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« See, I am near », says the Lord…

Le compte à rebours a déjà commencé…

La plupart d’entre vous entendrez : Plus qu’un mois pour faire tout ce que j’ai à faire. Faire la liste de cadeaux, savoir où fêter le Nouvel An, où aller pour fêter Noël (dans votre famille ou la sienne…). Bref, le mois de décembre est une vraie frénésie consumériste, mais il semble que je l’avais déjà dit l’an dernier, lorsque je travaillais à la FNAC…

Par conséquent aussi, pour ma boîte, c’est un peu le coup de bourre. Les commerciaux sont sur le pied de grue depuis septembre chez les libraires pour proposer les nouveautés qui, nous l’espérons, marcheront du feu de Dieu. Moi-même et ma collègue, entre les différents catalogues, nous sommes un peu surmenées. C’est la rançon de travailler dans un créneau où l’esprit de Noël se rapproche un tout petit peu de la définition première.

Mais surtout hier, le compte à rebours a commencé avec la fin de l’année liturgique pour les chrétiens catholiques. En effet, c’était la fête du Christ Roi de l’Univers, le dernier dimanche avant le début de l’Avent. En général, une des lectures de la messe est tirée du premier chapitre de l’Apocalypse : Je suis l’Alpha et l’Oméga… Cette fête se doit d’être universelle et de rassembler tout le monde avant de cheminer vers Noël.

Car il faut parcourir du chemin au croyant pour s’apercevoir qu’en fait, Celui en qui il croit est tout près. C’est une définition personnelle que j’ai de la période liturgique de l’Avent. C’est le deuxième chemin que le chrétien est appelé à parcourir dans l’année liturgique, après celui du Carême. Si, pour le Carême, les croyants cheminent  vers Jérusalem et la mise à mort du Christ (ils font donc acte de repentance), l’Avent les fait cheminer vers Béthléem au rythme de Marie, la jeune fille qui a dit Oui sans hésiter (ou si peu, si on lit Luc). Cette période est donc nourrie d’un grand espoir, exactement ce que beaucoup de monde a besoin en ce moment.

La particularité de ce chemin est que les croyants sont appelés à écouter un message particulier. Car si l’année liturgique finit par le sacre du Christ comme roi, il faut bien un commencement. Et ce commencement se fait par une naissance toute simple, humble même (il faut se figurer que d’accoucher dans une étable, à l’époque, c’est comme accoucher dans une décharge publique aujourd’hui). Pas tout à fait l’image de ce que l’on se fait d’un roi. Les croyants doivent donc méditer sur l’image d’un roi qui serait proche de leurs préoccupations quotidiennes tout en ayant l’aplomb psychologique pour dicter un chemin de vie. Un roi qui cheminerait donc aux côtés de chacun de ses sujets.

Cette problématique se retrouve dans nos relations humaines à l’heure actuelle. Si, avec la Crise, et même avant, la majorité des personnes critiquent les grands patrons et beaucoup de gouverneurs qui dégagent une image d’omnipotence, voire de népotisme, nous devons tous réfléchir au sein de nos vies à maintenir des hiérarchies tout en réfléchissant aux moyens de trouver de l’enrichissement humain à travers ses relations avec ses supérieurs et inférieurs.

Une des spécificités de la spiritualité chrétienne est la croyance que Jésus n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Sa proximité avec son prochain est d’autant plus évidente lorsque l’on conçoit la personnalité de Jésus de cette manière. Nul mépris dans sa conception de sa royauté et de son rôle supposé sur l’humanité. Cela tranche beaucoup avec nos dirigeants actuels, n’est-ce pas ?

En ces temps de l’Avent, de l’attente de la venue d’un Roi, je vous confie donc ma réflexion pour mon cheminement vers Noël : qu’importe la place de chacun dans la société, le serviteur n’est pas plus grand que son maître, le messager n’est pas plus grand que celui qui l’envoie (Jean 13.16).

Et bon chemin vers Noël…

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