J’ai senti alors la terre se dĂ©rober sous moi. Je commençais dĂ©jĂ Ă avoir une vie parallèle d’avec Alexandre, mais le tromper avec son propre frère… Je compris alors que ma soif des hommes devenait trop dangereuse pour mon Ă©quilibre. Pourtant, je dĂ©sirais François autant qu’il me dĂ©sirait. Il suffisait d’un pas vers lui pour que la situation s’emballe…
- Madame de Cibrune ? Comment allez-vous depuis la petite leçon de Rodrigo ?
Comment a-t-elle pu intercepter mon numĂ©ro de portable ? Ou plutĂ´t, comment Alexandre a-t-il pu laisser sa garde avec elle pour qu’elle fouille dans son tĂ©lĂ©phone ? Je ressentis soudain la rage dans mon ventre. Faut-il qu’elle soit assez garce pour venir pointer de la sorte les failles de mon couple. Il Ă©tait temps que nous nous voyons face Ă face pour mettre fin Ă ce jeu pervers…
- Mais je n’ai aucune idĂ©e de votre nom, Madame…
- Aucune importance. Ă€ ce que je vois, vous n’ĂŞtes ni seule, ni chez vous…
Me suivrait-elle ? Je commence Ă paniquer, Ă me sentir espionnĂ©e… Ma respiration me manque, et François de s’inquiĂ©ter :
- J’espère que ce n’est pas grave, ÉvangĂ©line. Vous avez l’air très pâle. Il est arrivĂ© quelque chose Ă Alexandre ?
- Non… Ce n’est rien, François…
Au bout du fil, j’entends mon interlocutrice rire de manière sardonique :
- Madame, jouons Ă nouveau. Vous lui plaisez, Ă votre cher beau-frère, et il est Ă©vident que le jour de votre mariage, vous auriez prĂ©fĂ©rĂ© enlever votre corset pour qu’il accède Ă sa deuxième requĂŞte…
Je regardai François, et je fondis en larmes devant lui, en me remémorant ce souvenir que je croyais clos et convenu entre lui et moi. Puis je répondis
- Madame, je ferai n’importe quoi, mais s’il vous plaĂ®t, dites-moi ce qui vous pousse ainsi Ă m’Ă©pier…
- Mais tout simplement la vengeance, Madame de Cibrune…
Je pousse un cri d’effroi devant François, de plus en plus inquiet de la tournure que prend la conversation.
- Regardez François. Regardez-le bien. Lui qui vous dĂ©sire depuis tant d’annĂ©es, vous allez accepter tous ses dĂ©sirs…
 Je regarde François, telle une biche apeurée devant un chasseur. Il ne comprend encore rien à ce jeu dont il devient, malgré tout, un pion.
- Maintenant, Madame de Cibrune, dĂ©boutonnez votre chemisier en le regardant droit dans les yeux…
Je suis estomaquĂ©e par cette demande. Je me sens vidĂ©e de mon sang et je suis au bord de l’Ă©vanouissement…
- Plus vite que ça ! Allez ! Et n’oubliez pas de plonger vos yeux dans ceux de François…
Je m’exĂ©cute, la main tremblante et bouton par bouton. François est partagĂ© entre l’incrĂ©dulitĂ© et le dĂ©sir contenu. Il ne sait comment agir devant mon comportement…
- Évangéline, que vous arrive-t-il ?
- N’essayez pas de comprendre, François. Juste regardez-moi…
Je me retrouve ainsi en soutien-gorge devant lui. Ma poitrine oscille entre une rĂ©action due au froid qui parcourt mon corps ou cette excitation de me livrer Ă l’homme. Je me sens libĂ©rĂ©e d’un poids, celui de la pudeur et de la convenance.
Je regarde François m’adorer comme une dĂ©esse inaccessible, comme un jouet qu’un enfant reçoit enfin sous le sapin. Son regard me nourrit autant qu’il me dĂ©vore. Je tourne sur moi-mĂŞme, me prĂ©sente dos Ă lui et commence Ă me cambrer sous ma jupe…
- J’aime vous voir ainsi, Madame de Cibrune. Tellement libĂ©rĂ©e de vos conventions que votre nature animale se rĂ©vèle… Vous ĂŞtes tellement bonne, tellement sexuelle… J’envie François. J’envie Alexandre. J’envie Rodrigo. J’envie tous les hommes qui vous possĂ©deront dans cet appartement. Et surtout je m’en veux d’ĂŞtre une femme… J’aimerais tellement avoir entre mes cuisses cette verge qui vous contenterait, que vous contenteriez… Entends-moi, Vanille, comme je te hais et comme je te dĂ©sire…
J’aimerais juste que tu soulèves ta jupe… Car je sais qu’Ă part tes bas, tu n’as rien dessous… Et quand François s’en apercevra, je l’imagine bondissant sur toi comme un taureau fou… Te prendre sans aucun prolĂ©gomène… Ta chatte…. Non… Ton cul… Ton cul tellement serrĂ© que tu en auras mal… Oh Vanille, entends ma jouissance… Je veux jouir avec toi, je veux jouir pour toi…
Ce long monologue de mon interlocutrice m’enivre… Je raccroche et je m’aperçois que ma main libre est entre mes cuisses, vĂ©rifiant les dires de la dame-mystère. Effectivement, j’avais omis, avec la perspective de me retrouver seule avec François, de mettre une culotte. Je tourne ma tĂŞte vers lui : il est assis par terre et me regarde assoiffĂ©.
- Viens, maintenant, et profite du moment, François. Car vient le jour oĂą tu me possèdes enfin…
Ă€ suivre…
(cc) Kid Kai
posté le 08/11/2009 | 1174 vues | 2 commentaires | tags: noble bourgeoisie adultère relation sexe amour | 2 ont aimé
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