont osĂ© (!) se servir de la fessĂ©e? A moins qu’une Ă©tude montre que la plupart des français ne savent plus utiliser la fessĂ©e correctement, une interdiction de cette dernière me semble injustifiĂ©e.
Mais au fait, qui portera plainte?
@ tous: moi, ce qui m’hallucine, c’est qu’on en arrive lĂ . A parler d’une question qui ne relève pas Ă mes yeux d’une prioritĂ© absolue. Y’a pas d’autres choses Ă voir, plus importantes que ce pseudo dĂ©bat? Parce que chacun est libre de faire ce qu’il souhaite avec ses enfants, finalement. Je ne crois pas qu’une fessĂ©e soit de la maltraitance. Je crois mĂŞme que parfois cela remet les idĂ©es en place. Mais je suis vraiment affligĂ©e de voir encore une fois tout ce tapage pour pas grand chose…une loi pour l’interdiction de la fessĂ©e. Rien que ça. C’est la classe quand mĂŞme….
Réponse à Aud :
Oui, cela ne mérite pas un tapage.
Non, cela mérite néanmoins une discussion.
Oui, cela ne mĂ©rite pas une loi. Seuls, les abus en mĂ©ritent une et c’est lĂ qu’intervient le droit pĂ©nal et la catĂ©gorie des violences volontaires.
En tant que juriste, j’estime qu’on doit s’intĂ©resser Ă tout, du moment qu’on est au pouvoir. Ensuite, tout ne mĂ©rite pas un cadre juridique.
@ le mal: je ne vais pas revenir sur ce que j’ai dĂ©jĂ dit: chacun son opinion.
Pour le reste, Ă ta question : qui va porter plainte? ben je vais dire : la mère, le père, dans un cas de divorce, pour la garde…des grands parents, des nounous etc…juste parce que cette loi offrirait une arme de plus pour coller des assistantes sociales au cul de ceux qui n’en ont pas forcĂ©ment besoin. voilĂ c’est tout simple.
@mely : Amen. Alors que ma soeur, assistante sociale, n’arrive pas Ă faire signaler des cas très graves…
VoilĂ un sacrĂ© dĂ©bat! J’aurais tendance Ă penser qu’il y a fessĂ©e et FessĂ©e! La petite fessĂ©e corrective et qui humilie le petit de 18 mois Ă deux ans, et qui n’est pas capable de se raisonner face Ă des explications, celle lĂ n’est pas du tout Ă prohiber! Par contre celle donnĂ©e fortement sur un enfant et sans vĂ©ritable raison, et sans explication, bien sĂ»r que celle lĂ elle Ă supprimer! Mais n’empeche que chacun est libre d’Ă©duquer ses enfants Ă sa manière! on est tous plus ou moins tolĂ©rants sur certaines choses. Dans tous les cas, je ne pense pas que cela rĂ©soudra le pb des enfants battus car c’est de doutes façons un problème cachĂ©, qui se fait dans le secret des familles… Si on veut vraiment diminuer le nombre d’enfants battus, il serait peut etre plus efficace de communiquer sur les peines infligĂ©es aux parents et ainsi cela en arrĂŞterait peut etre quelques uns!
Quel débat difficile!
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N’empêche que ce matin, j’étais super fière de moi : j’ai réussi à conduire ma fille à l’école ! Alors merci, je sais, c’est loin d’être un exploit. Entre parenthèses, je suis heureuse de votre intervention...
La mécanique était parfaite, le discours bien huilé. Comme un symbole, l’annonce que l’on attendait depuis des semaines avait été faite un vendredi 13 et elle résonnait encore comme un coup de tonnerre. La note du pays avait...
Je passe une nuit agitée. Réveillée vers trois heures du matin par un cauchemar angoissant. Je tourne et retourne dans mon lit dans l'espoir de retrouver le sommeil. J'essaie d'avoir des pensées apaisantes. Songer à ce que...
C’est l’histoire d’Aurélien, un petit con de 26 ans à l’époque qui balançait l’histoire d’un mec qui surprend sa petite amie avec un autre et qui débite dans un rap plein de fiel tout le malheur qu’il lui souhaite...
Le 11 janvier 2012, les « lego friends » envahiront les magasins de jouets français. Ils ont déjà inondé le marché anglais et américain. Cette nouvelle gamme serait plus girly...
Pour tous ceux qui aiment la littérature ! Il s'agit d'une saga dont on ne peut pas décrocher, dans un monde où la magie, la guerre et la diplomatie s'entremêlent, où la haine côtoie l'amour...
Tout Ă fait d’accord avec cet article. On peut raisonner un adulte, on peut discuter avec un ado (parfois, ça suffit), mais avec un enfant, tout ça est impossible. Pour autant qu’on ait suffisamment averti l’enfant (cf. le titre) de ce qu’il risque s’il continue ses bĂŞtises et bien entendu, que ce soit une fessĂ©e lĂ©gère, je ne vois pas oĂą est le mal.
Cette loi dont il est question prĂ©voit-elle une liste de punitions “autorisĂ©es lĂ©galement” pour remplacer la fessĂ©e? On va droit vers des “enfants rois”. Est-ce cela Ă©duquer? Est-ce ainsi qu’on les prĂ©pare Ă l’avenir, Ă la vie d’adulte, oĂą il ne suffit pas de bouder, de tirer la langue ou de piquer des crises de colère ou de se rouler parterre de rage pour obtenir ce qu’on veut?