[Chaque semaine, dĂ©couvrez les coulisses de Ladies Room oĂą un membre du magazine nous raconte ses coulisses jour par jour, tout au long de la semaine. Pour cette première Ă©dition, c’est l’une des figures de proue de L.R, Storia, qui nous narre sa semaine et ses truculentes pĂ©ripĂ©ties.]
Au vu de mes statistiques sur LR (et je ne compte pas ma présence sur FB), tout le monde penserait que j’y passe ma vie. C’est pas faux. Mais il faut savoir aussi que j’ai un vrai métier : secrétaire éditoriale dans une maison d’édition dans la banlieue nord de Paris (allez, le 95, le mot est lâché). Et, en ce moment, même si c’est la fin de mon contrat, j’ai une foule de projets qui m’attendent : étant donné que je suis la seule (depuis le départ de ma collègue en congé maternité) à avoir des compétences de graphiste dans la boîte (en même temps, j’ai été embauchée pour ça ^^), les fichiers InDesign s’accumulent sur mon ordinateur qui rame.
Et puis cette semaine, il se trouve que mon actualité personnelle a été chargée. Pour celles qui ont la chance de me côtoyer IRL, elles savent ce qu’il en est. L’horreur… Me voici donc à vous raconter ma semaine.
Vendredi 25 septembre 2009 : Help ! I need somebody !
Comme à l’accoutumée, mon patron a besoin de moi urgemment. Comme à l’accoutumée, il est pris entre deux RV. Comme à l’accoutumée, je n’ai pas le temps de lui présenter un projet à peu près définitif qu’il file tel le vent dans l’avenue Jean Jaurès à Brest (pour ceux qui connaissent). Comme à l’accoutumée, ma responsable décide pour lui. Et, comme sur le projet, ils ont un discours contradictoire sur la mise en page, je suis perdue. Bon.
On se détend, on se dit que ce week-end sera certes très plaisant, mais pas du tout reposant, comme à l’accoutumée. Ce soir, je tannais Aud pour qu’on se fasse un petit sperme du serveur au Latin Corner. Tiny, jaloux, me demande de prendre l’apéro avec lui. D’accord… Et il faut savoir que demain matin, très tôt, je pars pour Vitré à la pendaison de crémaillère d’une copine.
Sur Ladies Room, Jess finit sa pige de rédac’ chef avec des regrets dans sa plume, tandis que je négocie avec BritBrit Chérie de l’épouser afin de m’occuper de sa carrière d’écrivain (que celui ou celle qui n’a jamais couché avec son Pygmalion me jette le premier fichier au format EPS en guise de spam). J’attends avec impatience l’ouverture de la Back Room pour raconter des cochoncetés… En attendant, je fais le Best-Of avec Mayafeels.
Me voici vendredi soir. Après une petite bière avec Tiny à Odéon en guise d’apéro, je me dirige avec l’homme de ma vie vers ma soirée au Latin Corner. Voici pour les détails. Mais je ne tarde pas trop. En effet, demain matin, je prends le train à 6h45 pour la pendaison de crémaillère d’une copine.
Samedi 26 / Dimanche 27 septembre 2009 : Nostalgie, quand tu m’étreins…
J’arrive donc à Vitré au bout de 6h de voyage (dont 3 passées à poireauter à Laval… Vive les dessertes SNCF dans l’Ouest de la France ^^). Contrairement à la dernière fois où j’ai revu mes amis en Bretagne, je ne suis pas passée par Poitiers… Car je trouve effectivement assez aisé de faire un Paris-Rennes en passant par Poitiers. C’est ainsi (et c’est devenu un running gag auprès de ma famille, de mes amis et de Tiny, qui sait bien que ce n’est pas la première fois que je me plante de direction quand je prends un train).
À Vitré, je retrouve mes amis les plus chers, ceux qui m’ont aidée à me reconstruire. Seule ombre au tableau : je ne vois pas mon meilleur ami Bouba, because il a un lumbago et est complètement shooté à cause des médicaments. Ce n’est pas grave, c’est l’occasion de passer une bonne journée, de se raconter nos vacances, nos vies… Et de faire des tests à la con. On a beau se retrouver quasiment entre filles, nos tests à la con ne sont pourtant pas sortis de Cosmopolitan, mais d’un petit journal paroissial. Résultat : nous nous amusons de savoir quelles paroissiennes nous sommes, entre les zélées et les touristes…
Le soir venu, nous partageons notre repas, puis nous jouons à Times Up comme au bon vieux temps. Comme je suis avec l’équipe des institutrices cultivées, je gagne sans efforts. Bonne soirée… Je rentre le lendemain sur Paris, non sans une pointe de nostalgie dans mon petit cœur.
Lundi 28 septembre : Jogo do tamborim no batucada
C’est la fête au bureau : les dossiers s’accumulent, mais à vrai dire, je m’en tape un peu. Mon patron ne tarit pas d’éloges sur mon compte, et je suis impatiente de découvrir Ens’Batucada, le petit groupe que j’intègre le soir même à Ivry/Seine. En attendant, j’écoute du Gilberto Gil pour me mettre en condition. Je suis les aventures de Nanahari qui peste contre les people – tiens, ça me rappelle certaines choses, ici et là – et de la pauvre Aud qui peste contre elle-même…
Lundi soir, 19h. Je débarque à la blanchisserie de l’hôpital Charles Foix (Ivry/Seine) pour mon premier contact avec la batucada. Je fais la connaissance de Stéphane, Rico, Jalil, Stéphanie, Aurélie, Felicidad, Arnaud et plein d’autres… Bref, une très très bonne soirée, à renouveler tous les lundis.
Mardi 29 septembre 2009 : Et là , c’est le drame…
J’arrive au bureau toute guillerette de ma soirée d’hier : ma patronne sourit en me voyant… Je danse dans les couloirs en chantant Palco de Gilberto Gil. Le midi encore, je suis insouciante lorsque je déjeune avec mes collègues… Bref, une journée de rêve.
Je sors du travail à 17h30 quand arriva ce qui arriva. Sur le coup, je suis terrorisée, je préviens ma patronne qu’il y a des mecs louches dans le quartier, et je ne cesse de trembler en rentrant chez moi. J’essaie de faire le vide dans ma tête en me promenant dans Paris, rien n’y fait, je suis toujours aussi angoissée. J’alerte ma sœur, ma mère… Et toutes les filles du foyer viennent à mon chevet. Merci tout le monde…
Mercredi 30 septembre 2009 : Relativiser, il faut relativiser…
Après une courte nuit, je me rends au commissariat de Villiers-le-Bel (puisque c’est là -bas que se sont déroulés les faits). Dans la mesure où je n’ai été ni frappée, ni insultée, ma plainte n’est pas recevable. Je me rends donc au travail où j’ai la compassion de tous mes collègues. Mon patron vient me voir, essaie de me faire relativiser. Si ça se trouve, ce n’était pas les intentions de ce brave vieil homme de me faire du mal. N’empêche, il est quand même descendu d’une voiture conduite par des mecs chelous. Ce que j’ai calculé, c’est que le vieillard pouvait servir d’appât, que la voiture pouvait faire demi-tour et me chopper… De toutes façons, comme dirait mon patron : Vous avez bien réagi, Giovanna.
Je passe une journée murée dans le silence, à méditer tout ce qui m’est arrivé. Quand je quitte le travail vers 17h45, je fais bien attention au carrefour. Aucune voiture suspecte ne s’arrête. Le bus arrive tranquillement et je suis rassurée quand je me rends chez Tiny. Je me sens pleinement rassurée, même si je ne lui dis pas grand-chose. Au point que je m’endors tranquillement devant le match Real-Marseille…
Jeudi 1er octobre 2009 : Ça drague sur Men’s Room…
Vous vous doutez enfin que le fait que la Men’s Room parle de techniques de drague aujourd’hui est une drôle de manière de clore ma semaine riche en émotions. Quand je pense que, à l’instar de ce qui s’est passé mardi soir, je prenne une tentative de drague pour une agression, je comprends ces braves hommes qui se sentent perdus dans leur pouvoir de séduction. Alors je m’en vais faire ma petite réponse pour chacun des contributeurs :
- Bakeneko : pour te connaître IRL, je vais te dire quelque chose. Les filles dans les TEC sont draguables. Mais, réservé comme je te connais (enfin, du peu que je t’ai vu), abandonne tout de suite cette idée. C’est pas pour toi. Point barre. Laisse la gazelle venir à toi… Cela te sera plus bénéfique.
- JK : pour t’avoir aussi rencontré IRL, tu es formidable. Vraiment. C’est rare, des mecs comme toi, qui assument leur machisme avec tant de vista pour la gent féminine. JK, tu es le Julio Iglesias du Web.
- Traulever : Comment te dire ? Et si les hommes acceptaient l’échec ? Ils seraient quand même moins cons, non ?
- GHS30 : Toujours, mais toujours se renseigner avant de draguer un(e) collègue de travail !!! Tu vois, il y a un beau gosse qui vient de débarquer dans la boîte. Et bien la première chose que j’ai demandé, c’est s’il était libre (en l’occurrence, il est marié… mais bon).
- Mistermowax : C’est bien. Tu sais que tu ne peux compter sur ton physique (ce qui prouve que tu as déjà une technique de drague, et plutôt évoluée). Maintenant, il suffit juste de faire du tri…
- Poke : Tu es drĂ´le. Tu me donnes envie de te rencontrer IRL.
- Le mal : Oh mon chéri. J’ai envie de te prendre dans mes bras et de te faire des câlins comme à un petit chat. Mais connaissant ton intellect, et la propension de la pitié féminine, je sais que rien de tel que de se plaindre pour susciter l’envie de protéger chez la dame (et augmenter ses potentialités de pécho). Petit malin.
- Izo : So cute, ton projet artistique. Et bonne chance avec ta nouvelle amoureuse.
- Frenchi971 : Oui, tu galères avec les gonzesses. Mais en même temps, arrivées à un certain âge – à peu près le tien, je suis désolée, mais c’est ainsi –, les femmes ont une certaine propension à savoir se passer d’un homme. Pourquoi l’inverse n’est pas vrai, hein ?
- Le Manouche : So sexe, so sauvage… C’est furtif, c’est temporaire, mais ça fait du bien, hein ?
Conclusion : oui, je passe ma vie sur LR, et alors ?
Storia Giovanna vi bacia
Revoir Vis ma vie sur LR par MagaditÂ
Revoir Vis ma vie sur LR par Coppelia
posté le 01/10/2009 | 1237 vues | 3 commentaires | tags: au quotidien confessions vis ma vie Storia coulisses ladies room | 3 ont aimé
Pour le physique euuuh… No comment! lol
Pour la technique de drague plutĂ´t Ă©voluĂ©e j’ai l’impression d’ĂŞtre un primate.. Quoi? Ah oui? J’en suis un? Ah Zut alors! ;o)
Pour le tri je pense que tu es devin…
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tu veux dire j’ai galere avec les meufs.
ceci dit, tant qu’elle ne me sert pas qu’a pisser, il faut s’en servir…
et ma femme assure aussi meme a son age^^
et j’ai tjr considere la drague comme une perte de temps….