Article sélectionné par Cécile-n lors de sa semaine de rédaction en chef
L’arrivée de l’hiver doit être à l’origine de mon cafard, qui me pousse comme souvent à l’introspection et à la considération du gros gouffre invisible (aux autres) de ma vie : mon rapport à l’alcool.
Rapport difficile et compliqué s’il en est, pas normal, c’est l’évidence, mais qui me fait ne pas me reconnaître dans les articles, tests et autres descriptifs que je peux lire chaque fois que l’envie me prend de m’attaquer au problème.
Je ne sais pas bien comment me qualifier, je bois trop, souvent, je cherche l’ivresse pour le silence du cerveau qu’elle procure… Pourtant, je peux ne pas boire (je le fais régulièrement), tout comme je peux ne consommer qu’un verre quand ce n’est pas l’ivresse que je cherche.
Qui suis je ? Si j’en crois les informations que je trouve, je suis une alcoolique déjà installée ou en devenir. Ce que je peux croire, parce que oui, quand je vis sainement, le besoin d’ivresse grandit en moi jusqu’à devenir irrépressible, jusqu’à ce qu’un soir je craque pour une source ou l’autre d’anéantissement de l’esprit.
Ce que je ne peux croire parce qu’à l’argument “la situation ne peut qu’évoluer en s’aggravant”, s’oppose la constatation (qui m’attriste certes) qu’elle est stable dans son instabilité depuis pas loin de 10 ans…
En fait, je suis probablement beaucoup plus ivressolique qu’alcoolique, tout comme il m’arrive de fumer sans avoir été accrochée par le tabac, comme si mon esprit était sensible à ces mirages sans que la dépendance n’accroche mon cerveau.
Et la question qui me tracasse, me travaille, me terrasse avec régularité, c’est “comment décroche t-on d’une passion pour l’ivresse, pour la dilution de l’âme, est-ce seulement possible, ou ne s’agit-il que de chercher des dérivatifs moins nocifs, moins dangereux ?” (car j’ai bien conscience que ma consommation si elle n’attaque pas ma vie sociale ou professionnelle me met en danger physique un peu plus chaque jour) .
Aujourd’hui, je suis dans une phase de tristesse, de constatation que ce que je vis quand je me prive d’alcool (ou d’autres substances enivrantes) équivaut à la restriction cognitive des accros du régime et ne fait que nourrir la frustration qui finit inévitablement par me faire craquer.
Demain, je serai probablement de meilleure humeur, capable de voir ma vie sous un angle moins noir, mais ce soir, je n’aspire qu’à un peu de silence dans ma tête…
(cc) Piorkshire
posté le 09/10/2009 | 1740 vues | 3 commentaires | tags: psychique ivresse addiction Psychologie alcool santé
oui, j’en suis jamais qu’à la 8ième année de suivi psy
ce qui je sais donne l’impression que ça sert pas à grand chose, alors qu’en fait, ça va quand même nettement mieux qu’avant… :-/
bon je n’y allais pas que pour ça, et quelque part, c’est le dernier gros truc à régler qui résiste… :-(
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bah sans faire de psychologie de comptoir il serait souhaible que tu determine ce qui te pousse a vouloir cette ivresse et ensuite essayer de l’eradiquer de ta vie…
c’est sur que c’est plus facile a dire qu’a faire.
je te proposerais bien de prier mais je vais encore me faire jeter et traiter de proselytisme^^