La drague, je ne sais pas faire.Je ne suis ni trash, ni cash. Je ne sais pas aller Ă droit au but et Ă l’essentiel. Je suis du genre rĂ©servĂ©e, timide et “tout en finesse”. Alors ne me parlez pas de draguer car c’est impossible pour une personne comme moi.
D’abord, premièrement, il y a la crainte (et oui, comme vous Messieurs !) de se prendre un râteau. Deuxièment, de bafouiller tout et n’importe quoi et de passer pour la gourde de service. Et troisièment, on a beau dire que tout ça, c’est de l’histoire ancienne, que cette Ă©poque est belle et bien rĂ©volue, que cela fait partie du Moyen Ă‚ge, voire de la prĂ©histoire, j’ai peur de passer pour une fille lĂ©gère si j’aborde un mec.
Parce qu’on a beau dire, mais ça plane encore au-dessus de nos tĂŞtes, surtout pour une femme de ma gĂ©nĂ©ration. Et oui, j’ai Ă©tĂ© baignĂ©e dans cette mentalitĂ© durant mon adolescence. Rien que tout ça, c’est rĂ©dhibitoire. Alors, non, je ne drague pas. Je me laisse draguer. C’est Ă©videment bien plus simple et surtout beaucoup plus facile. Parce que mĂŞme le truc Ă 2 balles Ă sortir au mec pour l’aborder, je ne sais pas le dire.
Alors, j’en conviens que cela m’a valu quelques coups loupĂ©s. Des regrets, parce que je n’ai pas osĂ© et que je m’en serai tapĂ© la tĂŞte contre le mur. Mais bon, on finit par oublier et passer Ă autre chose. Mais quand un phĂ©nomène de dĂ©jĂ vu apparaĂ®t, vous vous dites que merde, ça fait chier de laisser encore passer sa chance. Et c’est alors, que vient en moi l’idĂ©e, pour une fois de me lancer.
Je m’explique. Cela fait plus d’un mois que je reluque le cuisinier de la brasserie dans laquelle, je vais rĂ©gulièrement boire un cafĂ©, voire dĂ©jeuner rien que pour ses beaux yeux. En fait, je le connaissais dĂ©jĂ , j’avais Ă une pĂ©riode frĂ©quentĂ© cet endroit. C’Ă©tait il y a presque 2 ans, mais Ă ce moment-lĂ , au mieux, il avait jetĂ© quelques Ĺ“illades et au pire, il ne m’avait jamais parlĂ©. D’ailleurs, je n’imaginais rien, Ă©tant donnĂ© qu’il est plutĂ´t beau gosse, j’Ă©tais loin de penser quoi que ce soit.
Or, il y a quelques semaines, par pur hasard, j’y suis retournĂ©e. Et lĂ , hooo surprise, alors que je me rinçais l’oeil (sur lui), il m’a regardĂ©e, m’a souri, m’a fait un petit signe de la main (genre, on se connaĂ®t depuis toujours) et m’a demandĂ© si j’allais bien. Il m’avait reconnu. Je n’ai rĂ©pondu que très, très timidement Ă son appel car je me demandais si je n’avais pas la berlue, tout en regardant par-dessus mon Ă©paule s’il n’y avait pas quelqu’un dans mon dos.
Des fois, que je me sois plantĂ©e !! La copine qui m’accompagnait n’a rien vu de son appel et m’a dit que cela ne devait pas s’adresser Ă moi et que c’Ă©tait sans doute un passant derrière la vitrine. Comme je n’Ă©tais pas d’accord, c’est ainsi que nous sommes allĂ©es vĂ©rifier une fois, puis 2, puis 3 et rĂ©gulièrement, 3 Ă 4 fois par semaine, si je n’avais pas hallucinĂ©.
Et il s’avère que je n’avais pas halluciné ! C’est bien Ă moi, qu’il fait signe chaque fois que j’entre et Ă qui il parle vite fait, bien fait quand je passe près de lui (n’oublions pas qu’il est censĂ© travailler). Il a commencĂ© par me demander ou je travaillais, puis ou j’habitais et mon prĂ©nom. Chaque fois, une nouvelle question, genre l’air de rien, et chaque fois, sans mĂŞme que je lui demande, il m’en dit un peu plus sur lui, c’est ainsi que je connais ses horaires de travail, ses jours de travail, oĂą il vit et comment il s’appelle.
Le problème, c’est qu’il ne m’a pas encore proposĂ© de rencart et que je n’en peux plus. Plus d’un mois, Ă s’Ă©changer entre 2, des petites conversations brèves, parce que la proximitĂ© des clients et des autres employĂ©s ne permettent pas d’aller plus loin. De plus, comme Monsieur est le cuisinier, il ne sert pas les clients, je ne peux donc pas tenter de lui filer mon numĂ©ro ou mĂŞme lui de me demander le sien sous peine de me faire prendre en flagrant dĂ©lit de drague devant toute la clientèle.
Et comme, il est tellement beau qu’il m’en laisse les jambes flageolantes, je ne suis pas fichue d’aligner 3 mots sans paraĂ®tre pour une godiche. Et ça m’Ă©nerveeeeee !!!! Mais comme lĂ , ça suffit, j’en ai assez d’attendre parce que cette attente est devenue insupportable. Que je n’ai qu’une envie, c’est de le toucher, qu’il m’embrasse… Je passe sur le reste. J’ai donc dĂ©cidĂ© de tenter le tout pour le tout demain.
J’ai depuis repris un peu d’assurance, je me sens plus Ă l’aise dans ce lieu et demain, je vais essayer de passer nonchalamment devant sa guĂ©rite et de lui dire un petit bonjour (j’ai l’excuse de me rendre aux toilettes, je suis obligĂ©e de passer devant lui pour ça), l’air de rien, j’en profiterai pour lui dire que c’est pas facile de discuter ici mais que dans un endroit plus calme, ça pourrait ĂŞtre plus sympa.
On verra bien, ce qui arrivera et puis, mince, qui ne tente rien, n’a rien !!
(cc) marco|g
posté le 05/11/2009 | 301 vues | aucun commentaire | tags: tentative framboiseetchocolat hommes drague femmes back room | 2 ont aimé
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