J’aime jouer. Non, c’est plus que ça. C’est comme un appĂ©tit maladif. Plus je joue, plus j’ai envie de jouer, et de grimper des niveaux (et aux rideaux, mais c’est une autre histoire). C’est comme le sexe en fait. Plus je le fais, plus j’en veux, et pas qu’en frĂ©quence. Alors quand le complice de mes nuits m’a proposĂ© de faire un tour dans la “boutique pour adultes” qui s’offrait Ă nous, je n’ai pas hĂ©sitĂ© une seconde (en fait, je crois mĂŞme que c’est moi qui ai poussĂ© la porte alors que nous ne faisions que regarder les vitrines).
On a fait le tour du magasin dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, prenant le temps de regarder les huiles de massage, les jeux idiots et tenues de fantasmes. On est passĂ© devant les bougies et articles de lingerie Ă manger, quand une exposition sur diffĂ©rents instruments de plaisir a attirĂ© notre attention. C’est de cette manière que nous avons appris des choses intĂ©ressantes, peu que nous ne connaissions pas Ă vrai dire, mais je dois bien avouer que le Ginette et le plug anal masculin Ă©taient des nouveautĂ©s pour mes yeux.
Proches de la sortie, nous sommes tombĂ©s nez Ă nez avec ce qui allait devenir notre nouveau jouet. Les boules de geisha. DiffĂ©rents modèles, diffĂ©rentes teintes, mon compagnon de jeu m’a rapidement demandĂ© de choisir les miennes, après s’ĂŞtre assurĂ© que ce genre d’instruments pouvait m’intĂ©resser (cette question !). J’ai immĂ©diatement portĂ© mon choix sur une paire bicolore girly total fashion (oui, voilĂ , vous l’aurez devinĂ©, il y a du rose et du fuchsia dans l’histoire). L’idĂ©e n’Ă©tait pas forcĂ©ment de les utiliser tout de suite. Au dĂ©part.
Une programmation culturelle prĂ©vue plus tard dans la soirĂ©e nous confinait dans le quartier tout en nous laissant quelque temps libre devant nous. Remplis de nos Ă©bats du matin, nos estomacs, eux, n’avaient pas vu l’ombre d’un aliment depuis le brunch que l’horaire tardif de notre sortie de chambre nous avait imposĂ©. Nous avons donc dĂ©cidĂ© de grignoter quelque chose en attendant notre rendez-vous théâtral. Je me suis laissĂ©e trainer dans une crĂŞperie dĂ©jĂ connue de l’homme, et aux produits dĂ©licieux, il faut bien l’admettre, ainsi que des toilettes accueillantes, tout au moins pour ce que j’y suis descendue faire.
Profitant subtilement de l’absence de mon amant dans ces mĂŞmes lieux, j’ai fĂ©brilement plongĂ© la main dans le petit sac en papier blanc, dĂ©chirĂ© l’emballage des boules tant convoitĂ©es et les ai glissĂ©es dans la poche de ma chemise… prĂ©textant l’envie pressante classique, je suis partie me remplir de ces mystĂ©rieuses boules de plastique, après les avoir nettoyĂ©es Ă l’eau savonneuse (ne nĂ©gligeons pas l’hygiène tout de mĂŞme… (sourire) ). Tellement excitĂ©e Ă l’idĂ©e de les introduire, de les porter et de ressentir la nouveautĂ©, elles ont littĂ©ralement plongĂ© en moi.
Je suis remontĂ©e le rose aux joues, prise d’une bouffĂ©e de chaleur (les vraies, celles qui vous donnent le feu au fesses) Ă dĂ©faut d’autre chose, alors que mon partenaire avait dĂ©jĂ devinĂ© et vĂ©rifiĂ© ce que j’Ă©tais partie faire, en ouvrant le fameux paquet blanc. “Tout s’est bien passĂ© ?“. Je ne pouvais rĂ©pondre que par l’affirmative et nos sourires et regards complices se sont Ă©ternisĂ©s un peu plus que de raison. Après avoir rĂ©glĂ© l’addition, direction le quartier de destination.
Je vais vous confier un secret : les boules de geisha, c’est carrĂ©ment incroyable. Au dĂ©but, elles Ă©taient placĂ©es un peu bas. Au fur et Ă mesure de mes pas, elles se sont engagĂ©es plus profondĂ©ment, trouvant leur place comme… naturellement. Leur cliquetis intĂ©rieur Ă chaque mouvement cadencĂ©, la sensation d’ĂŞtre prise sans interruption, lĂ©gèrement et pleinement Ă la fois. La lourdeur Ă la montĂ©e des marches, la stimulation Ă la descente. De nouvelles sensations, complètement folles et affolantes. J’ai passĂ© plusieurs heures Ă les dĂ©couvrir une Ă une.
Une fois arrivĂ©s dans la salle de spectacle, nous avons disposĂ© les manteaux de manière Ă pouvoir nous caresser sans choquer notre voisinage (oui, il nous arrive d’ĂŞtre pudiques, si tant est que nous ne soyons pas dans un cinĂ©ma ou un jardin public du Sud…). Et lĂ , aux premiers traits d’humour des comĂ©diens, j’ai dĂ©couvert une saveur supplĂ©mentaire Ă ce gadget si connu. Le rire amplifie tout, et je vous assure que dans ces circonstances aussi. Le regard mi-amusĂ© mi-concupiscent de mon compagnon me donnait des envies de lui tordre le cou tout autant que celles de le prendre immĂ©diatement. Après quelques baisers mouillĂ©s et profonds pendant l’entracte, j’ai vainement tentĂ© de contenir les flux qui se succĂ©daient.
A la fin de la reprĂ©sentation, direction le restaurant. Pendant tout le chemin, mon amant Ă©tait excitĂ© comme jamais, tantĂ´t me lorgnant du coin de l’Ĺ“il, tantĂ´t m’arrĂŞtant brusquement pour plonger sa langue dans ma bouche. Je le sentais frustrĂ© de ne pas pouvoir vĂ©rifier immĂ©diatement les effets produits par notre nouvelle acquisition et malgrĂ© la patience qui le caractĂ©rise la plupart du temps, je le sentais fĂ©brile Ă l’idĂ©e de rentrer jouer avec moi. La chaleur intĂ©rieure s’Ă©tait diffusĂ©e dans tout mon corps, jusqu’Ă mes joues qui Ă©taient devenues cramoisies. J’avais alors l’impression que tout le monde pouvait lire le dĂ©sir dans mes yeux fiĂ©vreux, dans le regard gourmand de mon partenaire, dans les gestes sans Ă©quivoques : ma main sur son sexe, par dessus son jean, son pied sur mon entrejambe, sous la nappe…
Il Ă©tait temps de rentrer. Les vibrations du mĂ©tro sont diaboliquement efficaces dans ces conditions. J’Ă©tais tout de mĂŞme soulagĂ©e d’arriver, la “surstimulation” Ă©tant Ă©puisante. Je ne me souviens plus si l’Ă©pisode “cage d’escalier” s’est dĂ©roulĂ© ce soir-lĂ … Peu importe, j’y reviendrai une autre fois. Une fois installĂ©s dans son appartement, nous sommes passĂ©s aux choses sĂ©rieuses, Ă mĂŞme la moquette de sa chambre. Encore vĂŞtue de mon haut, mes jambes libĂ©rĂ©es de leur prison de tissu, mon sexe Ă l’air libre, les jambes Ă©cartĂ©es devant lui, je me suis offerte.
Mon compagnon a d’abord jouĂ© avec le cordon, faisant tourner les boules dans mon intimitĂ©, doucement, lentement. Le sentir gĂ©rer les mouvements de ce qui me stimulait librement depuis la fin d’après-midi a fait grimper mon niveau d’excitation. Je sentais ses doigts s’emmĂŞler dans le fil et mes poils Ă la fois, glissant, tournant, louvoyant. Il les a tout d’abord enfoncĂ©es davantage, puis les a fait descendre prĂ©cautionneusement. Les bruits de succion qu’ont fait chaque boule en sortant relevaient de l’excitation la plus brute. Mais ce n’Ă©tait rien Ă cĂ´tĂ© de l’image de mon amant en train de lĂ©cher les boules de geisha, ses yeux plantĂ©s dans les miens. Je l’ai dĂ©vorĂ© Ă pleine bouche… et autrement.
Je les ai remises de temps Ă autre, accompagnĂ©e ou non, pour avoir des sensations, jouer avec mon corps.. ou avec une webcam. Elles font partie de mon attirail, que j’espère enrichir encore et toujours, et pas seulement pour le plaisir de vous abreuver de nouvelles histoires Ă mouiller debout…
(cc) doc18
posté le 09/10/2009 | 862 vues | aucun commentaire | tags: boule geisha incube stimulation succube préliminaires caresse exploration excitation pornographique duo masturbation envie erotique découverte plaisir jeu sexe
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