musique

Maracatu : une autre idée de la percussion brésilienne

Ndlr : article choisi par IsabelleJuliette durant sa semaine de rédaction en chef

Oyez, oyez, enlevez vos bouchons d’oreille, la percussioniste du lundi soir vous parle. Depuis maintenant deux mois que je tâte tant bien que mal du tamborim et de l’agogo au sein des ateliers d’Ens’Batucada, mon approche de la musique en est toute chamboulée. Désormais, je ne chante presque plus, mais je marque la rythmique par des Tik-talakatik-talakatik… Même quand j’anime la messe, je sens que je fais plus attention aux impulsions que je donne à la foule pour chanter…

Maracatu : une autre idée de la percussion brésilienneMais il faut savoir que la batucada n’est pas la seule formation de percussions brésiliennes. Il existe un style tout aussi populaire et originaire du Nord-Est du Brésil : le maracatu. À l’origine, cela englobe tout un rituel festif du monde rural, avec ses costumes, ses personnages, son défilé… Mais aujourd’hui, il se réduit souvent à la formation musicale.

Dans un maracatu, il existe plusieurs sortes de percussions :

- La caixa et le gonguê/agogo, communes avec les formations de batucada,

- L’abê, petite calebasse recouverte d’un filet de perles que l’on secoue tout en faisant de phrases rythmiques avec la main gauche (quand on est droitier),

- L’alfaïa, gros tambour que l’on pourrait rapprocher du sourdo ou même de la contra et que l’on joue avec deux pilons, à la manière d’un bodhran irlandais.

Partie à la découverte de cette formation musicale, je suivis donc ce soir un stage avec des collègues de l’école de maracatu de Gennevilliers. J’hésitais encore au début de la soirée si j’allais jouer de l’abê ou de l’alfaïa. Vu le peu de calebasses présentées, je me suis décidée enfin pour le gros tambour. Me voici donc avec une sangle sur l’épaule pour éviter d’avoir à porter mon instrument à bout de bras.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut la santé. Outre le fait des bouchons d’oreille indispensables à la pratique des percussions (et j’ai oublié les miens, ce soir… Aïe), la pratique de l’alfaïa nécessite de ne pas avoir mal aux épaules et au dos (à cause de la sangle qui supporte le poids), ni aux cuisses et aux genoux (à cause de l’instrument qui se balance en équilibre sur le mousqueton). Bref, sans parler du risque d’ampoules aux doigts, l’alfaïa  est éprouvant pour un débutant.

Mais c’était encore une fois une vraie fête avec des musiciens. Les plus expérimentés en profitent même pour faire des phrases plus élaborées, les abês nous font des chorégraphies de dingue… Encore un vrai bonheur.

Un nouveau pas vers ma découverte de la musique brésilienne, très plaisant malgré la douleur…

(cc) neocorsten

 

2 Responses to “Maracatu : une autre idée de la percussion brésilienne”

  • tu m’emmèneras un de ces quat’ écouter tout ça; demain… ça sera difficile (je crois qu’on avait ça en suspens) car en plus d’une crève carabinée qui me fait ressembler à un éléphant enrhubé… j’avais rendez-vous avec mon ostéo (ce qui n’est pas une mauvaise chose étant donné l’état dans lequel j’erre) et après il me faut rester dans le calme le plus complet (possible), la batucada ne me semblant pas correspondre à la définition du calme le plus complet… je te propose qu’on remette à une très prochaine fois. Bises. Lucia.

  • Je veux bien découvrir la musique brésilienne,depuis que j’ai regarde un dessin animé dont la bande original a ete faite par un brésilien,je veux en écouter davantage!!!
    Le mec en question s’appelle kassin,et c’est pas mal pour ce relaxer……

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