Quoi ? Encore un sujet sur le shopping ? Et oui, encore un ! Mais abordons-le, si vous le voulez bien, sous un angle différent : le mien !
Le shopping, apprend-on dès le berceau, est une activitĂ© principalement fĂ©minine, (bien qu’il soit dĂ©fini par un article masculin) Ă laquelle les femmes s’adonnent avec un plaisir frisant le fanatisme, aussi, tout est prĂ©texte pour s’y vautrer : La pause-dĂ©jeuner, la p’tite dĂ©prime du Lundi, le bulletin trimestriel catastrophique de l’aĂ®nĂ©, les 3 euros qu’on a gagnĂ© au loto, la boutique hyper branchĂ©e, hyper pas chère que Marion a dĂ©gottĂ©e Ă deux pas du bureau, bref, le shopping est idĂ©al pour l’Ă©quilibre psychologique de la femme.
C’est Ă se demander pourquoi il n’est pas prescrit par les mĂ©decins, il serait remboursĂ© par la sĂ©cu ! Qui sait, on pourrait mĂŞme l’inclure dans le plan de relance de la consommation, vous imaginez la tĂŞte de Martine A. ?
Moi, de toute façon, je déteste le shopping !
J’ai la nausĂ©e rien que d’y penser, parce que, si on rĂ©flĂ©chit un tout petit peu, lĂ©cher les vitrines (au sens propre), franchement, ça ne me fait pas saliver ! Il n’y a que les enfants pour faire des trucs pareils…
Ça me barbe de traĂ®ner mes savates de magasins en magasins, de piĂ©tiner sur les moquettes qui me chauffent la voĂ»te plantaire, d’attendre qu’une cabine se libère, de me dĂ©shabiller dans 50cm² et d’essayer une jupe d’Ă©tĂ© alors que je ne me suis pas Ă©pilĂ©e les jambes et que j’ai gardĂ© mes chaussettes. J’ai l’air de quoi devant la vendeuse qui tire le rideau sans prĂ©venir en me lançant un commercial :
- Alors, ça donne quoi ? Ah, mais c’est très joli !
La sale menteuse ! En plus de ressembler Ă un sac, j’ai l’air dĂ©bile peut-ĂŞtre ? Mon humeur dĂ©jĂ en alerte orange vire carrĂ©ment au noir, je me rhabille en râlant, j’ai chaud, je sors en trombe, la queue de cheval Ă l’envers.
Le pire, c’est quand, dans un Ă©lan de pure inconscience, j’accepte d’accompagner ma copine Marion dans une « virĂ©e entre filles », traduisez : On va se faire TOUS les magasins un par un jusqu’au dernier !
Si d’aventure je risque un « Tu cherches quoi au juste ? », elle rĂ©pond, Ă©tonnĂ©e :
- Rien de particulier.
Ah ? Très bien. Et si on rentrait ?
Que nenni ! On est là , on y reste !
D’accord, je me rends mais j’adopte une nouvelle tactique : j’arpente toutes les allĂ©es du centre commercial au pas de course, en 10 minutes c’est rĂ©glĂ©, j’ai vu toutes les vitrines, on peut rentrer ! Mauvais plan, je l’ai perdue, ça m’Ă©nerve, pourtant il faut que je la retrouve, c’est elle qui a la voiture…
NĂ©anmoins, je suis de celles qui assument leurs erreurs aussi je fais un effort. Une fois Marion rĂ©cupĂ©rĂ©e, j’accepte mon chemin de croix, feignant quelque plaisir, la conseillant sur ses choix ou plutĂ´t ses non-choix, elle hĂ©site, essaye, demande Ă la vendeuse s’il n’y a pas le mĂŞme haut en vert Ă©meraude, pour finalement dĂ©cider que non, c’est trop moche. Elle se tourne alors vers moi, gĂ©nĂ©reuse :
- Et toi, tu n’essaies rien ?
Elle m’agace, Dieu qu’elle m’agace !
Allez, encore un peu de courage, l’heure du dĂ©jeuner approche, je vais pouvoir m’asseoir devant une grosse pizza. Cette seule pensĂ©e me rend si guillerette que je n’hĂ©site pas Ă lui signaler qu’elle a oubliĂ© d’explorer le petit magasin, lĂ , Ă gauche. Elle me remercie, visiblement touchĂ©e par cette dĂ©licatesse. Que voulez-vous, c’est ça l’amitié !
Je l’accompagne, enthousiaste, la poussant Ă essayer cette petite robe, l’assurant que non, vraiment, ça ne me dĂ©range pas, vas-y, prends ton temps, moi, je sens dĂ©jĂ l’odeur de la pâte qui cuit… Elle n’achète pas la robe, ce n’est pas grave, je l’entraĂ®ne adroitement vers le restaurant quand elle ose me sortir :
- Ca te va si on mange un sandwich vite fait ? Comme ça, on ne perd pas de temps.
Et elle file dans la direction opposée me laissant seule avec mon estomac en déroute.
Si je dĂ©teste le shopping, je hais manger en marchant, alors les deux cumulĂ©s, faudrait voir Ă pas pousser mĂ©mĂ© dans les orties ! Fini la nana sympa, je rĂ©vèle ma vraie nature de boulet grincheux. M’en fous si je perds une copine, d’abord c’est mĂŞme plus ma copine mais je la suis quand mĂŞme parce que je vous rappelle que c’est toujours elle qui a la voiture !
Le calvaire prend fin vers 16 heures, il faut aller chercher les enfants Ă l’Ă©cole. Sans eux, pas de doute, on faisait la fermeture !
posté le 12/10/2009 | 1564 vues | 5 commentaires | tags: magasins lèche-vitrine marques copines shopping fille | une personne a aimé
Ah les filles, vous n’y ĂŞtes pas. Mais bon chacune son trip, moi je suis plutĂ´t Marion, sauf que comme j’ai pas d’enfant, je fais la fermeture! Le problème c’est que j’achète… bon pas tout le temps!
@ Isabelle: Nous sommes plus qu’on ne le croit!!
@ Coppelia: Bah, Marion, c’est quand mĂŞme ma copine! Remarque, pour les cas dĂ©sepĂ©rĂ©s comme nous, il faudrait une coach, peut-ĂŞtre qu’on finirait par aimer ça!!!
Comment je m’y reconnais Ă mort!
je dĂ©teste le shopping, je ne vais dans les magasins de fringue que le flingue sur la tempe (euh, le dernier jean Ă ma taille tout pourri qui m’y contraint) je dĂ©teste ne pas trouver tout de suite un jean, un pull et deux tee shirt mettables
je trouve les matières de plus en plus camelote et NAN j’ai pas envie “d’accesoiriser” une tunique avec un pull, avec un trucmuche et patin couffin X-(
par contre lachez moi dans une librairie ou un magasin de thĂ© et lĂ je peux rester des heures et la CB flambe… :-P
@lapuce: Tout pareil!! Je suis capable de dĂ©valiser une librairie! En revanche, je traĂ®ne toujours avec mon jean trouĂ©…
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