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The Box

Années 70. Norma, son mari et leur fils habitent un petit quartier tranquille d’une ville des Etats-Unis. Un matin à l’aube, un inconnu laisse une boîte en bois munie d’un gros bouton rouge devant leur porte. Une offre est faite au couple. S’ils appuient sur le bouton, ils recevront quasi instantanément un virement de 1 million de dollars. Mais une personne dans le monde qu’ils ne connaissent pas mourra au même instant.

The BoxDans la même journée, le mari de Norma apprend que sa candidature à un haut poste lui est refusé et Norma, handicapée, attend de pouvoir subir une opération coûteuse qui lui rendrait l’usage de son pied. Surtout ne vous méprenez pas sur l’affiche du film, The box n’est pas un thriller mais bien un film de science fiction. Adapté d’une nouvelle de Richard Matheson, The box est le troisième long métrage de Richard Kelly (Donnie Darko, Southland Tales). En utilisant la nouvelle de l’écrivain comme point de départ de son film, Richard Kelly nous donne à voir :

Une esthétique 

Le film a des accents de vieux polar. Papier peint à grosses fleurs, pantalons tailles hautes, couleurs atténuées et dans les teintes marron, corps qui se dessinent dans le noir sur le paysage enneigé. Des cadrages et angles de vue qui suggèrent sans trop montrer. Jusqu’à la bande originale – à mi-chemin entre le film noir ancien et le vieux film de science fiction – dont les notes angoissantes rappellent l’arrivée d’ovni. De multiples références au vieux cinéma du genre, donc.

Un fil conducteur 

De l’histoire simple de départ va découler plusieurs réflexions philosophiques. Que faire d’une totale liberté ? Rien n’est demandé au couple en échange de ces 1 millions de dollars. Ils n’ont qu’à décider d’appuyer. Ou pas. Tout le sujet du film est là. La liberté, l’égoïsme, mais aussi l’influence d’un acte isolé sur le reste de l’humanité, le lien entre ses propres actes et les répercussions sur les autres. Car une fois la décision prise, le couple devra faire face aux conséquences de leur choix jusqu’à une issue fatale.

Une énigme. Une musique qui crisse. Des situations d’introspection des personnages puis des situations où la logique n’est plus. On se perd. On se pose des questions. On hallucine. Pas de doute, on est bien dans de la science fiction. Les amatrices du genre devraient s’y retrouver…

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